quintaux
4 , ooo
Total ». 20,600 quintaux.
La quantité de sinail ou bleu d’azur faite avec ces produits s’élève à environ 38, 000 quintaux , ce qui vaut alors près de 3 millions de francs. On en importe annuellement en France 5 ou 600,000 kilog. (Beudant. )
XIIIe FAMILLE. L'RANE.
480. Les minerais d’urane peuvent se reconnaître au moyen du chalumeau et du verre de borax. Ils colorent celui-ci eu jaune sombre ou orangé quand 011 les place dans la flamme extérieure ou d’oxidation, et en vert sale dans la flamme intérieure ou de réduction. O11 peut encore faire usage des phénomènes que présentent ces minerais lorsqu’on les dissout dans l’acide nitrique. La solution a une teinte légèrement jaunâtre les alcalis y déterminent un précipité jaunâtre, qui se redissout dans le carbonate de potasse, et l’bydro-ferro-cyauate île potasse y forme un précipité de couleur rouge de sang,.
Cette famille renferme quatre espèces qui ne sont pas encore bien déterminées.
l'c ESPÈCE. UVAJSj: OXIDl LÉ.
( L ranç noir, BrOngn.; pech-blend ou mine de poix, Ivnvv . ; bi-oxide d'urane , Be-uilant.)
481. Caractères essentiels. Cette espèce a une couleur brune noirâtre ; son éclat, est presque résineux ou semi-métalloïde ; elle donne une poussière noire ^elle est plus dure que le fluor ; sa texture est subgrenue, sa structure feuilletée dans un sens, ou laminaire; sa surface extérieure est quelquefois mamelonnée ; elle se dissout dans l’acide nitrique avec dégagement de gaz nitreux et le colore en jaune.
Sa pesanteur Spécifique est de 6,6 à 7.
Composition C’est un bi-oxide dont le signe chimique
= U. Dans la nature, le minerai ne renferme jamais que 86 pour cent d’oxide d’urane ; le reste est du plomb sulfuré, du fer oxidé et de la silice.
L’urane oxidulé se présente en masses amorphes compactes ou en concrétions distinctes, lamelleuses à lames courbes, épaisses, et grenues à gros grains anguleux.
482. Caractères dJ élimination. On distingue cette espèce du zinc sulfuré brun , à sa pesanteur beaucoup plus grande et à la couleur jaune qu’elle donne à l’acide nitrique; du fer chromé, en ce que celui - ci communique une belle couleur verte au borax avec lequel on le fond au chalumeau; et du vchééhn ferrugineux , en ce que ce dernier présente des coupes nettes dans deux sens perpendiculaires entre eux, tandis que 1 urain oxidulé n’a qu’un tissu feuilleté dans un sens unique, et enfin en ce que la poussière du schéélJn est d’un brun violet, celli de l’autre étant noire.
4-83 - Gisement . L’urane; oxidulé ne se rem outre que dans les terrains primitifs, on se:, liions , qui sont peu considérables traversent le gneis II \ accompagne les liions argentifères et
ÉLÉMEiNS
plombifères , ainsi que le fer oxide et îe cobalt arsenical. On le cite surtout dans les environs de Joacliismsthal ( Bohème) et à Schnééberg , Freyberg, Annaberg, Marienberg , Jolian- Georgenstadt (Saxe), etc. Rare.
2e ESPÈCE. U RA NE OXIDE HYDRATE .
(Ocre d’urane, Kirvv. ; lydroxide d' urane, Beudant.)
484- Caractères essentiels. Cette espèce, qu’on trouve tantôt sous la forme d’une poudre jaune citrin à la surface de l’espèce préce'dente , et tantôt , mais plus rarement , en petites masses compactes de même couleur, donne de l’eau par la calcination, et prend une couleur rouge tant qu’elle est chaude.
Sa pesanteur spe'cifique est de 3,i5 à 3,24?
Composition. Formée de tri-oxide d’urane et d’eau en quantité' inde'termine'e = U -f- Aq* . La variété compacte est un mélange mécanique d’hydrate d’urane, d’uranate de chaux et d’uranate de plomb. ( Berzélius. )
485. Gisement. Se trouve dans les mêmes gisemens que l’espèce précédente.
3e ESPÈCE. VRANE PHOSPHATÉ.
( Urane jaune , Brongn. ; uranilej urane micacé , Kirw. ; mica vert y calcholithe , W. ; urane oxidé , îTaiiy ; torbérile. )
486. Caractères essentiels. Sa couleur est le jaune passant au vert; sa structure est laminaire. Il est translucide et éclatant; il est tendre , aisément frangible ; il se dissout sans effervescence dans l’acide nitrique ; il est infusible par les alcalis.
Sa pesanteur spécifique est de 2,19 à 3,12.
Caractères cristallographiques . Sa forme primitive est. un prisme à hases carrées dont la hauteur et le côté sont à peu près comme les nombres 16 et 5. Scs cristaux sont de petits
prismes rectangulaires plus ou moins modifiés , ou de très petits octaèdres.
