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PLANCHE III

Fig. i. Appareil pour démontrer que le calorique existe dans les gaz, sous la forme latente. Si un gaz, tel que la vapeur de l’eau, produit dans une cornue placée dans un support à branches , et échauffée au moyen d’une lampe , est passé dans un ballon dont la partie supérieure est munie d’un thermomètre, celui-ci, pendant tout le dégagement du gaz, n’indiquera qu’une petite augmentation de température, tandis qu’un autre thermomètre, placé au-dessous dans un vase contenant de l’eau pour condenser le gaz, s’élèvera considérablement.

Fig. i , offre le moyen de se procurer le gaz oxigène , en exposant l’oxide de manganèse, dans une cornue de fer, à une chaleur rouge ; un tube luté à la cornue conduit le gaz dans des vases d’eau.

Fig. 3. Appareil pour la décomposition de l’eau, en passant la vapeur dans un tube de porcelaine posé horizontalement sur un fourneau, et chauffé au rouge. On a mis une quantité de fer dans le tube qui s’unit avec l’oxigène de l’eau, tandis que l’hydrogène se dégage , et se trouve conduit dans la cuve pneumatique. L’eau de la cornue est mise en ébullition par une lampe placée au-dessous. En passant ainsi de la vapeur d’éther ou d’alcool, dans un tube de porcelaine, sans addition de fer, il s’effectue une décomposition et on obtient du gaz hydrogène carburé. La fig. 4 est ,un appareil de Woulf, pour préparer les fluides élastiques susceptibles de se condenser dans l’eau. Le gaz est reçu de la cornue dans un ballon, d’où il monte dans un second, et se trouve conduit par un tube recourbé dans la première bouteille, dont l’extrémité plonge dans le liquide. Le gaz non condensé s’élève de l’eau , et passe par un autre tube de communication dans la seconde

bouteille. On emploie ici deux ballons, qui se joignent par frottement; l’inférieur est garni d’une soupape de verre qui permet au gaz de s’élever, mais qui retient l’eau provenant souvent de l’absorption vers la fin de l’opération ; les figures 5 et 6 représentent des arborescences qui paraissent souvent sur la poussière des pavés , lorsque l’air est chargé d’électricité, et dont on a donné une description dans une des première» parties de cet ouvragé.

PC A NC HE IV (ajoutée à l’ouvrage).

Aussitôt que l’ouvrage de M. Berzelius, sur l’emploi du chalumeau, fut mis en vente, il était intéressant de chercher de quelle manière ce savant avait utilisé le platine, et dès lors que son ouvrage ne fait aucune mention de creusets de platine, dont on peut se servir dans tous les cas où l’on n’a pas à craindre'de les percer, il était essentiel de faire connaître un mode d’opérer aussi intéressant au minéralogiste, qu’il lui sera peu coûteux.

Voici le moyen de se procurer ces petits creusets (i).

Dans une feuille de platine , de l’épaisseur d’une carte ordinaire, on coupe des ronds d’un diamètre de 6, 8 ou io lignes, que l’on divise séparément en i , 3 ou 4 parties; on roule ces segmens en cornets qui seront plus ou moins évasés ; voyez les fig. i , 2 , 3 et 4- Ces petits creusets se servent réci-

(i) Cet article m’a été communiqué par M. Le Baillif, à qui les sciences doivent plusieurs instrumens de chimie et de physique, dont la perfection a fait l’étonnement des savans les plus distingués. Je citerai , entr’autres instrumens, son micromètre , dont le Dict. d’Hist. nat. rie Déterville fait un juste éloge; son magasin à charger les pistolets de Volta, que M. Dumoutiez, confectionne maintenant pour les amateurs; son instrument dit Piles galvaniques ou météoroscope , dont le mouvement perpétuel ne s’interrompt que par suite des fortes secousses qui se font sentir à la surface du globe, pour se rétablir aussitôt que cescommotions ont cessé; etc. , etc. {Note du Traducteur.)

proquement de couvercles, en plaçant supérieurement le plus évasé, et ainsi, ils se trouvent être d’un usage très-commode dans l’emploi du chalumeau.

Les cornets les plus longs servent à concentrer les émanations colorées, soit en couvrant l’un par l’autre , voyez fîg. 5; soit en faisant concourir l’emploi d’un tube de verre trèsmince, de 3 pouces de long, voyez fig. 6. Lorsque les substances à soumettre à l’essai , sont sujettes à décrépiter , ou bien que les quantités infiniment petites sont difficilement remplacées dans leur perte, on peut se servir alors de deux appareils très-commodes , dont voici 1’explication ; le premier est un petit étui de platine dont les dimensions' sont semblables à celles d’une plume de corbeau; on le fait en roulant de la feuille de platine sur un fil de fer qui sert de mandrin, et on refoule une des extrémités à coups de marteau; voir % 7/

Le second appareil est plus compliqué, quoique très-facile à exécuter ; il est précieux pour essayer toutes les substances qui décrépitent ou qui produisent des émanations colorées que l’on desire recueillir, La forme est celle d’une petite moufle dont une des extrémités se trouve fermée par la forme que l’on donne à la feuille de platine ; l’autre extrémité a un petit couvercle approprié. Le tout se pose sur un charbon coupé à mi-bois et se trouve maintenu par un fil d’archal, attendu qu’il est bon d’incliner l’appareil à ^5° pendant que l’on donne le coup de feu.

Ainsi dans la fig. 8 et g , la partie marquée -f- représente la surface plane ; celle marquée zp la même surface dont les rebords sont relevés ; celle marquée [| représente le couvercle qu’on y introduit et % représente le dôme que l’on pose sur la fig. rp

Il arrive souvent que les essais faits dans les creusets de platine occasionnent une adhérence du métal; dans ce cas, l’acide nitrique, en supposant une mine d’argent, dissoudra ce métal en laissant le petit creuset intact et propre à servir à de nouvelles expériences; on traitera de même les autres

substances métalliques soumises à l’essai , suivant leur nature.

Il est une autre manière de soumettre les substances minérales à l’action analytique du chalumeau, que M. Berzelius produit par un simple crochet ( fig. 1 8 , planche II de son Traité du Chalumeau). Je crois qu’il est plus convenable, en pareil cas, de se servir des tirebouchons représentés fig. io et ii, planche IV de ce volume; on les obtient en tournant quatre ou cinq fois les extrémités d’un fil très -fin de platine sur un poinçon; on écarte ensuite chaque spirale d’un quart de ligne, et on produit ainsi des petits cônes, d’autant plus commodes que le fragment de mine essayé ne peut retomber, par suite de l’action du chalumeau, que dans un cône plus petit que celui dans lequel on l’a d’abord placé ; il faut aussi que la mine ne soit pas susceptible d’occasionner la fusion du platine; il s’ensuit qu’on doit préférer ce petit instrument à celui de M. Berzelius, qui laisse souvent échapper et perdre les morceaux d’essai , par suite du changement de température ou de quelque défaut d’attention.

La fig. i3 représente le chalumeau , établi par M. Barruel; AD en est le support; B, le robinet; C, la boîte garnie de disques de toile métallique; E, l’ajustage en platine, et F, la vessie contenant les gaz. Voyez la description, page 228.

La fig. 14 représente la planche que l’on pose sur la vessie pour obtenir une pression; on doit la retirer aussitôt que l’action du chalumeau est interrompue.

La fig. 12 a été expliquée dans une autre partie de cet ouvrage. Voyez page 245.

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