APPLICATIONS DIVERS
ét s’arrêtera entre t5 et 20, ou entre 2 i et 35, selon que cette eau-de-vie sera simple ou rectifiée.
D’après ce qui précède, on voit que la construction de l’aréomètre est fondée sur ce principe, qu’un corps plongé dans un • fluide, perd une partie de son poids égale à celui du fluide déplacé ; donc, plus le fluid^uira de densité, plus l’aréomètre diminuant de-poids surnagera.
588. Galilée, le premier, r^ponnut là pesanteur de l’air; Toricelli, son disciple, la démontra par l’experiençe suivante. Soit AB (fig. 238) un tube dé verre situé verticalement et rempli Fig.a38. de mercure ; si l’on renverse ce tube de manière qu’en gardant toujours une position verticale, la partie inférieure A prenne la place de la partie supérieure, etquc l’on plongecetube(fig. 23g) pi(, ^ dans un vase plein de mercure, il se fera, à la partie BE du tube, un vide qui sera occasionné par la descente du mercure qui s’arrêtera en E lorsque la colonne de mercure comprise depuis E jusqu’à la base horizontale CD du mercure sera.d’environ 28 pouces, ou de j
Cette colonne de mercure ne se soutient que par la pression de l’air extérieur qui, pressant la surfact^D , fait équilibre au mercure renfermé dans le tube.
Les fluides qui ont des densités différentes doivent donc s’élever à des hauteurs différt4fces; c’est ce qu’on a vérifié sur l’eau . En effet, l’eau étant d’une densité qui esta peu près 1 3 ) fois moindre que celle du mercure, devra s’élever à une hauteur qui sera en raison inverse des densités de ces fluides. Ainsi l’eau s’élèvera à une hauteur exprimée par 28^ X 1 3 }, nombre qui diffère peu de 32*"*, ou de iq",4> hauteur à laquelle ori- a reconnu qu’une pompe aspirante' pouvait élever l’eau. - ’
Dans cette pompe , le piston qui était à la surface de l’eau
• • . . # s’étant élevé jusqu’à une certaine hauteur, il se fait un vide dans
le corps de pompe; alors l’eau pressée par l’air environnant,
monte dans ce vide de la même manière que s’élève le mercure
dans le tube de Toricelli.
382 •hyd«ostatiqhf,.
58f). • Le mécanisme du siphon s’explique aussi par la pression de l’air. On appelle siphon un tube recourbé, darts lequel l’une des branches est plus longue que l’autre. La branché KF Fig. a4o. (fig, 240) qui est la plus courte, est plongée dans un vase ABCD plein de liqueur; alors si en aspirât l’air par l’ouverture G, on fait le vide, la pression de l’air agissant sur la surface BC du fluide, fera monter l’eau dans le siphon, et le fluide se videra par la branche FG.
590. L’air est nn fluide élastique qfti se comprime sensiblement en raison directe du poids qui le presse.
Fig.u^i. Voici une expérience qui' va le prouver. Soit ABCE(fig. 241) un tube recoufbé et fermé hermétiquement au point Ê : si par l’ouverture A', on fait entrer du mercure quy-empjisse la partie du tube comprise depuis A jusqu’en D , lorsque AB Sera de 76"""" • (*), le mercure DC occupera la moitié de la branche CE ; et si l’on verse encore du mercure dans le tube jusqu’à ce que A 'b soit de deux fois 76e'""*'*, l’espàce E d rempli par l’air sera réduit au tiers de CE ; et ainsi de suite.
Cette expérience prouve la compression de l’air; car lorsqu’il n’y avait point de iWrcure dans lé tube, l’air CE faisait équilibre à une colonne d’air de même poids que celui d'une colonne de mercure de «fl**»*»»- de haut; lorsqu’on verse ensuite du mercure, et qtie AB est de l’air renfermé dans ED
fait donc équilibre à un poids de deux fois n6rm,im‘, et cet air
, (*) On suppose que l'expérience soit faite à I’ari», où la Uautour moyonrie du mercure, dans le baromètre, est de om,7(~>; et l’on sent que, dans ui» antre lien, te mercure pourrait n’ètre pas à la môme hauteur. > •
Sous le Pont-Royal, et au niveau des moyennes eaux de la 9eine, lorsque le thermomètre indique ia°, la hauteur moyenne du baromètre esf, d’après M. Biol, de 0™,7G. M. Shuckburg, qui a mesuré avec beaucoup de précision la hauteur moyenne du baromètre à 1» latitude de 4ri° (division nonu jj.t, Pa trouvée de om ,7(129. Le thermomètre était à ia°,8.