Ses variétés de structure se réduisent aux trois suivantes :
Crâne phosphaté flabelli forme. En petites lames divergentes en manière d’éventail.
laminaire . En petites lames irrégulières , disséminées sur la gangue.
terreux. En couches superficielles à la surface de l’urane oxidulé.
Composition. La dernière formule indiquée par M. Berzélius la représente comme formée de 1 atome de sous-phospliate de
chaux, 4 dfi phosphate d’urane et 48 d’eau =Ca3P -f- 4ÜP + 48Aq. — La variété, nommée calcholithe , et qui est colorée en vert par de l’hydro-sous-phosphate de cuivre, serait,
d’après le même savant, représentée par la formule — Cu3 P2
-J- 4 G P + 48 k(\.{Ann. de Chimie et dePlvys. , t. XXXI, p.3o.)
487. Caractères cl’ élimination. L’urane phosphaté se distingue du mica par sa fragilité , et sa solubilité dans l’acide nitrique ; du cuivre murialé , en ce que celui-ci communique à la flamme une couleur en partie bleue et en partie verte \ et enfin du cuivre arsenialé laminaire , en ce qu’il ne donne pas au feu l’odeur arsenicale.
488. Gisement. L’urane phosphaté se trouve dans les terrains primitifs, de même que l’urane oxidulé, dans des granités graphiques et autres roches primitives, comme à Saint- Yrieix et Chanteloube, dans les environs de Limoges ; à Saint- Syinphorien, près d’Aulun ; à Brunswick, province du Maine (États-Unis), etc. Il accompagne souvent les minerais d’é-
LLÉMENS
tain , comme à Carrarach , dans le comte de Cornouailles; à Steinlieidel , Zinmvald en Bohème , ainsi que les filons argentifères, à Sclinéé berg, Joan-Georgensladl en Saxe; les filons ferrilères, à Eibenstock et Rheinbreidenbach en Saxe, et quelquefois les minerais de cuivre , comme dans le comte de Cornouailles. Il a souvent pour gangue un quarz agate grossier ou la chaux fluatée fétide d’un violet noirâtre. Sans être très abondant, il est assez répandu; c’est le plus commun clés initierais d’urane.
4e ESPÈCE. U R ANE SE LF AT È .
48c). M. John de Berlin admet cette espèce , qui, selon lui , serait en cristaux aciculaires groupés en rayons divergens, qu’on pourrait rapporter à des prismes rlioinboidaux obliques; ils sont verts d’herbe, translucides et ont un éclat vitreux ; ils se dissolvent dans l’eau. 11 regarde aussi comme un soussulfate d'urane une substance jaunâtre , terreuse, insoluble dans l’eau, qui accompagne l’urane sulfaté. Ces deux espèces se trouvent à Joacliimsthal en Bohème, dans un filon appelé rothengang , sur le mica scliistoide , et associées à de la chaux sulfatée cristallisée en aiguilles. Leur histoire n’est pas assez complète pour qu’on puisse définitivement les ranger dans la classification des espèces minéralogiques.
Extraction de Vitrant;.
4qo. L’urane est sans usages ; il en est de même île ses minerais. On 11e l’obtient qu’avec une peine incroyable à l’état métallique dans les laboratoires; il est toujours sous forme de poudre noirâtre ou de masse poreuse très peu homogène, ce qui tient à ce qu’il résiste aux plus violens feux de forge.
Ouoi qu’il en soit, pour obtenir l’urane pur, il faut exposer le peroxide dans un creuset brusqué à une forte température, ou mieux le réduire par l’hydrogène dans un tube de
porcelaine, comme nous l’avons déjà indiqué pour le clirôxne, le molybdène, etc. ( i j5, i5i , etc.). On obtient le peroxido d’uranc en décomposant le dcuto-nitrate par la potasse ou la soude; et le deuto— nitrate se prépare en calcinant Lucane phosphaté naturel avec le double de son poids de carbonate de soude, lavant à plusieurs reprises le produit obtenu, dissolvant le résidu dans l’acide nitrique et faisant cristalliser.
XIVe FAMILLE. ZINC.
. Les minerais de ce genre sont assez difficiles à reconnaître à cause du peu de caractères précis qu’on peut employer. On doit les griller convenablement et les traiter par le charbon et le carbonate de soude pour les revivifier. Ensuite on les chauffe sur le chai bon , et alors on observe que le métal répand une poudre blanche qui entoure le globule fondu sans lui être contiguë , et qui se volatilise facilement en ne colorant pas ta flamme en bleu verdâtre, comme le fait l’oxicle d’antimoine.
On peut encore chaufferies minerais re vivi fiés sur les charbons avec un peu de cuivre rouge ; on forme alors dulaiton reconnais» sable à sa couleur j aune ; mais cette expérience est difficile à faire .
Leur dissolution dans l’acide nitrique donne par les alcalis un précipité qui se redissout lorsqu’ils sont en excès (zincates). Cette famille comprend sept espèces.
