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DES SELS DE PLOMB

de plomb avec du protoxide , on obtient un sous-mtr ale de plomb blanc , moins soluble dans l’eau que le précédent. Si au lieu de le faire bouillir avec du protoxide on se sert de lames de plomb très-minces , l’acide nitrique est décomposé , cède une partie de son oxigène au plomb , et il se forme du sous-nitrite de plomb ; il se dégage du gaz deutoxide d’azote.

488. Nitrite de plomb neutre. Il cristallise en octaèdres d’un jaune citron , très-solubles dans l’eau ; si on fait bouillir sa dissolution au contact de l’air, l’oxigène est absorbé et le nitrite passe à l’état de sous-nitrate.

489. Sous-nitrite de plomb. On en connaît deux variétés. Première variété. Elle contient moins d’oxide que la seconde, cristalliseen lames feuilletées jaunes, peusolubles dans l’eau, et ramène au bleu la couleur du tournesol rougie par les acides. La deuxième variété est plus chargée d’oxide que la précédente, moins soluble dans l’eau et d’une couleur de brique. ( Cbevreul.)

490. Hydi o-chlorate de plomb . Il cristallise en petits prismes hexaèdres blancs, brillans et satinés, inaltérables à l’air, et qui ne sont autre chose que du chlorure de plomb. ( Voyez pag. 402 ).

4qi. Sous-ky dr o-chlorate de plomb . Il est blanc > pulvérulent, insoluble dans l’eau; il prend une belle couleur jaune lorsqu’on le chauffe.

492. Arséniate de plomb. On le trouve dans la nature; il est blanc et insoluble dans l’eau.

493. Chromate de plomb (plomb rouge). On n’a trouvé ce sel que dans la Sibérie. Celui que l’on prépare dans les laboratoires est insoluble dans l’eau, d’une belle couleur jaune serin lorsqu’il est neutre , d’un beau jaune orangé quand il est à l’état de sous-chromate. On l’emploie pour peindre sur la toile et sur la porcelaine ; il fait la base des couleurs jaunes que l’on appliquesur les caisses des voitures.

/fio PREMIÈRE PARTIE.

4p4- Molybdate de plomb. On le rencontre en Cari ntliie , près de Freyberg en Saxe , en Hongrie , au Mexique ; il cristallise en lames cubiques ou rhomboïdales , d’un jaune pâle ; il est insoluble dans l’eau, et n’a point d’usages. '

Du Cuivre .

Le cuivre se.trouve , i° à l’état natif en France , mais principalement en Sibérie , en Suède , en Angleterre , en Saxe, en Hongrie ; i° combiné avec l’oxigène ; 3° avec certains corps simples , et avec le soufre; 4° enfin à l’état de sel.

495. Le cuivre est un métal solide , d’une belle couleur rouge ; quoique brillant , malléable et ductile , il ne possède ces propriétés qu’à un degré inférieur à celui des métaux les plus précieux. Doué d’une force de ténacité moindre que celle du fer, il est plus sonore que lui et que tous les autres métaux ; sa pesanteur spécifique est de 8,895 lorsqu’il a été fondu.

Soumis à l’action du calorique , il fond à 370 du pyromètre de Wedgwood, et ne se volatilise pas : on ne l’a point encore obtenu bien cristallisé. S’il a le contact de Y air ou 'du gaz oxigène , il passe à l’état de deutoxide brun sans qu’il se dégage de la lumière ; des phénomènes analogues ont lieu à la température ordinaire , pourvu que les gaz soient humides ; ainsi le gaz oxigène ternit sa surface et l’oxide au bout d’un certain temps ; l’air atmosphérique non-seulement le change en oxide, mais le fait encore passer à l’état de carbonate verdâtre.

