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IC) ESPÈCE. EER SI LICEO— CALCAIRE

(Fer calcaréo- siliceux, Haiiy ; lier ri te , Wern. ; i Faîte ,

jenile. )

5rS. Caractères essentiels. Sa couleur est le noir tirant sur le vert foncé ou sur le brun ; son éclat est métalloïde , quelquefois légèrement résineux ; il a une structure rayonnée , une cassure inégale et d’un éclat gras ; une dureté qui lui permet de rayer le verre, et d’étinceler sous le clioc du briquet. Il est toujours opaque, se fond au chalumeau en un émail brunrougeàtre très obscur, et devient magnétique. Il est soluble en gelée dans les acides ; sa dissolution précipite abondamment par l’oxalate d’ammoniaque.

Sa pesanteur spécifique est de 3,8 à 4,06.

Sa forme primitive est, suivant M. Cordier, un prisme droit rhomboidcil dont les angles sont d’environ 1 1 1° 3o' et 68° 3o' Ses formes secondaires, qui sont peu nombreuses, résultent de modifications très simples sur les arêtes de la base et siales angles aigus ou obtus. Elles portent presque toutes l’empremte du prisme rliomboidal primitif. Les sommets des cristaux se font remarquer souvent par un chatoiement particulier.

Ses variétés de structure sont celles que M. llaüy désigne sous les noms de bacillaire, aciculaire , sublamellaire et compacte.

Composition. C est un double silicate de fer et de chaux = CVSi2 -f- 4 Fe3 Si’.

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57g. Gisement. Le plus souvent on trouve cette espèce en petites aiguilles réunies ou isolées , implantées sur les parois des roches de pyroxène granuleux , subordonnées au terrain de micaschiste , et accompagnées de fer oxidulé magnétique , quelquefois d’amphibole, de grenat, d’épidote. C’est ainsi qu’elle existe en trois endroits différens de l’île d’Elbe, à Rio la Marina, Punta la Cera , Capo Calamita. On l’indique aussi dans les mines de fer ou dans leur voisinage , comme à 'Skeen en Norwège, à Serdapol, gouvernement d’Olonez, en Russie. Enfin, on la rencontre encore dans le nord du Groenland, aux États-Unis d’Amérique. Elle n’est pas exploitée, à cause de sa rareté- Elle est très riche en fer, puisqu’elle renferme jusqu’à 56 pour cent d’oxide de fer.

20e ESPÈCE. FER HYDROXIDÉ.

( Fer oxidé hydraté , Haiiy ; fer hydraté ; fer oxidé brun. )

58o. Caractères essentiels. Cette espèce s’offre avec une couleur jaune brunâtre; mais elle passe au brun de bistre et au noir de velours à mesure que sa densité augmente et que sa contexture s’éloigne de la structure terreuse; elle a d’ailleurs un aspect litlioide, rarement métallique. Sa poussière est jaune sans aucune nuance de rouge. Elle est moins dure que le fer oligiste et plus dure que le fluor. Au chalumeau, elle brunit, diminue de poids, donne de l’eau, devient magnétique , et laisse pour résidu de l’oxide rouge de fer.

Sa pesanteur spécifique est de 3,3^ à l’état de pureté.

Composition. Formée de 2 atomes de tri-oxide de fer et de

3 atomes d’eau = FeaAq3. Rarement pure, presque toujours mélangée de matière argileuse.

Caractères cristallographiques . Sa forme primitive est, suivant M. Ifauy, le cube. Cette espèce se présente en cristaux cubiques, en octaèdres, en dodécaèdres, d’un brun foncé, et

qui ne paraissent pas être des épigénies de cristaux de 1er sulfuré ni des pseudo-morphoses. M. de Bournon les considère comme dérivant d’un prisme tétraèdre rectangulaire à base carrée. Quoi qu’il en soit , ces cristaux sont assez rares, et leurs laces ne sont jamais bien nettes.

Scs variétés de structure sont au nombre de o.

