‹ Élémens de chimie pratiqueChapitre 5 sur 164 · DE L’A DH ESI ON · texte numérisé non relu

DE L’A DH ESI ON

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La force qui retient différentes substances en contact les unes avec les autres, et qui est appelée adhésion , a lieu entre deux solides, comme le marbre et le verre, ou entre des solides et des liquides, comme le verre et l’eau. Lorsqu’on met le doigt en contact avec l’eau, celle-ci y adhère, et alors on dit que le doigt est mouillé; une forte attraction existe aussi entre l’or et le mercure.

Deux surfaces de verre de deux millimètres de diamètre demandent une force de 590 grammes pour les séparer; une surface de verre, suspendue à l’un des bras d’une balance, et mise en contact avec une surface de mercure , requiert un poids de 58,275 milligrammes pour les séparer. La même expérience, faite sous une machine pneumatique, demande le même poids, pour obtenir le même résultat. Cette dernière expérience démontre que l’adhésion des deux substances n’était pas due à la pression de l’air, mais bien à l’attraction des deux corps. Une surface de verre, mise en contact avec une surface d’eau, y adhéra jusqu’à requérir une force de i5.65 grammes; la même surface de verre, mise en contact avec une solution de carbonate de potasse, n exigea que i3.5q7 grammes pour obtenir la même séparation

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Dans les belles expériences de Guyton-Morveau , il prépara des disques de différents métaux, ronds, d’égale épaisseur et bien polis. Pour les tenir suspendus parallèlement à l’horizon, chaque disque avait à son centre un anneau qui l’attachait au bras d’une balance très - délicate , et dont le contrepoids était fait du côté opposé. Les disques furent alors appliqués sur le mercure, en les glissant au-dessus de la surface, pour en exclure Pair, et l’on ajouta des poids au côté opposé, jusqu’à ce que l’adhésion entre les disques et le mercure fût rompue. Il résulte de ces expériences que la force de l’adhésion entre l’or et le mercure est égale à 288.70 centigrammes; pelle de l’argent et du mercure, à 277.77 centigr.; celle de l’étain, à 260.66 centigr. ; celle du plomb , à 267 . 57 centigr. ; celle du cuivre, à 92 centigr. ; celle du fer, à 74.46 centigr.; et celle du cobalt, à 5. 18 centigr. seulement.

Ces expériences furent plus étendues par Achard de Berlin, qui en fit un grand nombre sur la .force de l’adhésion entre des disques de différents solides, comme le verre, le cristal , le soufre , la cire , la corne et les métaux , avec de l’eau et d’autres fluides, et à différentes températures. Un disque de verre d’un pouce et demi de diamètre adhéra à une surface d’eau à 6o° 56 centigr. , avec une force égale à 81 grains; à la température de 35° centigr., avec une force égale à 89 grains, et à une température de 6°n centigr., avec une force égale à 97 grains, d’où il résulte que la force de l’adhésion diminue en raison de l’augmentation de température, et vice versa.

SECTION II

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