ANALOGIE 0U STYLE
lorsque non» l'enlcndotis redire dans les mêmes termes, et dans d«s dreonstanees à-peù-^ près semblables. Ah mon père l Ah mon fils l sont mille fois plus padiëtiques pour moi qui suis Français, cçaHeupater! heufiliî et l'expression s'afifaiblit encore , si Ton traduit les noms de fils et de père par ceux de nate et de genitory dont le .son n'est plus ressemblant.
L'abbé Dubqs^expliqiie l'affieiiblissement de la pensée ou du sentiment exprimé dans une langue étrangère, par une espèce de traduction qui se fait , dit-il , dans l'esprit : comme lorsqu'un Français entend le mot ang^is God, il commence psûr le traduire , et se dit à Iniméme Dieu; ensuite il pense à l'idée que ce mot exprime * ce qui ralentit l'effet de l'expression , et par conséquent l'affaiUit.
Mais la véritable cause de cet affaiblisse « ment , c'est que le mot étranger , quoique je l'entende à merveille, sans réflexion ni délai, n'est pas lié dans ma pensée avec les mêmes impressions habituelles et primitives , que te mot de ma propre langue; et que les émotions qui se rcnouyellent au son du mot qui les a produites, .ne se réveillent pas de mêmè*au son d'un mot étranger , et , si j'osais le dire , inso-
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lite à mon oreille et à mon àme^ Ainsi , quoiqu'il y ait beaucoup à gagner du côté de l'abondance et de la noblesse , à écrire dans une langue morte, parce qu'elle n'a rien de trivial pour nous , il y a encore plus^ à perdre du c6té de Vanalogie et de la sensibilité.
Pour ce qui regarde le style métaphorique et Vanalogie des images , soit avec la pensée , soit avec elles-mêmes , voyez imagbs.