SES SELS SE PLOMB
soude. Si avant de décomposer la dissolution de plomb par les alcalis, on l’étend d’une suffisante quantité de chlore liquide, le précipité, jaune d’abord, devient rouge et finit par passer à l’état de tritoxide brun , phénomène qui dépend de ce que l’eau a été décomposée; son oxigène s’est porté sur le protoxide de plomb , tandis que le chlore s’est uni à l’hydrogène. Les sous - carbonates de potasse, de soude et d’ammoniaque transforment ces dissolutions en sous-carbonate de plomb blanc insoluble ou peu soluble dans l’eau. Elles sont précipitées en blanc par l’acide sulfurique et par les sulfates solubles : dans ce cas le précipité est du sulfate de plomb. Enfin , le zinc ayant plus d’affinité pour F oxigène et pour l’acide que le plomb, précipite celui-ci à l’état métallique. ( Voyez pag. 4 16. )
48 1. Borate de plomb. Il est blanc, peu soluble dans l’eau , fusible au chalumeau en un verre incolore.
482. Sous-carbonate de plomb ( céruse). On trouve ce sel en France, en Bretagne, auHartz, en Bohême, en Ecosse et en Daourie. Il est tantôt cristallisé en prismes à six pans , ou en octaèdres réguliers , ou en petites paillettes brillantes, transparentes, d’une couleur blanche ou jaune brunâtre; tantôt en petites masses. Chauffé au chalumeau , il se décompose et donne du plomb métallique; il est insoluble dans l’eau , à moins que celle-ci ne contienne du gaz acide carbonique , qui le transforme en carbonate acide. MM. Barruel et Mérat ont retiré deux onces de carbonate acide de. plomb très-bien cristallisé, en faisant évaporer six voies d’eau laissées pendant deux mois dans une cuve doublée en plomb , qui avait été exposée à l’air , et par conséquent en contact avec le gaz acide carbonique ( Thèse de M, Mé-rat sur la colique de plomb ). La céruse est employée pour étendre les couleurs ; on s’en sert aussi pour dessécher les huiles et pour peindre les boiseries des appartemens.
48i. Phosphate de plomb. Il se trouve dans plusieurs mine?
de galène (sulfure de plomb), en France, au Hartz, en Ecosse , etc. ; il est souvent cristallisé en prismes à six pans, transparens , de couleur verte , rougeâtre , brunâtre ou violette ; il est fusible , et prend , en refroidissant, la forme d’un polyèdre régulier; si on le chauffe plus fortement, il se transforme en pbospbure de plomb. Il est insoluble dans l’eau , à moins que celle-ci ne soit acide.
484. Sulfate de plomb. On le trouve cristallisé en octaèdres réguliers, en pyramides tétraèdres, ou en tables transparentes ; il existe en France , en Ecosse , etc. Celui que l’on obtient dans les laboratoires est blanc , indécomposable par la chaleur dans des vaisseaux fermés , insipide , insoluble dans l’eau et soluble dans l’acide sulfurique; ce solàtum fournit, par l’évaporation, de petits cristaux blancs. Le sulfate de plomb, mis sur les charbons ardens, fond, se décompose et donne du plomb métallique. .
485. Le sulfite et Yiodate de plomb sont blancs , insolubles dans l’eau et sans usages.
486. Chlorate de plomb. Il cristallise en lames brillantes , solubles dans l’eau , douées d’une saveur sucrée et astringente , sans action sur Vinfusum de tournesol et sur le sirop, de violette. Il fuse sur lés charbons ardens, répand des fumées blanches , se décompose , et laisse pour résidu du plomb métallique. Chauffé dans des vaisseaux fermés , il fournit du gaz oxigène et un peu de chlore ( Vauquelin ). Il est le produit de l’art et sans usages.
487. Nitrate de plomb. Il n existe pas dans la nature; on peut l’obtenir cristallisé en tétraèdres dont les sommets sont tronqués, d’une couleur blanche, opaques, inaltérables à l’air et solubles dans sept à huit parties d’eau à i5°. Si après avoir desséché ce sel on le chauffe dans des vaisseaux fermés, il se décompose et se transforme en acide nitreux liquide sans eau ( voj. pag. i47) 5 en gaz oxigène et en protoxide de plomb. Si on fait bouillir la dissolution de nitrate