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le deuxième procédé. Le sulfate de potassé s’obtient aussi par le ^deuxième 'procédé , ou bien ën chauffant jusqu’au rouge le sulfate acide de potasse qui provient de -la décomposition dunitre par l’acide sulfurique. ( F 'ijez pag. 5oi.) On prépare le sulfate de soude en décomposant l’hydrochiorate de soude (sei commun) par l’acide sulfurique; mais comme le sulfate qui en résulte contient sauvent du sulfate de fer et du sulfate de manganèse, on le fait rougir dans un creuset pour décomposer ces deux sels ; on traite la masse par l’eau, qui ne dissout que le sulfate de soude pur. On le prépare aussi, mais en petite quantité ; en faisant évaporer les eaux dé source qui le renferment ; on traite la masse solide par l’eau bouillante , et le sulfate de soude cristallise par refroidissement. Le sulfate d’ammoniaque ne doit jamais être préparé avec l’acide et de l’ammoniaque concentrés , parce qu’il y a élévation de température, et la liqueur est projetée; on doit décomposer le sous - carbonate d’ammoniaque par l’acide sulfurique affaibli. Ou se le procure en grand en faisant filtrer le sous-carbonate d’ammoniaque provenant de là distillation des matières animales à travers du sulfate de chaux réduit en poudre fine , et placé dans des tonneaux dont le fond est percé d’un trou que l’on peut bouclier à volonté ; les deux sels se décomposent , et il se forme du sulfate d’ammoniaque soluble qui s’écoule, et du carbonate de chaux qui reste dans le tonneau : la dissolution est évaporée jusqu’à ce qu’elle cristallise.
De l’Alun. On prépare ce sel par plusieurs procédés : i°. À la Solfatare , où l’on trouve des terrains contenant de l’alun tout formé et eiïïeuri, on traite ces terrains par l’eau , qui dissout le sel : il suffit d’évaporer lentement le liquide dans des chaudières de plomb pour en obtenir des ci'istaux.
a°. Lorsque la mine est pierreuse , insoluble dans
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l’eau j et formée de sous-sulfate de potasse et d'alumine , de silice et d’un peu d’oxide de fer , comme à la Tolfa , à Piombino , etc. , on la fait chauffer dans des- fours , à une température qui n’est ni trop forte ni trop faible , et on l’expose à Pair pendant trente ou quarante jours , -en ayant soin de l’arroser souvent pour en opérer la division et la transformer en une espèce de bouillie 5 passé ce temps on la traite par l’eau chaude 5 on fait évaporer la liqueur, et on obtient de très-beaux cristaux d’alun. On peut , pour concevoir, ce qui se passe dans cette opérati on , regarder la mine dont on se sert comme formée d’alun avec excès. . de potasse et d’alumine, plus de silice et d’oxide de fer 5 par la calcination ces deux dernières substances se combinent avec l’excès de potasse et d’alumine , et forment une masse insoluble dans l’eau : alors l’alun seul est dissous par ce liquide. V.
3°. Si la mine est composée de sulfure de fer et. d’argile (terre dans laquelle on trouve une, assez grande quan^ lité d’alumine) , on a recours à un procédé particulier h l’aid,e duquel on .obtient à-la-fois de. l’alun et de la couperose . v erte , (sulfate de protoxi.de de fer) 5 ce procédé est mis en usage dans les déparlemens de l’Oise , de l’Aisne , de l’Àveyron et de l’Ourthe. On expose :1a mine à l’air; on rhumecte légèrement et on la laisse pendant un an; au bout de ce temps elle se trouve presque entièrement transformée en sulfate de protoxide de fer et en sulfate acide d’alumine , ebangement qui annonce que l’oxigène de l’air a fait passer le soufre à l’état d’acide, sulfurique , et le fer à l’état d? oxide. On la traite par l’eau, qui dissout les deux sels; on fait évaporer le liquide dans des chaudières de plomb, et l’on obtient des cristaux de sulfate de pr$toxide de fer; le sulfate acide d’alumine déliquescent et difficilement cristalli sable reste dans la liqueur. Onlefait chauffer avec du suiiàte de potasse ou d'ammoniaque en
poudre , qui le transforment en alun que l’on obtient cristallisé ; il faut faire dissoudre et cristalliser de nouveau cet âlun si on veut l’avoir bien pur. liés eaux mères , qui contiennent encore une certaine quantité de ces deux sels sont évaporées et traitées de nouveau par le sulfate d’ammoniaque ou de potasse, pour en obtenir une nouvelle portion d’alun et de couperose.
La mine que l’on a fait èffléùrir à l’air et dont on a séparé ces sels par l’éàu, contient encore un peu de sulfure de fer et 'beaucoup d’argilé ;•■' on y met le feu 5 le soufre passe à l’état d’acide sulfurique qui sè porte tout entier sur l’alumine , en sorte que l’on obtient une nouvelle quantité de sulfate acide d’alumine , avec lequel On peut faire de l’alun au moyen du sulfate de potasse ou du sulfate d’ammoniaque.
Si la mine dont on se sert, au lieu de contenir du sulfure de fer et de l’argile , est composée dé ce sulfure ctde schistes très-compacts," on est obligé ^ après l’avoir laissée â Pair pendant un mois , de la faire griller en la mêlant avec du bois auquel on met le feu; par ce moyen le soufre se trouve transformé en acide sulfureux qui se dégage, et en acide sulfurique qui s’unit à l’alumine ; une portion de ce sulfate sé combine avec la potasse du bois et donné de l’alun ; l’autre portion reste à l’état de sel simple. On traite le produit grillé par l’eau chaude; qui dissout l’alun et le sulfate d’alumine'; on fait évaporer pour obtenir l’alun cristallisé, et on verse dans l’eau mère du sulfate de potasse ôu d’ammoniaque qtii transforme le sulfate d’alumine en alun : tel est le procédé que l’on suit à Liège.
4°. On peut aussi seproeurer de l’alun en faisant calciner dès argiles contenant une petite quantité de carbonate de chaux et de fer; en effet, par la calcination l’oxide de fer se trouve porté au summum d’oxidaîion , et devient presque insoluble dans les acides faibles , en sorte que le produit,