‹ Élémens de chimie médicale (volume 2)Chapitre 32 sur 80 · Ï>ES FEUILLES · texte numérisé non relu

Ï>ES FEUILLES

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très-soliible dans l’alcool, et beaucoup moins soltilâe dans l’eau, autpiel le tabac doit ses propriétés vénéneuses 5 4“ de la résine verte*, 5° du ligneux; 6° de l’acide acétique; 7® du malate acide de chaux, de l’oxalate et du phosphate de chaux, du nitrate et de l’hydro - chlorate de potasse, de l’hydro-chlorate d’ammoniaque, de l’oxide de fer et de la silice. (Vauquelin.)

Le tabac en poudre contient les mêmes principes que les feuilles fraîches , et en outre du carbonate d’ammoniaque et de l’hydro-chlorate de chaux. Ce tabac n’est autre chose que les feuilles sèches de quelques espèces de nieotiane que l’on a réduites en poudre, après leur avoir fait subir un commencement de fermentation , et leur avoir ajouté un peu de chaux pour leur donner du montant. Le tabac a été administré comme émétique, purgatif, expectorant, errhin , etc. On s’en est servi dans les infiltrations séreuses de la poitrine, dans l’asthme, les catarrhes, l’apoplexie séreuse , les paralysies des paities supérieures , le commencement des gouttes sereines, les maux de dents et d’oreilles, etc. On l’a donné principalement sous la forme de sii’op, préparé avec l’infusion de tabac, du miel et du vinaigre. Ce médicament, connu sous le nom de sirop de quercetan , a été employé à la dose d’une cuillerée à café , ou tout au plus d’une cuillerée à bouche, dans une potion de trois ou quatre onees dont on faisait prendre une cuillerée de trois en t'ro^is heures. On a aussi administré des lavemens de decoctum de tabac, préparés avec deux ou trois gros de ce médicament et une pinte d’eau que l’on réduisait à chopine. Ces lavemens sent fortement purgatifs et émétiques , et peuvent être très-utiles lorsque , dans un empoisonnement, on ne peut pas obtenir des vomissemens par les émétiques ordinaires. Aujourd’hui on prescrit rarement le tabac à Tintéiieur; son administration imprudente est suivie de trop de danger pour que l’on, ne

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cherclie pas à le remp'racer dans les affections où il peut être utile. Quel que soit le tissu sur lequel ôn l’applique, il est absorbe , transporté dans le torrent de la circulation^ et porte son action sur le système nerveux: il détermiue un tremblement général, des vertiges, la paralysie, l’insensibilité générale et la mort. Il exerce / indépendamment de cette action , tme irritation locale suivie d’une infiammation plus ou moins vive,

79 1 . Feuilles de belladona ( atropa beîladojiay. Le suc de cette plante est composé d’eau , d’une substance amère , nauséabonde, soluble dans l’alcool, à laquelle la belladona doit ses propriétés médicinales; d’une matière animale en partie coagulable par la chaleur, et qui reste en partie dissoute à la faveur d’un excès d’acide acétique , de nitrate , d’hydro- chlorate et- de sulfate de potasse, d’oxalate acide de potasse et d’acétate de potasse; il ne paraît pas renfermer le principe acre qui fait partie du tabac. ( Vauquelin. ) La poudre des feuilles de belladx>na semble avoir été administrée quelquefois avec succès dans les squirrhes des intestins, de l’utérus et des mamelles, et dans l’épilepsie; elle a été utile pour soulager les accès des maniaques , peur guérir les affections syphilitiques anciennes et sans inflammation, principalement lorsqu’on l’a associée au calomélas. Son emploi est très - avantageux dans la coqueluche , surtout lorsqu’on commence à l’administrer du quinzième au vingtième jour; cependant on en a obtenu de très - bons effets , même en la donnant dès le début de la maladie. On fait prendre aux enfans au - dessous d’un an un quart de grain de racine de cette plante mêlé avec du sucre, matin et soir ; les enfans de trois ou quatre ans en prennent le double; ceux de six ans , un grain et demi , en augmentant progressivement la dose jusqu’à en donner deux ou trois grains dans les vingt-quatre heures- La belladona , donnée à plus forte dose , agit sur le système

DES FEtriEEES.

serreux comme tin poison énergique.. (Fb/erma Toxicologie générale.)

