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DU PLOMB ET DE SES COMPOSÉS

Le plomb semble avoir été connu des premiers hommes ; on le trouve en abondance et en combinaisons diverses dans les différentes parties de la terre , mais le plus souvent à l’état de sulfure : le carbonate et le phosphate sont rares ; mais le chromate , le molybdate et le sulfate sont plus communs. La nature de sa combinaison détermine le procédé à suivre dans son analyse. On fait griller le sulfure et on le fait fondre ensuite avec du flux noir; pour obtenir le plomb pur on le précipite de la dissolution nitrique par le sulfate de soude et apres le lavage on le fait fondre avec trois fois son poids de flux noir.

Propriétés. — Ce métal est d’un blanc gris ou bleuâtre. Son brillant est considérable, mais il se ternit facilement à l’air. Sa pesanteur spécifique est de n.35. Il produit une odeur particulière par le frottement, et une impression désagréable sur la langue. Pris à l’intérieur, il agit avec des effets trèsviolens sur les organes digestifs. Le plomb communique une tache bleue au doigt ou au papier; il est rayé par l’ongle; il possède une très-grande malléabilité; mais sa ténacité et sa ductilité sont moindres que dans les autres métaux. Le plomb fond à 282.22, et suivant d’autres, à 3 12. 22 centigr. Tenu à une chaleur rouge , il se sublime et s’évapore.

Oxides. — Le plomb fondu à l’air ouvert et tenu en cet état, se recouvre d’une pellicule grise; quand on l’enlève, il s’en forme une autre, et tout le plomb se convertit en cet

oxide, qui est le premier degré d’oxidation. C’est cet oxide qui , chauffé plus fortement avec le contact de l’air, se combine avec une plus grande quantité d’oxigène , et se convertit en oxide jaune, qu’on nomme rnassicat ; il contient 9 d’oxigène sur 100 de métal. Cet oxide jaune, soumis à une forte chaleur dans un fourneau pendant deux ou trois jours, se convertit en une poudre rouge qui est le minium du commerce. Soumis à une plus haute température, il change en un verre ou matière semi- vitrifiée, appelée litharge d’or, composée d’écailles rougeâtres et brillantes. Si on le vitrifie davantage, il change d’apparence , et on le distingue alors par le nom de litharge d’argent.

Pkosphure. — On obtient le phosphure de plomb en projetant des morceaux de phosphore dans du plomb fondu. Il est d’un blanc d’argent, d’une structure lamelleuse, capable d’ètre coupé au couteau, et moins fusible que ses parties constituantes.

Sulfure. — En fondant ensemble du plomb et du soufre , on obtient ce sulfure, qui est noir, brillanté, d’une contexture fibreuse, et moins fusible que le plomb. Il ressemble à la galène ou sulfure de plomb natif.

Sulfate de plomb. — Quand on fait bouillir de l’acide sulfurique concentré sur du plomb , il se dégage de l’acide sulfureux avec effervescence , et le plomb se convertit en une masse blanche. On obtient le même sel en ajoutant de l’acide sulfurique ou un sulfate alkalin à une solution d’acétate de plomb. Quand on lave à l’eau le précipité obtenu par le premier procédé, il se divise en deux parties, dont une paraît être neutre et insoluble, l’autre ayant un excès d’acide, qui se dissout, et qu’on obtient cristallisé en prismes tétraèdres. Ce sel est presque insipide; on le trouve natif, cristallisé en octaèdres réguliers ou en lames transparentes. Quand on ajoute un alkali au sulfate de plomb , il lui enlève une partie d’acide , et le convertit en un sous-sulfate.

Sulfite de plomb. — L’acide sulfureux n’a aucune action sur le plomb; mais l’oxide rouge, ajouté à cet acide liquide#

devient blanc ; l’acide perd sa couleur , et il se forme unemasse blanche composée de sulfate et de sulfite de plomb. Le sulfite de plomb ne peut être obtenu séparément qu’en traitant l’oxide blanc , qu’on obtient du nitrate de plomb , par le moyen de l’acide sulfureux; il est insoluble; il se réduit au chalumeau , et les acides le décomposent.