I. Fer hjdroxidé apiciforme. Sous forme de petites houppes chatoyantes, d’un brun assez pur, avec un éclat assez vif, implantées ou engagées dans des cristaux de quarz hyalin qui tapissent l’intérieur de géodes ferrugineuses. On les trouve surtout dans 1 île de Volkostroff, en Russie. Cette variété est fort rare.

II. Fer hjdroxidé conerétionné ou fibreux; hématite, Haüy; vulgairement hématite brune ou noirâtre. Elle est ordinairemen t en masses stalactitiques mamelonnées à leur surface, et dont la cassure transversale présente souvent un tissu fibreux très serré , qui est d’un noir soyeux ou d’un brun doré velouté. Quelquefois la surface des masses est recouverte d’une espèce de vernis luisant et noir ; d’autres fois elle offre les plus belles couleurs de l’iris. On la distingue facilement de l 'hématite rouge , à la couleur de sa poussière.

Cette variété est très fusible, facile à traiter, et rend 4, o à 5o pour cent de fonte. Elle renferme le plus souvent du manganèse et de la silice. Elle appartient principalement aux terrains primitifs, quelquefois aux terrains secondaires; elle est souvent accompagnée de fer carbonate'. Dans les arts, on ne lui donne jamais le nom d’hématite.

III. Fer hjdroxidé compacte (stilnopsiderit). Sa texture est compacte ; elle se présente souvent en grandes masses, et forme la base de quelques pétrifications ; accompagne souvent la variété fibreuse, et par conséquent le fer carbonate'. Comme cette dernière, elle n’appartient pas exclusivement aux terrains primitifs. Elle fournit de très bon fer.

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IV. Fer liydroxidé géodique; vulgairement œliic , pierre d’aigle. Cette variété comprend tous les minerais à poussière jaune qui se présentent en masses globuliformes , creuses ou pulvérulentes au centre, et qui offrent quelquefois la figure d’un parallélépipède dont les angles et les arêtes sont arrondies. ( Brongniart. ) Ces sphéroïdes, dont la surface est rude, brillante et comme chagrinée, sont composés de couches concentriques dont la dureté est d’autant plus faible qu’elles approchent plus près du centre, qui est tantôt entièrement rempli , tantôt absolument vide, tan tôt enfin contenant une matière pulvérulente , ou bien un noyau mobile , ou quelquefois seulement une petite quantité d’eau. Ce sont ces géodes que les anciens portaient comme amulettes, et qu’ils croyaient douées de la vertu d’écarter îes voleurs et de favoriser l’accouchement. Il est vrai qu’il fallait qu’elles eussent été trouvées dans le nid d’un aigle !

Cette variété se trouve en abondance , et souvent même en couches continues, dans les montagnes secondaires et dans les couches argileuses de quelques terrains de même formation. 11 ne faut pas confondre ces niasses gc'odiques avec les masses ovoïdes de fer carbonaté, qui ne se rencontrent ordinairement que dans les terrains lioudlers. .

V. Fer hydroxidé globitliformej fer hydroxidé granuleux , Brongniart; fer argileux pisiforme. Cette variété se trouve eu sphéroïdes dont le volume varie, suivant les différens lieux, depuis celui d’un grain de millet jusqu’à la grosseur d’un pois; de là les noms de pisiforme , d’oolilhe , etc. , donnés à ces diverses espèces de globules. Ils sont tantôt complètement massifs, tantôt composés de couches concentriques, avec un noyau à l’intérieur, comme les pisolilhes. Ce n’est, à proprement parler, qu’une modification de la variété géodique précédente. Ces globules sont tantôt libres, tantôt réunis par un ciment calcaire , et plus souvent argileux, quelquefois non encore endurci.

Cette variété , qui constitue une grande partie des minerais qu’on exploite en France (Berry, Bourgogne , Normandie, Nivernois, etc.) pour obtenir le fer forgé, ne se trouve que dans les terrains secondaires, en couches qui sont peu éloignées de la surface de la terre; d’autres fois elle emplit des liions et des cavités, et forme de vastes amas, principalement dans les terrains calcaires. Elle est presque constamment accompagnée de débris organiques , de coquilles, parmi lesquelles on rencontre des térébratules, qui sont entièrement remplies de ces globules ferrugineux. On ne trouve de coquilles que dans la variété à grains de millet. C’est à cause de la présence de ces corps organisés que le fer qu’elle fournit contient du phosphore et est cassant à froid ; aussi est-il moins estimé que tout autre.