Irc ESPÈCE. ZINC SULFURÉ.
(Vulgairement blende.)
4ga. Caractères physiques . Ce minerai est un de ceux qui se présentent sous des aspects les plus variés. Sa couleur dominante est le jaune; il donne une poussière ordinairement grise; il a un éclat diamantaire , et ressemble souvent à une substance résineuse, tant à cause de sa couleur que du luisant de ses lames ; son tissu est très lamelleux , sa réfraction simple
ÉLÉMENS
il est rayé par l’acier, et il raie la baryte sulfatée; il est phosphorescent par le plus léger frottement: c’est un des corps qui manifestent le plus cette propriété ; il s’électrise par le frottement, même sous l’eau, et il peut rester assez long-temps dans cetéta t au milieu de ce liquide.
Sa pesanteur spécifique est de 4,16.
Caractères chimiques. Il est infusible , même avec le secours du borax, et il répand l’odeur cl’hydrogène sulfuré par le contact de l’acide sulfurique. Sa dissolution dans l’acide nitrique est assez dillicile à opérer.
Composition. Formé de i atome de zinc et de 2 atomes de soufre = ZnS2. Les blendes sont ordinairement ferrugineuses ; quelques-unes renferment un peu de cadmium , probablement à l’e'tat de sulfure.
Caractères cristallographiques . Sa forme primitive est un dodécaèdre rhomboïdal subdivisible en octaèdre , tétraèdre et rhomboèdre obtus de iog^o'. Ses variétés de forme sont peu nombreuses, ce sont le tétraèdre et l’octaèdre plus ou moins modifiés, le dodécaèdre rhomboïdal modifié par des facettes additionnelles, un solide à 24 faces dont 12 sont des trapèzes et 12 des triangles isocèles allongés, et un autre à 28 faces augmentées de 4 triangles équilatéraux.
Ses variétés de structure sont les suivantes.
Z inc sulfuré lamellaire ;
fibreux, à fibres divergentes; mamelonné j
globuliforme. L’intérieur des globules est ordinairement strié du centre à la circonférence.
lestacé. Formé de couches concentriques non striées. Cette variété est fréquemment mélangée d arsenic.
Les couleurs que le zinc sulfuré présente sont assez \ ailées ;
ainsi on remarque le jaune citrin, le verdâtre, le brun le noirâtre, le gris métallique et le rouge. Il est d’ailleurs tantôt transparent, tantôt seulement translucide, tantôt enfin opaque.
4;)3. Caractères d’élimination. La grande mutabilité dé son aspect permet de confondre ce minéral avec plusieurs autres, notamment le plomb sulfuré, Yurane oxidé, Y étain oxidé et le fer chromaté. Nous avons déjà indiqué les moyens de distinguer ces substances les unes des autres (3i5,482,3o5,5^2^fs).On le confond encore avec le grenat ; mais on l’en distingue facilement en observant que ce dernier a un tissu bien moins lamelleux, est plus dur, étincelle par le clioc du briquet, et ne se dissout pas dans l’acide nitrique.
4q4- Gisement. Le zinc sulfuré se trouve presque uniquement dans les filons des terrains intermédiaires, surtout dans les filons de plomb. Il s’y trouve en niasses peu étendues ou en cristaux implantés. Il est associé principalement au cuivre gris, au fer carbonaté, au cuivre pyriteux , à 1 antimoine sulfuré aciculaire, à la chaux carbonatée, à là chaux fluatée et à la baryte sulfatée. On l’a pendant long temps confondu avec le plomb sulfuré , et c’est probablement ce qui lui a fait donner, comme l’observe M. Ilaiiy, le nom de blende, qui signifie en allemand substance trompeuse , ainsi que celui de pseudo-galène ou fausse galène. Le zinc sulfuré est très abondamment répandu dans la nature.
2e ESPÈCE. ZINC OXIDÉ.
Zinc rouge, zinc oxidé manganèsifère , Brongn. ; bioxide de zinc manganésien ou ferro-manganèsicn , Beud.)
4q5. Caractères essentiels. Substance d’un rouge orangé, translucide sur les bords ou opaque, ayant une structure lamellaire ; facilement rayée par le couteau; ipfusible au dia- Tome f
ÉLÉMENS
lumeau. Sa dissolution nitrique précipité en brun par les alcalis, et la liqueur surnageante, saturée d’acide, précipite en blanc par l’bydrocyanatc de potasse.
Sa pesanteur spécifique est de 6,2. Elle est toujours en masses amorphes.
496. Gisement. Le zinc oxidé rouge se trouve en abondance dans quelques-unes des mines de fer du comté de Sussex , dans le New-Jersey ; il est en couches et en amas liés à la siénite intermédiaire. La franklinite se rencontre également dans les mêmes gisemens, et principalement aux environs de la ville de Franklin, dans la même province des Etats-Unis d’Amérique.
Composition. Formé de 88 à 92 d’oxide de zinc, et de 12 à
8 d’oxide de manganèse et de fer = Zn -f- Mn.