^92. Feuilles de gratiole (gratiolaojfficinalis). Le suc de cette plante est composé d’une substance gommeuse , brune , d’un peu de matière animale, de beaucoup d’hydro-cblorate de soude, d’un malatequr paraît être à base de potasse y d’une matière résineuse très-* amère, à laquelle M. Vauquelin , à qui nous devons cette analyse, attribue les propriétés médicinales de la gratiole. Cette résine est trèssoluble dans l’alcool , soluble dans l’eau ,. surtout à l’aide des autres principes du suc. Uinfusum., préparé avec undemi-setier d’eau et vingt ou trente feuilles de gratiole , est quelquefois employé comme purgatif hydragogue, dans les bydropisies aloniques, les maladies cutanées, etc. Le vin de gratiole est encore plus actif. Administrées à forte dose y ces préparations irritent, enflamment le canal digestif, et déterminent la mort.

y g3. Feuilles du cassia senna (séné) . Elles sont pointues , lancéolées , d’un vert jaunâtre, peu odorantes et douéesd’ttne saveur âci’e. Suivant ÎVL Bouillon -Lagrange, le séné de la Palthe contient une matière particulière soluble dans l’eau et dans l’alcool, qui n’est pas vme résine, mais qui en acquiert toutes les propriétés en se combinant avec l’oxigène; il renferme en outre de la potasse, de la magnésie, de la silice, du sulfate de potasse et du carbonate de chaux. On administre conune purgatif un pré¬

paré avec un ou deux gros de feuilles de séné non altérées et trois ou quatre onces d’eau ; on l’associe ordinairement à d’autres purgatifs.

794- Feuilles d’eupatorium petfoliatum. On a annoncé dans le journal de Pharmacieque les feuilles de cette plante ont été administrées avec succès ,. en infusion , en poudre eu en teinture alcoolique, dans la fièvre jaune et dans les affections accompagnées d’une grande faiblesse..

SECONDE partie;

795. Feuilles Æahsinlhe (arlemisiàabsinthiurri). L’absin-. thea fourni à l’analyse une très-grande quantité derésîne, de l’hydro-chlorate et du sulfate de potasse , du sulfate et du carbonate de chaux, de la silice, de l’alumine, de l’oxide de fer, un acide végétal libre, et un acide végétal combiné avec la potasse. ( Kunsmuller. ) On administre Vinfusum aqueux et vineux d’absinthe comme tonique et stomachique, comme diurétique, vermifuge, emménagogue, etc.

796. Indigojera anil. Le suc des tiges de cette plante est compQsé d’indigo au minimum d’oxidation , de matière végélo-animale , d’une matière verte et d’une matière jaune extractive , solubles dans l’alcool , de mucilage , d’un sel calcaire et de sels alcalins, ih». fécule verte ou la partie tenue en suspension dans le suc non filtré, contient de la cire, de l’indigo , de la résine verte , de la matière animale et une matière rouge particulière. Le marc est presque entièrement formé de ligneux.

Des Fleurs,

Les fleurs ont été fort peu étudiées sous le rapport de l’analyse chimique : aussi nous nous dispenserons de faire leur histoire en détail.

797. Girofle (fleurs desséchées du caiyophyllus aroma-^ ticus , arbre qui croit particulièrement aux Moluqucs ). Les girofles sont d’un brun foncé 5 leur saveur est âcre , aromatique et bridante ; ils donnent une poudre grasse , surtout lorsqu’ils sont de bonne qualité. Ils sont formés , suivant M. Tromsdorff, sur 1000 parties, de 180 d’huile volatile, âcre , aromatique qui communique cette propriété aux fleurs 5 de parties d’une matière extractive peu soluble, de i3o de tannin particulier, de i3o de gomme, de 60 d’une résine particulière, de 280 de fîlue végétale et de 180 d’eau. On emploie l’huile de girofle pour cautériser

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