e sous-espèce. Fer natif aciéré ou acier natif
Il a tous les caractères de l’acier fondu. Il se trouve aussi en très petite quantité, non dans les produits volcaniques, comme le précédent, mais dans les produits des houillères embrasées; tel est celui qu’on indique à La Bouiche, près de Néri (département de l’Ailier) , aux environs cl’une mine de houille. On devrait peut-être rapporter cà cette espèce la masse de fer natif de 8oo myriagrammes, trouvée sous le pavé de la ville d’Aken , près de Magdebourg , dont le fer, selon M. Chladin , avait les qualités de l’acier.
522. 3*’ sous-espèce. Fer météorique ou fer natif mckelif'ere.
C’est cette espèce qui forme les météorites et les aérolithes ou bolides , connus sous les noms vulgaires de pierres de la lune , pierres du ciel. On peut distinguer trois sortes de météorites : I. les météorites métalliques , composés de fer presque pur, et qui tombent rarement; II. les météorites pierreux , qui ne renferment que des grains de fer disséminés dans une pâle pierreuse, qui sont les plus communs, et qui tombent actuellement sur tous les points de la terre ; 111 enfin les météo-
liles eliarbonneuxj dont on n’a qu’un seul exemple jusqu a présent.
I. Météorites métalliques. Ils sont presqu’en totalité composés de fer métallique, plus ductile que le fer fabriqué, plus blanc , et qui est constamment allié à une proportion variable de nickel qui s’élève quelquefois jusqu’à 16,6 pour cent. Il possède d ailleurs toutes les autres propriétés du fer ; mais la présence du nickel est si constante, qu’elle suffit pour décider si telle ou telle niasse de fer trouvée isolée est un météorite. C’est à ce genre qu’on doit rapporter toutes les masses considérables de fer que l’on trouve dans un grand nombre de pays (aux environs de Durango , Nouvelle-Biscaye, masse estimée, d’après M. dellumboldt, à 400 quintaux ; Saint- Yago, dans le Tucuman, masse de 3o, 000 livres ; à Galam vers le haut du fleuve Sénégal ; dans plusieurs parties du Mexique ; sur les bords de la rivière Rouge, dans la Louisiane ; au cap de Bonne-Espérance; au mont Kémir, en Sibérie, masse de 1400 livres , etc. , etc.). Assez ordinairement le fer de ces météorites est caverneux et comme spongieux : tel est surtout celui du mont Kémir, dont les cavités sont remplies par une substance vitreuse , que l’on compare avec raison au péridot volcanique , ou plutôt à une de ses variétés , l 'divine, et qui est parfaitement cristallisée , suivant M. Rose de Berlin. Assez souvent aussi sa surface est couverte d'un vernis qui le garantit de la rouille. Les météorites métalliques sont plus rares que les suivans , mais bien plus volumineux.
II. Météorites pierreux. Ceux-ci sont sans formes régulières ; leui suiface offre des arêtes ou angles arrondis ou émoussés; elle est comeite en entier d’une croûte noire très mince, le plus souvent semblable à un enduit superficiel, et en partie vitrifiée. L’intérieur, d’un gris cendré, se couvre de taches de rouille par l’exposition à l’air. Leur cassure est matte terreuse, à grain grossier; ils sont rudes au loucher, faciles »