Nitrate de plomb. — L’acide nitrique étendu d’eau agit sur le plomb, l’oxide et le dissout avec effervescence; concentré, l’acide forme une poudre blanche qui est un sous-nitrate , devenant nitrate par l’addition d’une autre partie d’acide. Ce sel est soluble dans l’eau , et cristallise "en prismes hexaèdres. L’acide nitrique ne se combine qu’avec l’oxide jaune de plomb; ajouté à l’oxide rouge, il le blanchit, en dissout une partie, et précipite l’oxide brun. Le nitrate de plomb est décomposé par les alkalis qui en précipitent l’oxide. Les sulfures et les hydrosulfures précipitent Y oxide noir .

Nitrite. — Quand on fait bouillir une solution de nitrate de plomb sur du plomb métallique, celui-ci se dissout, et forme un nitrite , dont les parties constituantes varient suivant la quantité de plomb qui s’est dissoute. Il se trouve à J’état de nitrite ou de sous -nitrite.

Hydrochlorate de plomb (muriate). — L’acide hydrochlorique n’agit que faiblement sur le plomb ou sur son oxide, sans l’assistance de la chaleur; on obtient des cristaux aiguillés brillans. On prépare aussi cet hydrochlorate en ajoutant l’hydrochlorate de soude (sel ordinaire) à une solution de nitrate de plomb. Il se forme un précipité épais de muriate de plomb, soluble dans 3o parties d’eau, qui fond par la chaleur, et produit des vapeurs blanches qui se condensent en une poudre cristalline. Quand on fait fondre ce sel, on obtient une. masse demi-vitrée qu’on appelle Plomb corné.

Phosphate de plomb. — Quand on ajoute un phosphate alkalin à une solution de nitrate de plomb, on obtient un phosphate insoluble , qui devient fusible par un excès d’acide, et prend la forme de polyèdres réguliers. Ce sel est décomposé par les acides et les carbonates alkalins; on le

appliquée aux arts et AUX MANUFACTURES. 265 trouve à l’état natif, cristallisé en prismes hexaèdres verts ou jaunes.

Carbonate de plomb. — L’acide carbonique se combine avec l’oxide de plomb , et forme un carbonate qu’on peut aussi obtenir en ajoutant un carbonate alkalin à un sel de plomb soluble. Il est inodore , insipide et insoluble dans l’eau. On le trouve dans la nature cristallisé en hexaèdres ou octaèdres réguliers. Sa pesanteur spécifique est de 7 . 23. La céruse de commerce est un composé de carbonate et d’oxide de plomb ; 011 l’obtient en exposant des lames de plomb à l’action du vinaigre. L’acide se décompose; une partie de plomb reste en oxide, et la plus grande partie se convertit en carbonate (1).

Arseniate de plomb. — Quand on fait digérer du plomb dans de l’acide arsenique, celui-ci en noircit la surface et la couvre d’une poudre blanche. On peut aussi ajouter cet acide à du nitrate de plomb , qui en précipite l’arseniate ; il fond à la chaleur pour se convertir en verre ; il est insoluble dans l’eau. Le molybdate et chromate de plomb se préparent artificiellement, quoiqu’on les trouve dans la nature; ils sont

(1) Le meilleur procédé pour fabriquer le blanc de plomb a été indiqué par M. Tbénard. C’est ce procédé que l’on suit actuellement dans les fabriques de Clichy; il consiste, i° à faire bouillir de Y oxide de plomb avec de Y acétate de ce métal, pour reporter celui-ci à l’état de sous-acétate ; 20 à décomposer celui-ci par un courant de gaz acide carbonique ; d’où l’on voit que si , dans l’opération , on ne perdait point d’acétate, il serait possible de faire avec le. même sel, une très -grande quantité de blanc de plomb. A mesure que ce blanc se forme, il se dépose au fond des vases dans lesquels on opère. Lorsqu’il est suffisamment layé, on le fait sécher lentement, et on l’a ainsi de première qualité. On peut encore faire le carbonate de plomb en exposant des lames de ce métal aux vapeurs du vinaigre ; mais , outre que le procédé est beaucoup plus compliqué, le blanc qui en provient est toujours grisâtre. ( Voir Thénard , tom. III, et le Journal de Physique, tom. I. )

( Note du Traducteur . )

insolubles dans l’eau et décomposés par l’acide hydrochlorique (i).