497. Annotations. Nous rapportons à cette espèce le minéral d’un noir de fer auquel on a donné le nom de franklinite, et qui est un mélange ou peut-être bien une combinaison d’oxide de zinc, d’oxide de manganèse et d’oxide de fer, dans la proportion de 17 parties du premier, 16 parties du second, et 66 parties du dernier. Ce minéral, que quelques minéralogistes regardent comme une espèce distincte, paraît cristalliser en octaèdre régulier; sa poussière est un peu rougeâtre, et il agit fortement sur l’aiguille aimantée. M. Berzélius indique la formule suivante = ZnFe2-j-MnFe5.( Ann. de Chivi. et Phys. t. XXXI, p. 18.)
3e ESPÈCE. ZINC SULFATÉ.
( TJydrosuïfate de zinc, Beud. ; vulgairement gallizinite.)
4q8. Caractères essentiels. Il est blanc, soluble dans l’eau ; possède une saveur styptique très forte ; dégage de l’eau par la calcination et se boursouille en laissant une scorie grise. Sa dissolution précipite en blanc par l’hydrocyanate de potasse.
Sa pesanteur spécifique est de 2.
Il sc présente tantôt concrétionné, tantôt en petites aiguilles
capillaires. Scs cristaux dérivent d’un prisme droit an-
gulaire; ds sont terminés par des pyramides à 4 faces.
Composition. Formé de 1 atome de tri-sulfate de zinc et de
1 2 atomes d’eau = Zn S’-}- 1 aAq. Presque toujours mélangé de divers autres sulfates.
499- Gisement. Ce sel existe en très petite quantité dans les eaux qui circulent dans les galeries de quelques mines contenant du zinc sulfuré, et on le trouve quelquefois attaché aux paiois des galeries dans les lieux où on l’obtient artificiellement du minerai que nous venons de nommer. On le cite en aiguilles dans les mines de mercure d’Idria en Carniole, et en concrétions ou en stalactites dans les mines de Rudein et de Pakherstolln , à Scliemnitz en Hongrie. L’intérieur de ces concrétions offre communément un tissu fibreux.
5oo. Préparation dans les arts. Le sulfate de zinc, connu dans les arts sous le nom de vitriol blanc, couperose blanche, se prépare en grand dans les lieux mêmes où la blende est exploitée, comme a Ramelsberg, près deGoslar, en Suisse; à Idria en Carintliie, à Scliemnitz en Hongrie, etc. La plus grande partie de celui qui est répandu dans le commerce vient de Goslar. Voici le procédé que l’on suit pour se le procurer. On grille le sulfure de zinc dans un fourneau à réverbère; par l’action de l’air et de la chaleur, il passe à l’état de sulfate, en même temps que les sulfures de plomb, de fer et de cuivre, avec lesquels il est constamment mêlé. On lessive la masse grillée, on laisse reposer, on décante et l’on fait évaporer la liqueur jusqu’à ce que par le refroidissement elle se prenne en une niasse cristalline blanche , assez semblable au sucre en pain. Mais il s’eu faut de beaucoup que ce soit du sulfate de zinc pur; il est souillé par du sulfate de 1er, et quelquefois aussi par du sulfate de cuivre; aussi a-t-il une légère teinte jaunâtre. Pour le
ÉLÉMENS
purifier, on le dissout dans l’eau, et on le fait bouillir avec de l’oxide de zinc, qui précipite les oxides de fer et de cuivre; on décante alors ou l’on filtre ; par l’évaporation et la cristallisation on obtient le sel suffisamment pur.
Usages . 1 1 est employé en Médecine comme astringent. Pris à forte dose , il est vénéneux ; il n’est cpie vomitif pris en petite quantité, aussi était-il usité pour produire le vomissement avant la découverte de l’émétique.
4e* ESPÈCE. Z J NC CARBONATE.
( Zinc calamine , Brongniart. )
5oi. Caractères essentiels. Cette espèce a un aspect litlioide, une couleur blanche, jaune ou rougeâtre, une texture subvitreuse, un éclat vitreux, gélatineux ou résineux; elle est opaque ou translucide ; sa structure est laminaire ; elle est facilement rayée par le couteau, et sa poussière , passée avec frottement sur le verre, le dépolit. Elle n’est pas électrique par la chaleur, et se dissout dans les acides avec effervescence, tantôt à froid , tantôt à chaud. Elle ne donne pas d’eau par la calcination, mais devient semblable à un émail blanc.
Sa pesanteur spécifique est de 3,6 à 4,3.
Composition. C’est un bi - carbonate , dont la formule
= ZnC2.
Caractères cristallographiques . Ses cristaux dérivent d’z/n rhomboïde obtus dont les dimensions sont inconnues, mais qui paraît peu différent de celui de la chaux carbonatée; c’est à cette forme que conduit le clivage qui a lieu parallèlement aux faces du rhomboïde. Ses variétés de forme sont peu nombreuses; elle se présente seulement en petits cristaux rhomboédriques aigus , et en dodécaèdres à triangles scalènes. Ses cristaux sont quelquefois sous la forme de petites aiguilles rayonnantes à la surface des masses compactes tic cette espèce.
