DE LA PREMIÈRE ÉDITION
Un ouvrage purement élémentaire manquait aux élèves qui se destinent à l’étude de la chimie.
En entreprenant celui que je leur offre aujourd’hui, j’ai eu pour but de les amener insensiblement , par une méthode claire , précise et succincte , à ce degré de connaissances premières, si éminemment propres à faciliter l’intelligence de cette science, et à simplifier le travail à force d’évidence.
Pour remplir la tâche que je m’étais imposée, j’ai rassemblé sous un même point de vue les vrais principes que la doctrine moderne a révélés. J’ai analysé ces génies créateurs de la chimie , en ayant soin d’élaguer tout ce qui n’avait point un rapport direct aux élémens.
Je me suis attaché particulièrement aux phénomènes que le jeune pharmacien doit s’empresser de connaître , afin de s’habituer de bonne heure à ne rien préparer cm py ri quement , et à ne pas se borner, comme il arrive trop souvent , à une manipulation routinière , honteuse, et condamnable.
PREFACE
Aussi, pour ne point le, distraire de mon véritable objet, celui de lui infuser, si je puis m’exprimer ainsi , la science préliminaire , je ne me suis point occupé des acides qui ont la terminaison en eux; des substances terreuses, et autres corps non employés en pharmacie : ces différentes matières doivent faire partie d’un Cours complet de Chimie , et alors d’une étude subséquente.
J’ai basé la division de cet opuscule sur celle du célèbre Fourcroj ; elle est assez généralement adoptée. Mais, pour me concentrer encore davantage dans le cercle élémentaire que je m’étais tracé, j’ai distribué mon travail par demandes et par réponses. En effet, cette méthode convient mieux aux commençans :
la brièveté qu’elle comporte rend sa théorie plus simple et plus facile à saisir; ses définitions, tout à la fois concises et évidemment explicatives , s’impriment plus facilement dans la mémoire.
Cet essai , que je considérais d’abord comme une tâche peu pénible , m’a bientôt fait sentir qu’il exigeait une force d’application et de persévérance peu compatible avec mon âge , mais le désir prononcé d’être utile à mes condisciples m’ayant suggéré cette entreprise , le même sentiment m’a soutenu pour la conduire à sa fm. Puissé-je avoir atteint mon but !
TABLE