Acétate de plomb. — Ce sel était autrefois connu sous le nom de sel de Saturne ou sucre de plomb. On le prépare en dissolvant du carbonate de plomb dans l’acide acétique, ou en exposant des lames de plomb à l’action de l’acide, dans des vases exposés à l’air. Ce sel cristallise en prismes tétraèdres, minces, terminés par des sommets dièdres; il est astringent; sa pesanteur spécifique est de 2.34; il n’est pas très-soluble sans un excès d’acide; il est inaltérable à l’air; il se dissout dans l’eau, et cette solution laisse déposer un carbonate de plomb, produit par l’acide carbonique de l’eau. On obtient le même effet en soufflant de l’air des poumons au travers d’un tube , dans une solution de cet acétate. Ce sel est décomposé par la chaleur et par les acides.

(i) On obtient le chromate de plomb, en traitant la mine de chromate de fer pulvérisée, par son poids de nitrate de potasse; on expose le mélange pendant deux heures à une chaleur rouge ; la masse fond , et après le refroidissement, on la lave dans l’eau; celle-ci acquiert une belle couleur jaune. D’une autre part , on prépare une solution de nitrate ou d’acétate de plomb, qu’on ajoute dans la première à chaud ou à froid , jusqu’à saturation. Pour obtenir la teinte désirée , on fait l’épreuve des deux solutions dans un tube éprouvette. Quand le précipité se trouve être trop foncé , on ajoute au chromate de potasse, une solution de sous-carbonate de potasse , et on l’amène au ton voulu par une nouvelle épreuve. On emploie ce chromate de plomb en peinture , et il sert aussi comme couleur à porcelaine. Après avoir obtenu un premier précipité, il faut se garder de jeter les eaux qui en proviennent; elles contiennent beaucoup de sels, et on peut s’en servir pour plusieurs lavages successifs, puisque, par l’épreuve, on peut foncer ou affaiblir le ton du précipité par l’addition d’un acide ou d’un alkali. On extrait ensuite le nitrate de potasse par l’évaporation. La calcination du chromate de fer avec le nitre se fait très-bien dans une grande chaudière de fer, qu’on expose dans un fourneau de fabricant de noir d’os.

( Note du Traducteur . )

Sous-acétate de plomb . — Quand on fait bouillir ensemble *2 parties d’acétate de plomb et 3 de litharge pure ; il se forme un sous-acétate. L’extrait de Goulard, qui se prépare en faisant bouillir du vinaigre distillé jusqu’à saturation sur de la litharge, est le même sel, qui est moins doux, moins soluble dans l’eau et qui cristallise en lames.

Les alkalis accélèrent l’oxidation du plomb; il se forme des combinaisons entre eux et l’oxide de plomb. L’eau de chaux dissout la litharge, et produit de petits cristaux hérissés. Les terres, particuliérement l’alumine et la silice, se combinent avec l’oxide rouge de plomb par la chaleur. Lorsf que la proportion d’oxide est considérable , le composé est un verre de plomb. Cet oxide est employé dans la fabrication du verre. Le sel ordinaire est décomposé par la litharge; il se produit un chlorure de plomb, et la solution contient du sulfate de soude , après quelque tems de contact. Ce chlorure de plomb, chauffé au rouge dans un creuset, devient jaune; on le trouve dans le mercure sous le nom de jaune minéral (i) qui est trés-employé en peinture.

Alliages. — Le plomb est susceptible de beaucoup d’alliages. Avec le mercure, il forme un amalgame dont la consistance varie suivant la proportion du mercure^ L’alliage de plomb , de bismuth et de mercure , diminue à peine la liquidité de ce dernier métal. Le plomb s’unit en toutes proportions avec l’étain; la soudure des plombiers est un alliage de 2 parties de plomb et i d’étain ; 8 parties de bismuth , 5 de plomb et 3 d’étain , forment un alliage si fusible, qu’il reste liquide k la température de ioo°. Le plomb est beaucoup employé dans les arts et dans l’économie domestique. On ne doit cependant jamais oublier que ses qualités sont excessi-

(i) Le jaune minéral du commerce est un simple chlorure de plomb ; mais , pour l’obtenir très -beau , on fait le mélange avec un vingtième d’hydrochlorate d’ammoniaque avant de le calciner.