Elle se présente en stalactites et en stalagmites, et elle est susceptible d’une pseudomorphose. Ainsi elle se montre sous la forme propre à la clxaux carbonatée métastatique et lenticulaire ; c’est alors le zinc carbonate pseudomorphique d’Hauy Cette pseudomorphose s’est opérée probablement par des molécules de carbonate de zinc qui sont venues remplir une cavité occupée d’abord par de la chaux carbonatée métastatique ou lenticulaire.
Ses autres variétés de structure sont :
Zinc carbonatè lamellaire ou grossièrement^re«ar.
concrétionné ou oolitique. Cette variété est en petites concrétions distinctes à la manière du calcaire oolitique.
compacte. Celle-ci a souvent un aspect terreux et quelquefois un aspect carrié. Elle est parlois mélangée d’oxide de fer, qui lui communique alors une couleur rouge.
' up'ijci'e. Elle est colorée en bleu par une quantité variable de cuivre carbonate'. On la regarde comme une mine naturelle de laiton.
Enfin cette espèce est quelquefois très impure et entremêlée de petits cailloux siliceux.
5o2. Caiactcrcs d’ élimination . On devrait, à l’effervescence que le zinc carbonate' produit avec les acides, le distinguer du zmc hjdrosilicaté • mais comme celui-ci est presque constamment mêlé de chaux carbonatée, ce caractère devient nul.
Suivant M. lia üy , un caractère distinctif de cette espèce
ÉLÉMENS
(mais qui peut aussi convenir au zinc oxide et au zinc hydrosilicate) consiste à la dissoudre dans l’acide nitrique , à imprégner un papier de cette dissolution, à faire sécher celui-ci et à l’exposer ensuite à la distance d’environ un pied d’un brasier ardent : il s’allume spontanément en répandant une flamme d’une blancheur éblouissante.
5o3. Gisement. Le zinc carbonaté , bien plus abondant dans la nature que le zinc sulfuré , se trouve d’abord comme ce dernier dans divers dépôts métallifères, et surtout dans ceux de galène et de cuivre , mais il forme aussi à lui seul des gîtes particuliers, tantôt dans les terrains intermédiaires, comme à Bleyberg en Carintliie; à Limbourg, aux environs d’Aix-la- Chapelle ; dans le pays de Juliers, etc. ; tantôt dans les terrains secondaires, comme à Mendipliills près Bristol; à Piekary, Haute-Silésie; et en France, à Montalet, près d’Uzès, à Poitiers , à Saint-Sauveur dans le Languedoc ; à Combecave , dans le département du Lot, etc. Enfin, il existe aussi quelques petits dépôts de cette espèce dans les terrains tertiaires , connue à Passy près Paris; à Marine, Vaume, au-delà de Pontoise.
âïPEXDICE.
5ô>4- Zinc carbonaté cadmifere.
Quelques variétés de zinc carbonate contiennent, d’après les expériences de M. Stromeyer , une petite quantité de cadmium, probablement à l’état d’oxide. Un caractère qui peut servir à les reconnaître, c’est que, d’après M. Berzélius, lorsqu’on les expose sur le charbon à la flamme de réduction , elles s’entourent au premier coup de feu d’un anneau rouge ou orangé. Ce phénomène est surtout sensible après le parfait refroidissement du charbon. Quoi qu’il en soit, la proportion d’oxide de cadmium contenue dans ces minerais ne s’élève tout au plus qu’à quelques centièmes. C’est en examinant des échantillons de ce carbonate, que l’on vendait pour «le I oxide de
zinc dans les pharmacies de la principauté de Ilildesheim et de l’état de Magdebourg , (|ue M. Stromeyer découvrit en 1817 le nouveau métal auquel il donna le nom de cadmium , pour rappeler qu’il accompagnait les minerais de zinc.
505. Son extraction consiste à faire dissoudre à cliaud le carbonate de zinc dans l’acide sulfurique faible, à saturer cette dissolution par un courant d’hydrogène sulfuré ; il se forme un sulfure de cadmium, un peu de sulfure de zinc, et quelquefois aussi du sulfure de cuivre, quand la mine renferme de ce dernier métal. Les différens sulfures sont redissous dans l’acide hydrochlorique. Il se dégage de l’hydrogène sulfuré et il v a formation de chlorure de cadmium et de zinc, dont on évapore la dissolution jusqu’à siccité. On dissout le tout dans l’eau; on y ajoute un excès de carbonate d’ammoniaque; il y a formation d’hydrochlorate d’ammoniaque et précipitation de carbonate de zinc et de carbonate de cadmium : celui de zinc est dissous par l’excès de carbonate d’ammoniaque, et celui de cadmium reste seul. On filtre: le précipité lavé et séché est introduit, avec un mélange de noir de fumée et d’huile, dans une cornue de grès que l’on chauffe jusqu’au rouge. Par ce moyen, le cadmium se réduit et se sublime dans le col de la cornue. On l’en détache pour le refondre dans un creuset, si l’on veut l’obtenir en culot. Sa pesanteur spécifique est de 8,6jo. Il n’est d’aucun usage, à cause de sa rareté.
