‹ Elemens de mecaniqueChapitre 73 sur 161 · HJ DE IA STATIQUE · texte numérisé non relu

HJ DE IA STATIQUE

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SECOMDE PARTIE.

De la loi d Inertie.

a» 5. La Dynamique , comme nous l'avons vu, est la partie de la Mécanique où l’on traite du mouvement des corps. Nous établirons d’abord en principe Aette loi de la naturé , que tout corps doit rester dans son état de repos ou de mouvement , à moins qu’une force étrangère ne l’en fasse sortir. Cette indifférence de la matière au mouvement comme au repos , est ce . qu’oq appelle 'son inertie. C’fest cette force d’inertie qui fait qu’un corps frappé par un autre résiste- d’abord à son impulsion avant que d’absqrber une partie ou la totalité de son mouvement. -C’est encore en vertu de cette forcé d’inertie qu’un corps qui a reçu une impulsion primitive doit se mouvoir en ligne droite d’une manière uniforme , si aucun obstacle ne s’oppose à son mouvement j car il n’y a'pas de raison pour qu’il se meuve <Tun côté plutôt que de l’/iutre , ni qu’il accélère son mouvement,. ni qu’il le ralentisse. A la vérité, ne connaissant pas la nature de la forc,e d’impulsion, nous ignorons si elle ne tendra pas à s’altérer dans lé mobile; aussi ne donnons-nous cette Joi de l’inertie que comme un résultat qui nous est offert par l’expérie'nce et l’analogie.’

Si nous ne voyons pas le mouvement se perpétuer ainsi dans les corps, c’est qu’il est continuellement altéré, soit par la résistance des milieux, soit par la gravitation, soit par d’au-

Élém. de Mécanique

très causes Le mouvement le plus simple que l’on puisse concevoir, est donc celui qui se fait en ligne droite, et qui agit d’une manière uniforme; c’est pourquoi on a donné à ce mouvement le nom de mouvement uniforme : tout autre. mouvement porte en général le nom de mouvement varié.

Du Mouvement rectiligne uniforme.

286. 11 résulte de la définition précédente, qu’un mobile animé d’un mouvement uniforme doit parcourir des espaces égaux dans des temps égaux; d’où il suit que si V est l’espace qu’il a parcouru dans une unité de temps, il décrira 2 V au bout de deux unités de temps, 3V au bout de trois unités de temps, ainsi de suite. ï*ar conséquent, si nous appelons t le nombre d’unités de temps écoulées pendant que le mobile a parcouru l’espace e, cet espace sera égal à t X V ; déporté que nous aurons

Telle est l’équation du mouvement uniforme. Le coefficient V est ce que l’on appelle la vitesse; on l’a ainsi nommé , part e que c’est de ce coefficient que dépend la rapidité du mouvement qui anime le mobile.

En effet, si un mobile M se meut n fois plus rapidement qu’un autre M', il est certain que l’espace V que parcourra le premier dans l’unité de temps , sefa n fois plu* grand que l’espace V' que parcourra le second dans |a même unité.

287. On peut comparer les circonstances du mouvement dans deux mobiles partis au même instant d’un point A, avec des vitesses V' et V". Pour cela, soient e' et e" les espaces parcourus par ces mobiles, au bout des temps t' et t" ; nous aurons

«' = VY, e" = V"f" ;

1(11 MOliVF.MRNT’ RECTILIGNE VMFOUMK.

d’où hous tirerons

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