( Note du Traducteur. )

vement vénéneuses, pris à l’intérieur; et on doit porter la plus grande attention lors de l’emploi des ustensiles de ce métal , dans la préparation des mets , particuliérement ceux qui sont acides.

SECTION XII

de l’étain et de ses composés.

Très-anciennement connu , ce métal était employé dans les arts parmi les Égyptiens, et utilisé en alliage parmi les Grecs. Il existe à l’état métallique , en lames brillantes , et en oxide régulièrement cristallisé; cette dernière mine est la plus commune. On le trouve aussi cependant à l’état d’oxide sulfuré. Pour en extraire le métal , on grille la mine , et on la traite ensuite avec du flux noir pour réduire le métal, dans la proportion de 3 à i de métal; on y ajoute une petite quantité y de sel ordinaire décrépit^ Par la voie humide, on dissout l’étain natif dans l’acide nitrique, ce qui le réduit en oxide blanc ; le fer et le cuivre, qui lui sont alliés, restent dans la solution. La couleur de X étain est blanche , peu inférieure en éclat à l’argent ; sa pesanteur spécifique est de 7.29; il est assez doux, pour être rayé par l’ongle; il est très-flexible, et produit un bruit particulier quand on le plie, qu’on appelle cri de V étain; il est très-malléable ; on en fait des feuilles très-minces ; mais il n’a que peu de ductilité ou de ténacité. L’étain fond à 227.77 centigr. , et cristallise en prismes rhomboïdaux. Il se ternit à l’air. Lorsqu’on le fond à vase ouvert , il se produit des pellicules grises à la surface , qui se succèdent à mesure qu’on les enlève, et convertissent tout le métal en une poudre grise, qui devient jaune en continuant le feu. Cet oxide se condense par refroidissement, et cristallise en aiguilles brillantes.

Oxides . — Ce métal forme deux oxides dont le premier est jaune; on le prépare en dissolvant l’étain dans l’acide nitrique faible sans l’assistance de la chaleur. On ajoute de la potasse à la solution, qui en précipite l’oxide, d’abord blanc;

il est soluble dans les acides et les alkalis, et contient i3 parties d’oxigène sur ioo de métal. Quand on dissout l’étain dans l’acide nitrique , il se convertit avec effervescence en une poudre blanche qui se précipite. Cet oxide est supposé contenir le double d’oxigène contenu dans le premier.

Phosphure. — L’étain se combine avec le phosphore en projetant des morceaux de celui-ci dans un bain du métal. Ce phosphure cristallise; il est blanc et se laisse couper au couteau. Sous le chalumeau, le phosphure brûle, et le bouton métallique reste.

Sulfure. — On obtient le Sulfure par le même moyen : le composé est bleuâtre, ayant un brillant métallique et cristallisant en cubes ou en octaèdres. Le sulfure d'étain se décompose avec effervescence , par les acides. Quand on fait fondre parties égales de soufre et d’oxide d’étain , on obtient un composé qui cristallise en prismes hexaèdres, d’un jaune doré, inattaquable par les acides; chauffé fortement, il se noircit; on l’appelle or mussif; c’est un sulfure d'étain ayant la forme decailles légères et dorées. On peut l’obtenir en mêlant 12 parties d’étain, 7 de soufre, 3 de mercure et 3 d’hydrochlorate d’ammoniaqne (sel ammoniaque ). Ce mélange étant exposé à une forte chaleur pendant 8 heures, dans un creuset dé plombagine recouvert, l’or mussif se sublime.

Sulfate d'étain. — L’acide sulfurique agit faiblemnnt sur l’étain à froid : il se décompose ; son oxigène se combine avec le métal, et l’oxide blanc se précipite, tandis que l’acide sulfureux se dégage. Quand on emploie la chaleur, l’acide se décompose davantage, et il se forme un oxide blanc. Cette solution évaporée prend la forme de gelée, et elle refuse de cristalliser pai* l’addition de l’eau.