5e ESPÈCE. ZINC SOV S-CARBON ATÈ.
( Hydro-carbonate de zinc , Beudant; calamine terreuse hydratée, Jameson; zinc carbenaté terreux, Berzélius. )
506 . Caractères essentiels. Cette espèce, qui présente presque tous les caractères de la précédente , en diffère seulement par sa composition, et en ce qu’elle ne se trouve jamais qu’en petites masses compactes et terreuses. Elle donne de l’eau par la calci-
ÉLÉMENS
nation, et peut être volatilisée au feu de réduction par une insufflation soutenue ; elle laisse alors une très faible scorie ferrugineuse.
Composition. Formée de x atonie d’hydrate de zinc et de
3 atoinesde carbonate de zinc, = ZnAq6 -j- 3Zn C.
Il paraîtrait que la quantité d’hydrate de zinc est variable,
de sorte que la substance n’est peut-être qu’un simple, car-
bonate de la formule Z n C, qui serait toujours bien distincte de l’espèce précédente, qui est un bi-carbonate de la formule
Zn C2 (Beudant.)
£07. Gisement. Cette espèce, assez rare, accompagne le zinc carbonaté dans quelques-uns de ses gisemens, comme dans ceux que nous avons cités en France , et surtout dans ceux de Bleyberg en Carinthie. On l’indique aussi dans quelques depots des Indes orientales
6e ESPÈCE. ZINC SILICATE.
(Zinc calamine, Berze'lius; calamine, Beudant; calamine électrique, Jameson; zinc oxidê silicif'ere , Haiiy : zinc hydro-s ilicalé , Brongniart. )
5o8. Caractères essentiels. Cette espèce a un aspect litliolde, une couleur blanchâtre avec des teintes de bleu , île gris et de jaune ; elle est tendre , facile à pulvériser ; sa cassure est rayonnée ou lamelleuse; son éclat est vitreux; elle devient électrique par la chaleur; au chalumeau, elle pétille, dégage de l’eau et devient d’un blanc laiteux sans se fondre ; elle est
soluble en gelée dans les acides, sansy produire cl’eflêrvescence. Sa pesanteur spécifique est de 3,4 à 3,7 Composition. M. Berzélius la regarde comme formée de i
atome île silicate de zinc et de 3 atomes d’eau, — Zn ou de 1 atome de bi-silicalc de zinc et de 3 atomes
*Siad-3Aq,
d'hydrate
de zinc= Zn1 SD -{- 3 ZnAq®. La quantité d’eau ne paraît pas être constante: tantôt elle surpasse la proportion indiquée par la formule , tantôt au contraire elle lui est inférieure; dans quelques cas enfin, l’espèce n’en contient aucune trace et offre
seulement la formule ZnsSi\
Caractères cristallographiques . Sa forme primitive est un prisme rhomboïdal de 1020 3o' et 770 3o', ou un octaèdre rectangulaire de 1200 et So0,^ suivant ITaüy. Mais les cristaux sont petits et leur figure n’est pas très distincte. Ils sont ou en tables à 4 ou 6 faces avec des bords en biseau, ou en prismes hexaèdres, ou en pyramides trièdres.
Ses variétés de structure sont peu nombreuses ; on distingue :
Zinc silicate aciculaire -
Jihreux , à fibres droites, divergentes ou palmées.
lamellaire.
global if orme ou concrë lionne. Formé par la réunion de petits cristaux groupés.
stalactilique.
compacte, caverneux .
terreux.
Les trois dernières variétés que nous venons de citer sont des mélanges accidentels de zinc silicaté, d’oxide de fer, d’argile , de carbonate de chaux et d’autres matières terreuses ; elles se présentent sous la forme de masses ondulées , souvent cellulaires, spongieuses et comme vermoulues, ou de masses informes, qui ont l’aspect entièrement terreux. Ce sont ces diverses variétés , très impures, qui sont proprement ce que l’on a appelé pierre calaminaire.
5oq. Gisement. Cette espèce forme rarement des dépôts à
ÉLÉMENS
elle seule; elle accompagne presque partout le zinc carbonate , et lui est unie assez intimement dans les grands dépôts. Rarement cristallisée, plus souvent en masses volumineuses et en couches étendues avec un aspect terreux dans les terrains secondaires de beaucoup de pays , on la rencontre dans les montagnes primitives de New-Jersey, et surtout dans la chaux carbonatée stratiforme , au Derbyshire, en Angleterre, en Silésie, en Westphalie , etc., ou quelquefois interposée entre un schiste et un grès quarzeux micacé. C’est l’espèce la plus abondamment répandue dans la nature. Les dépôts qu’elle forme avec le carbonate sont quelquefois immenses , tel est surtout celui qui se trouve près d’Aix-la-Chapelle , sur la route de Liège ; il est encaissé entre deux bancs de schiste quarzeux micacé ; son étendue en longueur est de i5oo pieds du nord au sud, sur 100 pieds au moins d’épaisseur, et sa profondeur n’est pas connue, quoiqu’on y fasse des excavations de plus de 2Ôo pieds perpendiculaires. On en extrait annuellement plus de i5oo milliers de calamine.