Le phosphore peut se combiner directement avec lui , et donner un phosphure brillant , fragile , très-dur , susceptible d’être transformé par l’air, ou par le gaz oxigène, en acide phosphorique et en phosphate de cuivre, pourvu que la température soit assez élevée. H est formé de 85 parties

DU CUIVÏLE.

de cuivre et de 1 5 parties de phosphore. Lorsqu’on chauffe ensemble le soufre et le cuivre , il y a dégagement de calorique et de lumière , et formation d’un sulfure solide , d’un gris de plomb , plus fusible que le cuivre 5 l’air atmosphérique ou le gaz oxigène transforment ce sulfure en acide sulfureux et en oxide de cuivre , à une température élevée; si la chaleur est moins forte , ils le font passer à l’état d’acide sulfureux et de sulfate de cuivre. Ce sulfure existe en Cornouailles , en Suède, en Saxe, en Sibérie, en Bohême , au Hartz , en Hongrie , etc. ; on le désigne sous le nom de pyrite de cuivre 5 il contient toujours une plus ou moins grande quantité de sulfure de fer, et est employé à l’extraction du cuivre du commerce et à la préparation du sulfate de cuivre (couperose bleue).

Le composé d 'iode et de cuivre est d’un blanc grisâtre et insoluble dans l’eau.

Chauffé avec du chlore gazeux, il l’absorbe, rougit, et forme deux chlorures. Le proto-chlorure est fixe, fusible, ressemble à de la résine, et ne se dissout pas dans l’eau 5 exposé à l’air, il verdit 5 il paraît formé de 60 parties de cuivre et de 33,5 de chlore. Le per-chlorure est jaune cannelle, volatil, et se transforme en deuto-hydro- chlorate vert ou bleu lorsqu’on le fait dissoudre dans l’eau. ( Yoy. Deuto-hydro- chlorate.) Il paraît formé de 60 parties de cuivre et de 67 parties de chlore.

JJ azote , Veau , les acides borique et carbonique sont sans action sur le cuivre. U acide phosphorique ne l’attaque qu’à la longue. L’acide sulfurique concentré, qui n’agit pas sur lui à froid , est au contraire rapidement décomposé à la chaleur de l’ébullition ; il y a dégagement de gaz acide sulfureux et formation de deutoxide de cuivre: celui-ci se combine ensuite avec l’acide non décomposé, et forme du deuto - sulfate de cuivre. L’acide sulfureux n’exerce aucune action sur ce métal. Les acides iodique

4î2 première partie.

et chlorique ne nous paraissent pas avoir été mis en contact avec lui. L’acide nitrique, même étendu d’eau , l’attaque avec énergie à la température ordinaire, se décompose en partie et le fait passer à l’état de deutoxide qui se dissout dans la portion d’acide non décomposée ; il se dégage du gaz deutoxide d’azote ( gaz nitreux ). L’acide nitreux agit aussi avec beaucoup de force sur le cuivre. L’acide hydro- chlorique liquide , qui n’agit pas sur lui à froid, l’oxide et le dissout à la chaleur de l’ébullition 5 d’où il suit que l’eau est décomposée , et qu’il se dégage du gaz hydrogène. Les acides hydro - pbtorique et arsenique peuvent également se combiner avec lui , après l’avoir oxidé.

Le cuivre peut s’allier ayec plusieurs des métaux précédemment étudiés ; nous allons parler des principaux de ces alliages. i°. Alliage de zinc et de cuivre , connu sous les noms de laiton, àe cuivre jaune , de similor, d’or de Manheim , à? alliage du prince Robert , etc. Il est formé de 20 à 40 parties de zinc , et de 80 à 60 parties de cuivre 5 il est plus fusible que ce dernier métal , et se transforme en oxide de cuivre et en oxide de zinc , lorsqu’on le chauffe avec du gaz oxigène ou avec l’air ; il produit même une belle flamme verte; on ne le trouve pas dans la nature; il est employé dans la préparation des chaudières , des poêlons , d’un très-grand nombre d’instrumens de physique , des épingles , des cordes d’instrumens , etc. 20. Alliage d’étain et de cuivre. On le connaît sous le nom de bronze ou métal de canons lorsqu’il est formé de to ou 12 parties d’étain et de 90 à 88 de cuivre ; on l’appelle métal de cloches quand il est composé de 22 parties d’étain ët de y8 de cuivre ; l’alliage qui constitue les timbres des horloges contient un peu plus d’étain et un peu moins de cuivre ; enfin il porte le nom de tant tam lorsqu’il entre dans sa composition 80,427 parties de cuivre et 19,073 d’étain.

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