Sulfite d’étain. — Quand on plonge de l’étain dans de l’acide sulfureux liquide, il devient d’abord jaune , puis noir, et se précipite. L’oxigène se combine avec le métal , qui se dissout dans l’acide et forme un sulfite qui reste en dissolution ; le précipite noir est un sulfure d'étain.

Nitrate tV étain. — L’action de l’acide nitrique sur l’étain

est très-violente ; il se produit beaucoup de chaleur avec dégagement de gaz nitreux , et formation d’un oxide blanc. Quand on fait evaporer la dissolution , 1 oxide s’en sépare toujours. Lorsqu’on emploie de l’acide étendu d’eau, une petite partie de l’oxide se dissout; la solution est jaune. Le métal dans cette expérience , paraît être oxidé par la décomposition de l’eau , dont l’hydrogène , s’unissant avec l’azote de l’acide nitrique, forme de l’ammoniaque qui se dégage.

Hydrochlorate d'étain. — L’acide hydrochlorique concentré dissout l’étain, qui lui enlève sa propriété de fumer au contact de l’atmosphère, et sa couleur. Il se produit une légère effervescence, qui est due à la décomposition de l’eau et au dégagement du gaz hydrogène , dont l’odeur fétide est due à une portion du métal qu’il entraîne avec lui. Cette solution ne produit aucun précipité par les autres acides, et on en obtient des cristaux déliquescens en forme de prismes aiguillés brillans. Les alkalis décomposent ce sel; ajoutés en excès, ils redissolvent l’oxide qu’ils avaient précipité; cette solution alkaline, qui est brune, est précipitée par le sulfure d’ammoniaque. Ce précipité noircit en séchant , et produit de X ammoniaque et de Xor mussif, par la distillation.

C’est l’hydrochlorate d’étain nouvellement préparé, qu’on emploie à précipiter le pourpre de Cassius. Il faut , pour obtenir un beau produit, que l’étain y soit au minimum d’oxidation (i).

Le chlorate d’étain se prépare directement , en faisant passer un courant de chlore dans une solution d’hydrochlorate de ce métal , ou bien en triturant parties égales de sublimé corrosif et d’un amalgame composé de deux parties d’étain et d’une de mercure. On distille le mélange dans une cornue de

(i) Dans la fabrication du pourpre de Cassius , on emploie de l’hydrochlorate d’étain nouvellement fait à chaque nouveau travail. Il est lion de diviser , dans différens verres , la solution d’or qu’on veut employer ; afin d’obtenir un produit plus uniforme , on fait le mélange des précipités après qu’ils se sont formés. ( Note du Traducteur.)

appliquée aux arts f.t aux manufactures. 271 verre , à une chaleur modérée. Il passe d’abord un liquide incolore, composé d’eau, qui bientôt est suivi d’un développement subit de vapeurs blanches qui se condensent en un liquide transparent; on l’appelle liqueur fumante de Libavius. Abritée du contact de l’air, il se dépose des cristaux aiguillés à sa surface , qui se précipitent sans altération. L’addition d’un tiers d’eau à ce liquide, le convertit en une masse solide. L’hydrochlorate d’étain est composé de 100 de métal et de 61 de chlore; et le chlorate contient une proportion double de chlore.

L’étain se combine avec plusieurs autres acides, et forme des sels solubles; leur peu d’utilité les rend à peu près nuis.

L’étain à l’état métallique , change peu par l’action des alkalis ; mais ses oxides se combinent avec eux. Les terres s’unissent par la fusion avec l’oxide d’étain ; par l’addition d’1111 alkali fixe, on obtient une masse vitrée opaque, qu’on emploie comme un émail.

Alliages. — L’étain s’unit facilement avec différens métaux par la fusion. L’alliage avec l’antimoine est plus dur que l’étain , et s’emploie dans les arts , particulièrement à confectionner les feuilles sur lesquelles on grave la musique. L’étain et le mercure se combinent en toutes proportions. Cet amalgame est employé à étamer les glaces. L’alliage d’étain et de zinc s’emploie à faire de la vaisselle.

SECTION XIII

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