Les deux substances métalliques auxquelles cette espèce est le plus souvent associée sont le plomb sulfuré et le fer oxidé ; il est même rare de la rencontrer sans cette dernière. C’est principalement dans les mines de plomb et de cuivre qu’on la trouve cristallisée. Les plus beaux échantillons cristallisés proviennent des mines de Limbourg, du Brisgaw , du Derbyshire.
7® ESPÈCE. ZINC ALVMWATÈ.
(S pille lie zincifère, Haü y ; gahnite , antomalite , fahlunite.)
5io. Caractères essentiels. Sa couleur est le noir verdâtre, avec l’éclat métallique dans quelques endroits. Ses fragmens minces sont verdâtres par transparence ; moins «lui que le spinelle , il raie le quarz. Sa cassure est concho'ide et luisante, avec un éclat vitro-résineux. Il est infusible au chalumeau,
insoluble dans les acides ; fondu avec la potasse caustique , il se dissout dans l’eau et les acides d’où l’ammoniaque précipite l’alumine, et l’hydrocÿanate de potasse, l’oxide de zinc.
Composition. Formé de 1 atome d’oxide de zinc et de
4 atomes d’alumine = Zn AD. C’est un véritable spinelle dans lequel l’oxide de zinc remplace la magnésie.
Gisement. Il se présente sous la forme de cristaux octaédriques disséminés dans un schiste talqueux et accompagnés de cuivre pyriteux. C’est ainsi qu’on le trouve à Fahlun en Suède.
Traitement métallurgique des minerais de zinc.
5i 1 . Les minerais que l’on exploite pour en tirer le zinc ou servir directement à la fabrication du laiton sont : le carbonate, l’bydrosilicate et le sulfure. Les deux premiers sont presque toujours mêlés; ils ont été presque exclusivement employés jusque dans ces derniers temps; maison commence maintenant à employer le sulfure , qu’on n’avait point encore utilisé.
5 12. Traitement de la calamine. La mine que l’on traite à la Vieille-Montagne, près de Liège, est en masses concrétionnées ; elle est presque entièrement composée d’oxide de zinc , de silice, d’eau, d’un peu d’oxide de fer, de carbonate de
chaux et d’alumine. C’est une calamine très riche.
On commence d’abord par la calciner pour en chasser l’eau et l’acide carbonique, et pour la diviser plus facilement. Après l’avoir bocardée, on la mêle avec du charbon ou de la houille , puis on introduit le mélange dans des tuyaux de terre qui traversent un fourneau sous une légère inclinaison et qui communiquent, par leur extrémité supérieure , avec d’autres
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tuyaux inclinés en sens contraire, et situés hors du fourneau. On chauffe fortement , et lorsque la température est au-delà de la chaleur rouge, l’oxide de zinc se réduit ; le zinc se volatilise et vient se condenser, sous forme de grenaille, dans les tuyaux extérieurs, que l’on rafraîchit au besoin. Pour le livrer au commerce, on le fond dans un creuset, ou on le coule en tablettes du poids de 6 à 8 kilogrammes.
Dans la Carniole, le traitement de la calamine est le même , seulement l’appareil est un peu différent. 11 consiste en un grand nombre de tuyaux en terre placés verticalement, fermés par le haut et ouverts à la partie inférieure. De cette manière, les vapeurs de zinc cpii se produisent au moment de la réduction descendent à travers le minerai , et viennent se condenser au-dessous de la voûte qui porte les tuyaux. Le métal est ensuite fondu comme précédemment , et coulé en plaques qu’on lamine.
5i3. Traitement delà blende. Le traitement du sulfure de zinc ou blende se fait dans des appareils semblables aux précédens. On le réduit d’abord en poudre, on le grille ensuite dans des fourneaux à réverbère ; on le mêle avec du charbon , auquel on ajoute une petite quantité de fondant salin, comme du tartre, du sel marin , et on introduit ce mélange dans les tuyaux.
£» 1 4 * Préparation du laiton. Le laiton ou cuivre jaune, que les arts emploient en si grande quantité, se prépare ordinairement en traitant à une haute température un mélange de cuivre, de calamine la plus pure possible et de charbon. G est principalement à Namur, à Liège et dans la principauté de Nuremberg que se fabrique le laiton, delà manière suivante. On grille convenablement le minerai de zinc, non-seulement pour le diviser, mais aussi pour brûler en partie le soufre des sull ures métalliques qui pourraient s’y trouver mélangés y puis on le réduit en poudre très fine; on prend 5o pallies de
celte poudre, on la mêle avec ao parties de charbon in.lvé vise, cl on stratifie ce mélange dans de grands creusets avec 3o parties de cuivre en grenaille; on expose ccs creusets à une forte chaleur. L'oxide de sine , après s’être réduit, se combine •nec le cuivre a peu près dans le rapport de 3 à Lorsque ht combinaison est opérée , on réunit le laiton de plusieurs creusets en un seul , on le met en pleine fusion , et on le coule en planches ou tables du poids de 4» à 5o kilogrammes, dans des moules ordinairement de granité.
