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Tome I. „o

ÉLÉMENS

briser, quelquefois très friables : ils raient le verre, et la croûte étincelle sous le choc de l’acier. Leur pesanteur spécifique varie de 3,3 à 4,3, suivant que le fer abonde plus ou moins. Le fer nickelifère que tous contiennent s’y trouve mélangé et disséminé sous la forme de grains plus ou moins fins, quelquefois imperceptibles à l’œil nu, souvent sous celle de paillettes, de filets ou de petits lingots, qui se croisent en. formant des figures anguleuses.

M. Léman a rassemblé le résultat de vingt-huit analyses faites sur vingt et un météorites difïérens ; et il en résulte que tous contiennent :

i°. De la silice dans des proportions cpii varient de 21 à 56 pour cent ;

2°. De 20 à 47 de fer métallique ;

3°. Que le nickel y manque quelquefois, mais qu’il s’y trouve aussi jusque dans les proportions de 6 pour cent ■

4°. Que la magnésie, qui n’a manqué que deux fois dans ces vingt-huit analyses, y entre jusqu’à 25 à 3o pour cent;

5°. Que le soufre, qui est assez constant, s’y est rencontré jusqu’à g pour cent ;

6°. Enfin, que l’on peut regarder comme principes additionnels ou accidentels ;

L’alumine, dont on a cependant trouvé jusqu’à 17 pour cent , mais qui a manqué vingt fois ;

La chaux , qui s’y est trouvée jusqu’à 12 pour cent, mais qui a manqué dix-liuit fois ;

Le carbone , le manganèse , le chrome et le cobalt , qui ne se sont jamais trouvés qu’à très petites doses et dans quelques météorites seulement. Suivant M. Laugier, le chrome ( probablement oxidé) se trouverait dans tous.

111. Météorites charbonneux. O11 ne connaît encore qu'uu seul exemple de ce genre ; c’est le météorite tombé à Saint- Étienne de ITolm , près d’Alais, département du Gard : il est

W dans toutes ses Parties , et présente absolument l’aspect du charbon de terre ; exposé à l’air, il ne tarde pas à s’effleuriretà se couvrir d’aiguilles contournées de sulfate de fer. Outre tous les principes cités plus haut , il renferme ?,,5o de carbone sur cent.

Ce n’est que depuis fort peu de temps qu’on a la certitude que les météorites pierreux tombent de l’atmosphère ; leurs chutes, qui sont assez fréquentes, ont toujours lieu avec des phénomènes très apparens, tels que vive inflammation, détonnation plus ou moins forte et prolongée, odeur sulfureuse ou de poudre à canon au moment de la chute , etc. Le phénomène se présente sous toutes les latitudes, même en pleine mer, dans toutes les saisons, et il parait être tout-à-fait indépendant de l’état météorologique de l’atmosphère- on remarque seulement qu’il se montre rarement pendant la nuit. La grande analogie qu’offrent les météorites métalliques avec les premiers a lait penser avec raison qu’ils avaient la même oiigine. O11 peut voir, dans la Lithologie atmosphérique de M. Izain, les Annales de Chimie, les Annales de Chimie et de Phj sique , et le Catologue chronologique des chutes de pierres, par M. Bigot de Morogues , la liste des pierres météoriques dont la chute est bien avérée.

Quelle a pu être l’origine des aérolithes? dans quelles régions de 1 espace, et de quelle manière ont- elles été produites? quelles sont les causes qui ont déterminé leur chute vers la terre? Ces questions sont trop importantes pour que nous puissions ,.es discuter ici; nous dirons seulement que l’opinion la plus généralement admise maintenant consiste à les regarde* comme provenant d’explosions des volcans lunaires. O11 peut consulter d ailleurs la dissertation intéressante de M. IJauy sur le phénomène des pierres tombées du ciel ( Traite de Minéralogie, t. III, p. 542), les Annales de Chimie et les Annales de Chimie et de Physique.

