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DES SELS DE MERCÜRE

l’on n’obtient que du proto-chlorure de mercure et de l’eau. Théorie. Le sel peut être représenté par :

Hydrogène -f- chlore.

Oxigène -f- merçnre.

on y ajoute du . . . . mercure.

Eau. -f- Proto-rchlorure.

L’hydrogène de Facide hydro-chlorique se porte sur Foxigène du deutoxide pour former de l’eau, tandis que le chlore s’unit au mercure du sel et à celui que l’ona ajouté, et donne naissance au proto-chlorure (i).

Une lame de cuivre , plongée dans la dissolution de l’hydro-chlorate de deutoxide de mercure , la décompose , etr l’on obtient de Fhydro-chlorate de deutoxide de cuivre soluble, et un précipité grisâtre formé, i° par du protochlorure de mercure ( calomélas ) ; 20 par un amalgamé de cuivre et de mercure 5 3° par un peu de mercure. ( V. mon ouvrage de Toxicologie , tome I , pag. 4o, ire édition. ) Il suffit , pour expliquer la formation de ces divers produits , d’admettre , ce qui est réel , que le cuivre a plus d’affinité pour l’oxigène et pour Facide hydro-chlorique que le mercure 5 une partie de ce métal doit donc être mise à nu dès

( 1 ) On explique plus aisément tous ces phénomènes en admettant, avec plusieurs chimistes, que le sublimé corrosif dissous dans l’eau est un chlorure au lieu d’un hydro-chlorate ; en effet , on dit alors, le mercure s’empare d’une portion du chlore du sublimé corrosif, le transforme en proto-chlorure en y passant lui-même. Lorsque , comme dans l’expérience précédente , on fait agir sur le sublimé corrosif le sel d’étain , que l’on regarde aussi dans cette hypothèse comme un chlorure , on dit : le chlorure d’étain s’empare d’une portion du chlore du sublimé corrosif , passe à l’état de deuto-chlorure, tandis que le sublimé se trouve réduit à du proto-chlorure qui se précipite.

que l’action commence 5 ce mélange se trouve alors à-peuprès dans les mêmes conditions que celui dont nous avons parlé dans le paragraphe précédent ; il doit donc se précipiter du proto-chlorure de mercure. Si on substitue à la lame de cuivre une lame de zinc , on transforme l’hydrochlorate de deutoxide de mercure en hydro-chlorate de deutoxide de zinc , et il se forme un précipité composé , i° de mercure métallique 5 i° de proto-chlorure de mercure; 3° d’un amalgame de zinc et de mercure ; 4° <1$ fer et de charbon , substances qui se trouvent dans le zinc du commerce. ( V. ma Toxicologie , pag. 4 2 , tom. Ier. )

Tu éther sulfurique , mêlé avec la dissolution d’hydrochlorate de deutoxide de mercure, s’empare de ce sel , en sorte que la couche éthérée qui est à la surface du liquide s’en trouve saturée, tandis que l’eau qui forme la couche inférieure en est presque entièrement privée. ( Wenzel et M. Henry.)

Le sublimé corrosif est employé pour conserver les matières animales. ( V. tom. II, art. Putréfaction .) Ilestsouvent administré comme anti-vénérien ; on le donne dissous dans l’eau distillée, dans l’alcool , ou dans quelque sirop sudorifique, combiné avec du lait, des tisanes ou des extraits ; en général, la dose pour les adultes est d’un demigrain par jour en deux prises, matin et soir; on augmente graduellement la quantité jusqu’à ce que le malade en prenne un grain, si toutefois l’on n’observe aucun symptôme fâcheux qui en commande la suspension ; ces doses doivent être étendues dans un verre de véhicule : le plus ordinairement 12 à i5 grains suffisent pour faire dissiper tous les accidens et compléter le traitement ; il est cependant des cas où , pour obtenir du succès , il faut en administrer beaucoup plus. Cirillo a proposé d’incorporer le sublimé corrosif dans de l’axonge pour en faire une espèce d’onguent que l’on applique à la plante des pieds ;

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ce moyen a été quelquefois employé avec succès. On fait usage de F eau phagédénique pour toucher les chancres ut les ulcères vénériens. Quelques médecins ont employé le sublimé corrosif dans les maladies écrouelleuses , cutanées , etc. ; mais on en fait rarement usage dans ces sortes d’affections.

