‹ Élémens de chimieChapitre 64 sur 77 · RAU · texte numérisé non relu

RAU

‚ L’echelle est pourvue d’un nonius c fixé par une vis; pour atteindre avec l'échelle en bas jusqu’à la surface du mercure, l'on a dù ajouter au nonius une pièce supplémentaire, mince, courbée à angle droit et dont le tranchant inférieur se trouve en d dans la figure. La pointe e est munie d'une vis de rappel qui permet de la placer de manière que le nonius marque 0”,0g lorsqu'elle touche le mercure en même temps que le tranchant de la piece supplémentaire. A l'échelle on peut lire directement 7, et estimer 17100 de millimètre. Avant de faire la lecture de la hauteur on attend que toutes les parties de l'appareil aient acquis une température uniforme, précaution d’autant plus utile qu'au moment de la suspension de l’appareil B, la chaleur de la main en peut facilement élever la température; on détermine alors en même temps la température de l'appareil et l’état du baromètre. Le mieux c'est de suspendre le baromètre à côté de l'appareil afin que la colonne de mercure et l'échelle de celuilà puissent prendre la température commune. En faisant ainsi les observations on peut se dispenser de la correction pour la température de la colonne de mercure et de l'échelle. On évite toute parallaxe dans la lecture en amenant dans le même plan le tranchant de la pièce supplémentaire, la surface du mercure et le trait passé autour du tube.

On trouve de combien l'air a été dilaté dans le tube en déterminant le volume qu'occupe le résidu d'air non expulsé sous la pression, qui a eu lieu au commencement de l'expérience ; or, nous savons que cet air remplit la moitié de la capacité du thermomètre sous la pression d’une colonne de mercure égale à la hauteur barométrique moins celle qu'on vient de mesurer. La

hauteur de la colonne de mercure étant, par exemple, de 0,762 dans le baromètre et de 0,242 dans le tube, l'air a éprouvé de la part de la chaleur employée une dilatation de — — x 2 = 2,9508. Veut-on maintenant, ainsi qu'il est necessaire dans ces expériences, déterminer de combien l'air a été dilaté par la température élevée à partir de o°, il faut tenir en outre compte de la dilation résultant de la température à laquelle on a commencé l'expérience; or, cette dilatation ayant lieu dans le verre, que chaque degré dilate lui-même de ed doit avoir 0,00372 et non pas 0,00375 pour coëfficient. La température ayant donc été de 15°, la dilatation de l'air à partir de o° — 2,9308 ( 1 + 15 X 0,00372) = 3,09433. Si, lors de cette determination, l'état barométrique diffère de celui du moment du scellage du tube, il faut avoir égard à cette circonstance dans le calcul, lorsque l’on ne determine pas la dilatation de l'air immédiatement après le refroidissement de l’appareil.

Donc, d’après cette expérience, l'espace qu'occupait : l'air atmosphérique au moment du scellage: celui qu'il remplissait à 0°: : 3,09433 : 1; ou le poids de l'air contenu dans le vase lors du scellage : poids de l'air renfermé dans le vase à o° :: 1: 3,0943 *).

* La formule suivante eomprend le calcul que je viens de rapporter:

a— le poids de Pair qui entre dans le tube à 0°, poids de l'air dont le tube échauffé était rempli au moment du scellage, d hauteur du mercure dans le thermomètre à air, p = état barométrique observé et p’ état barométrique corrigé lors de la détermination de la hauteur du mercure dans le tube, p” hauteur barométrique avec correction lors du scellement du tube,

EAU. 321 La dilatation du verre étant pour chaque degré de 0,002548 entre o et 100° et de 0,000030355 entre 6 et 300°,peut£treprisesanserreurnotableegaleä 0,00003479 entre © et 600°; l'expansion de l'air montre donc que la température employée était de 564° ( dr pee run D. Après avoir brisé également l’autre pointe, on laisse écouler le mercure, et avec de l'acide nitriquel’on nettoie * complétement le tube qu’on remplit ensuite de nouveau d'airsecdelamanièreindiquée.Un teltube peutservir pour un très grand nombre d'expériences. A la fin de chaque opération l'on doit s'assurer si le trait correspond. encore exactement au milieu ; si cette circonstance n'avait plus lieu , on déterminerait la différence des quantités de mercure capables de remplir les deux parties, et l'on calculerait le rapport de la capacité totale du tube à la partie remplie d'air.

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