‹ Élémens de chimie médicale (volume 2)Chapitre 36 sur 80 · II · texte numérisé non relu

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récipient contenant de l’eau froide qui se renouvelle, et dans lequel se condensent l’huile épaisse et le sel ammoniacal. Jliorsque , par ce moyen , il a été débarrassé de ces deux substances^ on le fait arriver dans un vase dépuraioire dans lequel on a mis de la chaux éteinte à l’air et réduite «n poudre 5 cet alcali s’empare du gaz acide sulfureux et du gaz acide carbonique , et le gaz hydrogène carboné huileux peut être regardé comme sensiblement pur. Conservation, du gaz. On le conserve dans des gazomètres ovales d’une très-grande dimension, que l’on fait plonger dans l’eau 5 il est important que la masse d’eau employée soit peu considérable et présente peu de surface , sans cela le gaz se dissout en partie^ se décompose, et perd en un jour la faculté de donner uneüamme brillante. Émission du gaz par des tuyaux. On sait que le gaz dont nous parlons est poussé du gazomètre dans un tuyau principal, qui l’apporte dans une rue à l’aide de petites branches qui se divisent en tuyaux d’un très-petit diamètre , 'et qui se rendent dans cljaque maison. Le but que l’on se propose d’atteindre dans l’éclairage est d’obtenir par chaque ouverture qui donne issue au gaz , un coiuant égal pour toutes , uniforme et régulier dans chacune; il faut pour cela que le tuyau principal ait une grande capacité par rapport aux branches. La pression exercée sur le gaz pour le faire parvenir dans les tuyaux ne doit jamais excéder celle, que représente un pouce d’eau. Inflammation du gaz. U suffit d’ouvrir les robinets qui se trouvent placés sur les petits tuyaux et de mettre le feu au gaz , qui arrive aussitôt dans les lampes ; on l’éteint au contraire à volonté en fermant les robinets. Suivant M. Pelletan, la flamme blanche produite par ce gaz est due à la présence d’une huil^^n nature tenue en dissolution dans le gaz hydrogène 5;^|^^az hydrogène carboné seul ne donne qu’une flamme rouge et peu lumineuse; enfin cette flamme est d’autant plus blanche qu®

DES BITEMES'. 243

le gaz s’est trouvé dans des circonstances plus favorables pour dissoudre et retenir une tuile quelconque.

Indépendamment de l’utilité que l’on peut retirer du gaz produit pendant la distillation du charbon de terre , on peut encore se servir avec grand avantage du coak ou dû charbon résidu de la distillation 5 en ejffet , il donne une chaleur plus vive que le charbon brut, et doit lui être préféré pour les usages domestiques et dans un très-grand nombre d’arts. • .

822. Bitumes. On n’est point d’accord sur l’origine des bitumes ; on les regarde- comme des produits de la décomposition de la houille, ou de la décomposition spontanée des corps organiques enfoncés dans le sein de la terre.

Ils sont solides, liquides, ou de la consistance du -goudron 5 leur couleur est noire, brune ou jaunâtre; quelquefois même ils sont presque incolores; ils ont une odeur particulière qui se manifeste principalernent lorsqu’on.' les frotte ou qu’on les chauffe; leur pesanteur spécifique^ est très-variable ; ils sont fusibles et inflammables ; ils sont insolubles dans l’eau et dans l’alcool. Distillés ils se dé-' composent et ne fournissent'point d’ammoniaque.

828. Bitume naplile. Il se trouve en Perse , en Cal'abrey dans le duché de Parme , en Sicile , en Amérique , etç.dl est liquide, limpide, d’un blanc tirant un peu sur le jaune, et doué d’une odetu un peu semblable â celle de l’huile essentielle de térébenthine; sa pesanteur spécifique est de 0,80. Il est tellement avide d’oxigène qu’il suffit’, pour l’enflammer, de l’approcher d’un corps en ignition. Lés Indiens l’emploient pour faire des vernis. On s’en sert en médecine comme calmant et comme anthelmintiqué.