Toutes les préparations mercurielles sont très - vénéneuses 5 le proto-chlorure l’est cependant beaucoup moins que les autres. Introduites dans l’estomac , ou appliquées à l’extérieur , elles déterminent une irritation locale trèsvive, sont absorbées, et exercent une action délétère sur le cerveau, le cœur- et le canal digestif : il est donc de la plus haute importance de les administrer avec prudence , et de ne pas en appliquer une trop grande quantité sur la peau , principalement sur les parties ulcérées. Parmi les antidotes proposés pour neutraliser les sels mercuriels , l’albumine (blanc d’oeuf délayé dans l’eau) doit occuper le premier rang, comme nous l’avons prouvé. (Voyez Toxicologie générale , tom. Ier. )

De V Osmium.

54o. L’osmium n’a été trouvé jusqu’à présent que dans la mine de platine. Il est solide , d’une couleur qui parait bleue ou noire: on ignore quelles sont ses autres propriétés physiques. M. Vauquelin est porté à croire que ce métal se volatilise lorsqu’on le chauffe dans des vaisseaux fermés; si on élève sa température quand il a le contact de l’air , il passe à l’état d’oxide qui se sublime en très -beaux cristaux blancs et brillans , doués d’une odeur très-forte. Lorsqu’on fait arriver du chlore gazeux sur de l’osmium sec , il parait se fondre , acquiert une couleur verte trèsbelle et très -intense , se dissout complètement, et donne un chlorure d’un rouge brun; ce chlorure se volatilise à la température ordinairè , et répand des vapeurs blanches

très-épaisses , d’une odeur insupportable $ il se transforme en hydro-chlorate soluble, d’un jaune rougeâtre , lorsqu’on le met dans l’ eau.

L 'iode ne paraît pas pouvoir se combiner directement avec ce métal; on ignore s’il s’unit au soufre, au phosphore et aux métaux , d’après M. Vauquelin : M. Henry dit cependant qu’il forme avec l’or et l’argent des alliages ductiles. Il se dissout dans l’acide Jiydro-chlorique à l’aide d’une douce chaleur ; la liqueur commence par être verte , et ne tarde pas à devenir d’un jaune rougeâtre ; il est évident que , dans ce cas , l’eau de l’acide est décomposée pour ozider le métal. Il n’a point d’usages.

De l’Oxide d’osmium.

541. Get oxide est incolore , transparent , très-brillant et cristallisable; il a une saveur très-caustique, analogue à celle de l’huile de gérofles; il a une odeur très-désagréable; il est flexible comme la cire , plus fusible qu’elle et très-volatil; il noircit sur-le-champ lorsqu’il est en contact avec des matières organiques, surtout lorsqu’elles sont humides ; il cède facilement l’oxigène aux corps qui en sont avides; il est très-soluble dans l’eau ; ce solution bleuit par l’infusion de noix de galle et par une lame de zinc; il forme, avec les alcalis, des combinaisons jaunes moins odorantes que sa dissolution aqueuse. Agité avec du mercure , il perd son odeur, et il se forme un amalgame de mercure et d’osmium (Henry). lise dissout dans l’acide hydro-ehlorique, et forme un sel qui est à-peu-près le seul connu ; en effet , cet oxide paraît avoir plus de tendance à s’unir avec les alcalis qu’avec les acides.

542. Hydro-chlorate d’osmium. Ce sel est d’un jaune rougeâtre ; il devient d’un bleu très-foncé par l’addition de Vinfusum de noix de galle ; le zinc le fait également passer

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