On substitue maintenant dans bien des endroits le sulfure de zinc a la calamine, pour la préparation du laiton. On a l’at tendon alors de bien griller le minerai avant de le mêler avec le charbon ; mais quelque bien conduit que soit le grillage , on ne peut chasser entièrement le soufre : il est plus qUe probable que les dernftrcs portions de ce corps sont alors enlevées par le charbon, à l’état de carbure, pendant l’opération. r
5t5. Dans les ateliers où l’on traite les minerais zincifercs pour en obtenir le laiton ou le zinc métallique, on recueille , dans le liant des cheminées ou sur les parois des fourneaux , une matière d’un gris cendré ou jaunâtre, dure
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sonore , ordinairement contournée en écorces d’arbi
«uijjtc, que
Ion a nommée lulhie ou cadmie des fourneaux. Cette substance n’est autre chose que de l’oxide de zinc inclé de suie et de quelques autres matières étrangères qu’il a entraînées dans sa sublimation. On l’emploie en Pharmacie dans quelques préparations anti-oph thaï iniques. Les anciens minéralogistes appelaient cadmie naturelle ou fossile la calamine ou pierre calaminaire , l'oxide blanc d’arsenic , l’arseniate de cobalt , etc.
oi6. La quantité de zinc métallique fournie annuellement au commerce s élevé de plus en plus; on la porte, pour ces dernières années, a 33,ooo quintaux environ, dont la valem est à peu près de i million de francs. On peut la réparti,
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ainsi pour les états qui possèdent des exploitations de ce jjenre :
Belgique et Prusse ( surtout provinces
rhénanes) 18,000 quint.
Empire d’Autriche 3, 000
Angleterre 22,000
La France jusqua présent est tributaire de l’étranger pour une valeur annuelle de 400,000 francs, et cependant elle a plusieurs dépôts de carbonate et une grande quantité de sulfure de zinc.
La quantité d’oxide de zinc préparée pour la fabrique du laiton monte annuellement à 120,000 quintaux, d’une valeur de 600,000 francs, répartie ainsi qu’il suit :
Prusse
Angleterre
Pays-Bas (Liège)
Carinthie
Hartz (mais accidentellement) de 1,000
5o ,000 quint.
Gi'j. Usages du zinc. Le plus grand emploi du zinc est dans les arts, où l’on commence à en fabriquer, depuis quelques années, des conduits, des bassins, des baignoires, des gouttières, des couvertures de toit, etc. La préparation du laiton en consomme des quantités immenses. Dans les laboratoires, il sert à la construction des piles volta'iques et à la préparation de plusieurs alliages , tel est surtout celui dont on se sert pour frotter les coussins des machines électriques, et qui est formé de zinc , d’étain et de mercure. Le cuivre blanc ou cuivre chinois et la ioutenague sont d’autres alliages qui n’ont d’importance que parce qu’ils viennent de Chine et sont rares. Enfin , le zinc donne à la Pharmacie son oxide et son sulfate, qui sont employés comme médicamcns
5iS. L’oxide de zinc ( protoxide ) s’obtient dans les laboratoices en soumettant le métal dans un creuset, à l’air libre, à l’action d’une température rouge; le zinc fond et brûle avec une belle flamme verdâtre, et il se forme à sa surface une couche lanugineuse, que l’on enlève avec une spatule de fer au fur et à mesure : une portion de cet oxide se répand dans l’atmosphère, et ressemble à des flocons de neige. On le connaissait autrefois sous les noms de fleurs de zinc, d'oxide de zinc sublimé, de pompliolix , de nihil album, clc laine philosophique, noms ridicules dont on a fait justice depuis longtemps.
XVe FAMILLE. FER.
5ig. Tous les minerais de fer peuvent être reconnus à l’aide des essais suivans. On grille le minerai, on le fond sur le charbon avec du carbonate de soude, en ayant soin d’en employer un excès, et l’on obtient pour résidu une matière qui , biojée, lavée, afin d enlever, à l’aide de la décantation, la partie vitreuse et charbonneuse , laisse pour second résidu le fer sous forme d’une poudre noire, qu’on traite par un acide, pour ensuite essayer sa solution , i°. par la teinture de noix de galle, qui doit précipiter en noir; 3°. par l’hydro-ferro-cyanate de potasse qui doit précipiter en vert ou en bleu. Enfin , les minerais de fer donnent avec le borax, au feu de réduction, un verre coloré en vert bouteille.
bette famille comprend vingt espèces.