824. Bitume pétrole. On lerencontre près de Clermont,en Italie, en Sicile, en Angléterre, en Transylvanie 5 dans l’Inde, etc. ; quelquefois la mer qui avoisine les îles volcaniques du cap Vert en est couverte. Il parait devoir son origine

SECONDE PARTIE

à une altération particulière du naphte. Il est sous la forme W liquide onctueux, d.’un brun noirâtre, presque opaque, et doué d’une odeur forte ^ sa pesanteur spécifique , d’après Kirwan, est de 0,878 ; il peut être distillé presque sanssubir d’altération; il est inSammable et ne laisse qu’un très-petit résidu ; on l’emploie dans Téclairage, en médecine , etc. Il peut remplacer le goudron.

825. Bitume malilie ( goudron minéral ). Il existé principalement près de Clermont. Il diffère fort peu du pétrole ; sa consistance est visquéuse. On s’en sert comme du goudron ordinaire pour enduire Jes cables et les bois ; il fait partie de la cire noire à cacheter et de quelques vernis que l’on applique sur le fer. On l’emploie pour graisser les essieux des charrettes , etc.

826. Bitume asphalte. Il se trouve dans différentes contrœs , et principalement àla surface du lac de Judée, dont les eaux sont salées. Il est solide, noir, avec unèteinie brune, rouge ou grise; il est opaque; sec et friable; il est inodore, à moins d’être chauffé ou frotté ; - sa pesanteur spécifique varie depuis i,îo4 jusqu’à i,2o5. Il s’ enfiàmrne facilement lorsqu’on le chauffe avec le coatact de l’air, ét il laisse un résidu assez considérable.

Du S'uccin (Itàrahé , ambre jaune., electrum).

827. Le succin se trouve principalement sur le rivage de la mer Baltique, entre Koenigsberg et Memel. Il est solide , d’une couleur jaunâtre, inodore, insipide, d’une texture compacte, d’une cassure vitreuse. Il est souvent transparent, et il peut toujours recevoir un beau poli. Distillé, il fond, se décompose, et donne, outre l’acide suecinique , des produits qui diffèrent suivant la température. ( Voyez Préparation de V acide suecinique. ) Si on le chauffe avec le contact de l’air, il s’enflamme facilement; il ne s’altère point dans l’apnosphère. Suivant Gehlen et M. Bouillon*

Dt; SÜCCIN.

Lagrange, l’eau bouillante dissout une portion de l’acide succinique qu’il contient. Si on le fait bouillir avec de l’alcool , il paraît éprouver une altération et se dissoudre en partie ; le solutum a une saveur amère , blancbit par l’addition de l’eau , rougit Vinfuswn de tournesol , et précipite par les eaux de chaux et de baiyte. D’après M. Bouillon-Lagrange , il contient de Faeide succinique et du succin altéré. Les huiles grasses et essentielles dissolvent le süccin préalablement fondu. Il est employé pour préparer l’acide succinique et les vernis gras> Les Orientaux s’m servent aussi pour faire des bijoux.

Des Corps organiques animaux ^ ou de la Chimie animale.

Oh trouve dans les animaux, comme dans les végétaux, des principes médiats , des principes immédiats , et des matières composées de deux ou d’un plus grand nombre de ces derniers : ainsi , le sang est une matière composée de trois principes immédiats animaux , l’albumine , la fibrine et la matière colorante; chacun de ces trois principes est formé d’azote, d’hydrogène, de carbone et d’oxigène. Mais toutes les substances regardées comme des principes immédiats des animaux ne contiennent point d’azote : en effet, l’acide sébacique, le sucre de lait, la cholestérine, les graisses, etc. , n’en renferment pas un atome, et ressemblent, par leur composition, aux matières végétales des cinq premières classes ; l’acide hydro-cyanique (prussique) que Ton prépare avec des matières animales ne contient point d’oxigène; le cerveau offre, dans quelques-unes de ses parties , des molécules animales dans lesquelles , outre l’oxigène , l’hydrogène , le carbone et l’azoîe , on trouve du soufre; d’autres qui contiennent du phosphore, etc. Il résulte de ce qui précède que dans l’état actuel de la science , on ne peut pas établir d’une manière générale la composition des divers principes immédiats des animaux; on peut seulement dire que la plupart d’entre eux sont formés d’hydrogène , d’oxigène , de carbone et d’azote.

DES PRINCIPES IMMÉDIATS DSS INIMADX.

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