PLANCHE IL
La fig. 1 montre un petit appareil très- convenable, pour démontrer l’expansion des métaux , par la chaleur. Il fut inventé par Brisson , horloger d’Edimbourg , et lui sert à régler les changemens produits sur le pendule , par la chaleur et le froid. Il consiste en barres transversales de différens métaux, qui par leur expansion ou leur contraction, se séparent et mettent alors en mouvement une aiguille , qui marque le degré de cette expansion suivant que le mouvement se fait d’un côté ou d’autre. Un fil très-fin est attaché à la barre inférieure, et, après avoir passé autour de l’axe de l’index, tient
un petit contrepoids en suspend. Cet axe étant attaché à la barre supérieure , lorsque la distance entre les deux barres est augmentée ou diminuée , l’index est mis en mouvement.
La fig. 2 est l’appareil ordinaire pour montrer la réflexion du calorique , dont les rayons sont représentés par les lignes pointillées , passant du corps échauffé et placé dans le foyer d’un des miroirs concaves , et qui sont réfléchis de l’autre, vers un thermomètre placé dans le second miroir.
La fig. 3 représente un fourneau portatif, de trois pièces, et construit en mine de plomb. La pièce inférieure est une fraction d’une espèce de pots, employés par les orfèvres; cette fraction est coupée de manière à ne laisser qu’une cavité d’un pouce de profondeur, et unie des deux côtés. La pièce du milieu est une portion plus grande d’un pareil pot, dont la cavité a six pouces de profondeur , et dont le fond est percé de plusieurs trous. Lorsqu’il est nécessaire , on y adapte un couvert de proportions semblables, et ayant une ouverture vers un des côtés , pour le dégagement des fumées : ces deux dernières pièces ont aussi des poignées. On environne le creuset de combustible, et on en augmente la chaleur au moyen d’un fort soufflet à deux courans d’air. Le coak est le meilleur combustible que l’on puisse employer dans cette espèce de fourneau.
La fig. 4 ^t un gazomètre très-convenable, composé de deux vases , dont l’un est renversé sur l’autre , à frottement , et contenus tous deux dans un grand vase cylindrique. On verse de l’eau dans ce dernier, et on presse la cloche renversée vers le fond ; on ferme le robinet supérieur ; on ouvre l’inférieur, et on place un vase rempli d’eau sous celui-ci. Le gaz formé dans un vase séparé , se trouve conduit par un tube dans le récipient, dont la partie supérieure s’élève alors. Cette partie se trouve balancée par des contrepoids, et la quantité de gaz contenu est marquée par une échelle qui passe dans la partie supérieure de l’appareil. Lorsqu’on a besoin de transvaser le gaz, on ouvre le robinet supérieur, et on presse la cloche pour en obtenir un dégagement complet; bien en-
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tendu qu’il faut alors fermer le robinet inférieur. La fig. 5 représente un autre gazomètre , plus simple dans sa construction. La cloche est renversée dans un vase plus bas et se trouve fixée par des crochets de fil de fer, dont on en voit un dans la figure. Il existe aussi deux poignées de fil de fer fixées au dernier vase et qui s’élèvent presque au sommet du vase extérieur”, où elles sont maintenues par deux petites pièces soudées à l’intérieur. Lorsqu’on remplit le vase de gaz, on place l’instrument dans l’eau, et on retire l’air qu’il pourrait contenir, avec la bouche parle tube supérieur; lorsque l’eau y arrive, on ferme le robinet du tube et on remplit alors de gaz , dans la machine pneumatique ordinaire ; on replace la cloche dans le vase plus bas , on fixe les deux par les crochets de fil de fer, et on introduit le tout dans le cylindre extérieur; on remplit ce cylindre d’eau et on fait passer une quantité déterminée de gaz, par le tube supérieur, en ouvrant le robinet qui y est adapté : cette quantité se détermine facilement par une échelle graduée, qui se trouve marquée sur la cloche.
Fig. 6. Cet instrument représente une pompe à air, employée par M. Leslie, pour congéler l’eau par l’évaporation. Le vase inférieur est rempli d’acide sulfurique , et le vase supérieur qui est de verre ou de porcelaine, est supporté sur un pied de verre. On place un thermomètre dans l’eau pour montrer la diminution de température pendant l’expérience ; le tout est recouvert par la cloche : on fait le vide ; la vapeur s’élève rapidement de la surface de l’eau et se trouve absorbée par l’acide. De cette manière , l’eau est amenée au degré de congélation et devient solide.
La fig. 7 représente un instrument nommé cryophorus par le docteur Wollaston, pour faire une expérience analogue; il consiste en un tube garni de deux boules; on introduit une portion d’eau , et , après l’avoir portée au point d’ébullition , on ferme hermétiquement la boule ouverte avec un peu de cire, de sorte que, lorsque la vapeur est condensée par le refroidissement , il se fait un vide ; si on ôte ensuite la pression
de l'air d’une des boules, et qu’on applique sur l’autre un mélange frigorifique, composé de neige et de sel, la vapeur s’élève rapidement de l’eau , en raison de la condensation subite, et, en très-peu de tems, le liquide restant se convertit en glace. La fig. 8 montre la manière dont M. Marcet s’est servi de cet instrument ; le tube est courbé de manière à ce que une de ses extrémités puisse être introduite dans le récipient de la machine pneumatique, que l’on pose sur un vase plat , contenant de l’acide sulfurique. L’extrémité du cryophorus dans le récipient est enveloppée dans une pièce de drap humide, et pendant qu’on fait le vide, l’évaporation augmente et la vapeur formée est absorbée par l’acide. Les fig. 9 et io offrent les pièces détachées du même appareil.
La fig. 1 1 offre la vue d’un appareil propre à congéler le mercure par le muriate de chaux et la neige. Le vase extérieur est de bois , de près d’un pied carré , de sept pouces de profondeur, et muni d’un couvercle. A l’intérieur est placé un vase d’étain , dont les pieds ont un pouce et demi de haut, et ayant une projection au sommet, sur laquelle se trouve placé un petit vase d’étain , très-bas ; enfin , dans le grand vase d’étain , on introduit un troisième vase de fer non étamé, supporté par des pieds et de deux pouces de hauteur; il a quatre pouces carrés , et contient le mercure. Le mélange de muriate de chaux et de neige est mis dans le vase extérieur et doit environner celui du milieu dans lequel on a introduit le mercure dont la température a préalablement été abaissée par un autre mélange frigorifique. On remplit ensuite le petit vase supérieur, des mêmes matériaux et on place le couvercle. On abandonne l’appareil .jusqu’à ce que l’opération soit finie.
La fig. 12 est un gazcAnètre, dont le gaz oxigène contenu est dégagé par la pression de l’eau. La force dépend ici de la proportion de l’eau contenue dans le tube qui surmonte l’appareil et qui est muni d’un entonnoir. Cet appareil sert à fondre des substances métalliques ou des matières réfractaires. A un des côtés se trouve un tube et une échelle graduée ,
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communiquant à l’intérieur, pour indiquer le contenu de l’appareil métallique.