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2e ESPÈCE. F RR SULFURÉ*

( Vulgairement pyrite martiale. )

523. Le fer sulfuré , dans l’état actuel de la science , comprend deux sous-espèces aussi distinctes l’une de l’autre que le sont le calcaire rhomboïdal et l’arragonite. Leur composition chimique est la même, mais leurs formes cristallines ne sont pas compatibles entre elles. Ces deux sous-espèces sont : le fer sulfuré jaune et le fer sulfuré blanc d’Haüy, qu’il est préférable d’appeler avec M. Brongniart , fer pyriteux cubique et fer pyrileitx prismatique .

Leur composition =: FeSL

ire sous-espèce. Fer pyriteux cubique. ( Fer sulfuré jaune , Haüy ; quadri-sidfure cubique, Beudant. )

Ô2 ^.Caractères physiques. Il est d’un jaune de bronze ou de laiton ; son éclat est métallique ; il étincelle sous le choc du briquet, en répandant une odeur sulfureuse ; il raie le verre, a une texture dense, grenue, jamais laminaire, une cassure vitreuse et éclatante lorsqu’elle est fraîche, raboteuse, quelquefois cependant conclioide à petites évasures. Sa poussière est d’un noir légèrement olivâtre : il est susceptible de recevoir un assez beau poli.

Sa pesanteur spécifique est de 4? 1 à 4,8-

Caractères chimiques . Exposé au chalumeau, il répand l’odeur de soufre , s’en dépouille entièrement et finit par se convertir, mais difficilement, en un globule roux et attirable à l’aimant. Sa dissolution nitrique donne un précipité bleu abondant par l’hydro-ferro-cyanate de potasse.

Caractères cristallographiques Sa forme primitive est le cube, suivant Haüy. On pourrait aussi bien admettre l’octaèdre. Les formes de ses cristaux sont très multipliées ; les plus communes sont : le cube , le cube allongé , le cubouctaèdre et le dodécaèdre à plans pentagones non régu-

liers. L icosaèdre et l’octaèdre re'gulier sont plus rares. Quelquefois les faces du cube sont striées dans trois sens perpendiculaires l’un à l’autre. C’est à cette variété qu’Haüy donne le nom de triglyphe , et qui s observe surtout dans les pyrites aurifères.

Les variétés de structure sont peu nombreuses ; on remarque surtout les suivantes :

ber py nteux cubique concrétionné ; en stalactites fusiformes,

cylindriques , globuleuses ou simplement mamelonnées, dont l’extérieur est couvert de lames carrées brillantes et imbriquées , et dont l’intérieur est fibreux.

dendro de ; en arborisations ou dendrites, renfermées, pour l’ordinaire, en tre les feuilletsdes pierresschisteuses et fissiles.

pseudo-moi phique ; moulé sur des corps organiques , tels que des cornes d’ammon , des oursins, des bois, des coquilles , des crabes , etc.

On trouve de ces dernières à F île de Clieppey, à l’embouchure de la Tamise.

disséminé. Ou réunit sous ce nom le fer sulfuré disséminé dans une roche quel—

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> conque en petits points

microscopiques, dont on ne peut soupçonner l’existence que par la décomposition spontanée des roches qui le renferment, ou par les efflorescences dont elles se couvrent.

Tels sont les schistes alumineux ou ampelliles , certains psammites des houillères, et quelques roches felspathiques.

 la suite de ces variétés de forme et de structure , nous devons placer celles qui proviennent du mélange de certains métaux, comme l’or, l’arsenic, etc.

525. Fer pjriteux aurifère. Il est plus brillant , moins jaune, et s’altère moins au contact de l’air que le fer sulfuré pur; ses cristaux sont presque toujours striés. Se trouve en Transylvanie , en Hongrie , en Sibérie, dans le Valais, dans le nord de l’Italie , et surtout au Brésil et au Pérou ; il est exploité comme mine d’or. C’est du Pérou, où il est toujours très bien cristallisé , qu’est venu le cristal compliqué auquel Ilauy a donné le nom de p ar allélique ; il est composé de 128 lacettes additionnelles groupées tout à l’entour des 6 faces primitives du cube ; et cet ensemble de 1 34 facettes est le résultat de sept lois de décroissemens qui ont agi ensemble sans se confondre.

526. Fer pjriteux argentifère . Cette variété renferme de petites portions d’argent natif à l’état de simple mélange. O11 la trouve en Saxe, dans les veines d’argent rouge et d’argent sulfuré, et dans la Nouvelle-Espagne.

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