PI
T i ta n i u m
Ti.
Boron
Hydrogenium
Plumbum.. . ..
Pb.
Tungstenium
Tu.
Cadmium. .
Cd.
iode....
Potassium
Po.
C ranium
Calcium. ...
Ca.
Iridium
Ir.
Rhodium
Yttrium
Carbon
Lithium
Sélénium
Se.
Zincum
Zn.
Cérium
Cé.
Magnésium. ..
Mg.
Silicium
Si.
Zirconium
Zi.
Cblore
Ch.
Manganium. .
Mu.
Sodium
So.
Ces signes, dégagés de tout autre, ou tels que nous venons de les énoncer, n’indiquent jamais qu’un atome : pour en indiquer plusieurs, on place un chiffre à la gauche du signe ; par exemple , O -f- Cu représente la combinaison d’un atome d’oxigène avec un atome de cuivre, et 2 O -(- Cu , la combinaison de deux atomes d’oxigène avec un de cuivre.
Lorsqu’il s’agit cl’un atome composé du second ordre, on abrège la formule. Comme l’oxigène entre dans la plupart des combinaisons, on le désigne en plaçant autant de points suî le corps combustible oxidé qu’il y a d’atomes d’oxigène dans l’acide ou l’oxide. Quant aux corps combustibles, on les désigne à la manière ordinaire, si ce n’est que , pour indiquer le nombre de leurs atomes , au lieu de mettre le chiffre qui représente ce nombre à gauche , on le met à droite et sous forme d’exposant algébrique. D’après cela , selon M. Berzélius, le
protoxidc de cuivre sera Cu ; le deutoxide de cuivre (.11 ; 1 a-
DE MINERALOGIE.
cille sulfureux S ; l’acide sulfurique S ; le sulfate de protoxide
de cuivre Eu S; le sulfate de deutoxide de cuivre Cu S2, etc. O11 peut egalement exprimer par îles formules analogues la
composition des atomes du troisième ordre. Ainsi Ca G2+ Mg C2 est celle du sel double fossile, appelé clolomie ou chaux carbonate'e magnésifère d’Haiiy, qui est composé d’unatome de carbonate de chaux et d’un atome de carbonate de magnésie. Ici , comme l’indique la formule, chaque sel n’entre dans le composé que pour un atome. Mais si l’un d’eux y entrait pour plusieurs,
un chiffre placé à la gauche le ferait connaître ; par exemple, la
formule de l’alun anhydre et à base île potasse est Po S2-}- 2 Al S3 , ce qui exprime que ce sel est composé d’un atome de sulfate de potasse et de deux atomes de sulfate d’alumine.
Enfin, les atonies composés du quatrième ordre s’expriment encore de la même manière, mais en mettant entre parenthèses les atonies du troisième ordre. Telle est la formule de l’alun
cristallisé, — (P0S2 + 2AIS3) -f 48IPO , d’après laquelle on voit qu’il est composé d’un atome du troisième ordre avec 48 atomes d’eau. Au lieu de désigner l’eau par IPO, M. Berzéüus la désigne ordinairement par Aq. La formule précédente
devient donc ( PpS2 -f 2 Al S3) -f- 48 Aq.
58. Les signes que nous venons de faire connaître sont appelés, par M. Berzélius, signes chimiques. Mais ce célèbre chtnuste s’étant aperçu qu’il deviendrait peut-être assez difficile de les lue couramment, surtout lorsqu’ils exprimeraient des composes du troisième et du quatrième ordre, a imaginé pour remédier à cet inconvénient, d’autres signes qu’il nomme’.svgTi&y minéralogiques , pour les distinguer des premiers. A cet effet il supprime les signes d’oxidation, c’est-à-dire les points, et il emploie des caractères italiques, afin de 11e confondre ces sortes
de signes ni avec les signes chimiques des corps oxides , ni avec
les combinaisons des corps simples. Ainsi la formule chimique
d’un silicate de manganèse Mn Si1 est remplacée par la formule minéralogique suivante: MnSP- f- 3 A <7, où les exposans font connaître seulement le rapport de l’acide à celui de la base. De plus , il change, dans les nouveaux signes , la signification des coefficiens qu’011 emploie dans les formules qui représentent les sels doubles. Ainsi, la formule minéralogique
CaSP-\-3MgSi\ qui est celle d’une amphibole , est synonyme
de la formule chimique CaSi2 -f- Mg3 SD , où le coefficient du second terme est fort différent. Dans cette dernière , le coefficient 1 du second membre indique qu’il y a 1 atome de bisilicate de magnésie : dans la première , il n’exprime pas le nombre d’atomes , mais seulement que la quantité d’oxigène de la base du second membre est triple de la quantité d’oxigène delà base du premier, ce qui est une manière différente d’exprimer la relation qui existe entre les deux sels réunis. Mais M. Beudant pense, avec juste raison, que cette double manière de s’exprimer, qui revient dans le fond à une seule, est un inconvénient, surtout lorsqu’on emploie tantôt l’une tantôt l’autre, parce qu’elle doit nécessairement apporter beaucoup d’incertitude dans l’esprit des personnes qui 11e sont point encore bien familiarisées avec ces signes ; aussi n’est-il pas rare de les voir se tromper en voulant passer d’une formule à une autre, principalement dans les cas où le signe minéralogique dit absolument la même chose que le signe chimique, comme dans cet exemple , 3 MgSi* -f FeSi1 , qui en signe chimique est 3Mg"SD -f- Fe3Sih
Ces réflexions, et plusieurs autres que nous omettons de reproduire ici , nous engagent à ne faire usage dans cet ouvrage que d’un seul genre de signes. Or, nous pensons que les signes
chimiques sont plus avantageux que les signes minéralogiques, parce qu’ils expriment de suite la composition entière d’un corps, et qu’ils évitent par cela même bien des petites recherches qu’occasione la simple lecture cl’une formule minéralogique. Le lecteur est donc averti que toutes nos analyses seront exprimées désormais en signes chimiques , tels que M. Berzélius les a donnés.
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