‹ Élémens de chimie médicaleChapitre 6 sur 110 · È LÈME2» S · texte numérisé non relu

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pour désunir les molécules intégrantes des corps. Il est évident que c’est à cette force que l’on doit attribuer leur solidité , puisqu’il suffit de la diminuer pour les rendre liquides, et de la détruire pour les faire passer à l’état aériforme.

De ï Affinité.

i°. L’affinité ou la force qui réunit les molécules constituantes des corps ne s’exerce qu’entre deux, trois ou quatre espèces de molécules différentes. En effet , on ne connaît guère de composé plus compliqué que le quaternaire ; mais elle peut s’exercer entre des corps qui sont tous solides , liquides , ou aériformes , ou bien entre des corps solides et des corps liquides , entre des corps solides et des corps aériformes , ou enfin entre ceux-ci et des corps liquides. On ne peut pas dire qu’un corps A ait de l’affinité pour tous les corps connus -, mais on peut affirmer qu’il en a pour un certain nombre.

2a. Lorsque les corps se combinent , il se produit presque toujours de la chaleur ou du froid , et souvent il se dégage de la lumière. Il suffit, pour expliquer ce dégagement de lumière , de savoir que tous les corps sont lumineux: lorsqu’ils sont exposés à une chaleur cinq fois aussi forte que celle de l’eau bouillante.

3°. Souvent un composé A B jouit de propriétés différentes de celles de A et de B ; souvent ces propriétés sont simplement modifiées. Ainsi , il peut arriver que le composé A B soit solide , tandis que ses élémens A et B sont gazeux ou liquides ; qu’il ait une saveur caustique et une couleur remarquable, tandis que A et B sont insipides et incolores ; enfin qu’il ait une saveur salée , agréable , nullement malfaisante, tandis que celle de A et de B est des plus caustiques et des plus meurtrières. Quelquefois cependant les propriétés des composés diffèrent très-peu

de celles des composans : c’est ce qui arrive lorsque ceuxci ont peu d’affinité.

4°. tjn corps A peut se combiner en diverses proportions avec un autre corps B , et donner dés composés différens; ainsi, le produit formé de A et d’une partie de B jouira d’autres propriétés, qu’un composé d’une partie de A , et de deux ou de trois parties de B.

5°. Lorsque les corps ont beaucoup d’affinité entre eux , ils se combinent dans un très-petit nombre de proportions et dans un rapport fort simple. Ils peuvent , au contraire ÿ se combiner en un très-grand nombre de proportions s’ils ont peu d’affinité , comme on le y oit en mettant diverses quantités de sucre dans l’eau.

6°. L’affinité d’un corps A pour une série d’autres corps n’est pas la même 5 ainsi , il pourra en avoir beaucoup pour UU corps B , moins pour C, D , etc,

70. Deux corps solides doués d’un certain degré d’affinité l’un pour l’autre, se combineront en général avec d’autant plus de facilité , qu’ils auront moins de cohésion : nous pouvons citer pour exemple l’or et le plomb , que J’on ne peut pas combiner lorsqu’ils sont en poudre fine , et dont la combinaison s’opère aisément lorsqu’ils ont été fondus. J1 en est de même, en général , de la combinaison d’un corps solide avec un corps liquide ou aériforme.

8°. La chaleur, qui diminue la cohésion des corps, doit donc , dans un très-grand nombre de circonstances , favoriser l’affinité , et par conséquent les combinaisons. Cependant on serait induit en erreur si l’on admettait ce principe pomme général ; eu effet , il arrive souvent qu’un corps A qui se combine t| ès-bien à froid avec un corps B , non-seulement n’agi tpoint sur lui si on réchauffe jmais encore que le composé e B j soumis à racUQS dç laefeàJeur , §e décompose en A et en -fi. La lumière agit , dans un très-grand nombre de cas, comme la chaleur. 11 en, est à-peu-près de

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