\ F Fer hydroxidé limoneux , Brongniart. Cette variété est très impure, et paraît n’ètre qu’un assemblage des variétés précédentes ; elle est en outre mêlée avec beaucoup de phosphate calcaire , du phosphate de fer , de l’argile et des débris organiques. Sa couleur est le jaunâtre , quelquefois le rouge brun ; souvent elle est entièrement terreuse et friable , mais quelquefois aussi sa texture est compacte, et même luisante: elle se présente encore en masses, dont l’intérieur est criblé de cavités sinueuses et irrégulières, remplies de fer ocreux d’un jaune clair. Elle appartient à la formation la plus nouvelle, et l’on croit pouvoir attribuer son origine au dépôt journalier de l’eau dans les terrains marécageux. On la trouve, en effet, dans les prairies , au fond de lacs, de marais , de lieux bourbeux , etc.

Ç est 1 v fer des marais , le fer de gazon, le fer des prairies des minéralogistes allemands.

Elle fournit un 1er de très mauvaise qualité; on l’exploite en Saxe. Elle est plus abondamment répandue dans le nord que dans le midi.

\ il. Fer hydroxidé sablonneux . Cette variété renferme une grande quantité de sable, qui lui communique une partie de Tome I. 3!

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ses propriétés ; ou plutôt c’est un sable quarzeux agglutiné et coloré par de l’oxide de fer. Elle a une formation toute nouvelle, car elle appartient au sommet des montagnes des environs de Paris , dans le sable qui recouvre le gypse. Souvent ce fer sablonneux s’est moulé en incrustations autour de corps organisés, dont il a pris la forme, et a formé la variété appelée par Uaüy Jisiulaire. On le retrouve dans les terrains analogues à ceux des environs de Paris.

VIII. Fer hydroxidé brun ocreux, Brongn. ; terreux, Haüy. Il est d’un jaune verdâtre ou plus ou moins brun ; il est très tendre , pulvérulent et assez pur. Il se trouve en petite quantité dans les filons de fer carbonate' ; il est d’ailleurs peu important.

IX. Fer hydroxidé pseudo-morphique . Il se trouve en cristaux cubiques , en octaèdres , etc. , en boules hérissées de cristaux provenant de la décomposition du fer sulfuré jaune , en cristaux dodécaèdres à triangles scalènes, par incrustation sur du carbonate de chaux ; modelé en coquilles , madrépores , etc. 11 est peu abondant. Quelquefois le fer liydroxidé se présente en masses polyédriques , qui ont été produites par retrait en se desséchant.

58i. Gisement. Le fer hydroxidé est un des minerais les plus abondans de la famille. On le trouve à peu près dans toutes les formations , à commencer des derniers dépôts primitifs (schistes argileux) jusqu’aux terrains les plus modernes. Ainsi il forme des amas puissans, des couches et des filons dans les terrains primitifs ; il existe en couches et en filons dans les terrains intermédiaires ; mais c’est surtout dans les terrains secondaires qu’on le trouve plus particulièrement et en plus grande abondance , au milieu des masses de calcaire compacte et ool i tique semblable à celui du Jura. La variété globuliforme ou ooli tique y constitue des assises considérables. Dans les terrains tertiaires, il forme de petits dépôts dans la molasse , et se retrouve clans les grès supérieurs. Enfin , cette

espèce se rencontre encore dans les dépôts d’alluvion et m ralt se former tous les jours. C’est surtout dans ce dernier ,'i sentent qu’existent les minerais limoneux dont les dépôts sont souvent très puissans et très étendus.

APPENDICE

582. .< Il paraît qu’il existe une autre espèce d’hydroxide ce fer, de couleur rouge, quelquefois en petites lames cristallines d’une teinte très vive. Cette substance est ordinairement rangée avec le tri-oxide ou peroxide de fer; mais elle paraît avoir des formes particulières : elle donne de l’eau par calcination , et elle en renferme moins que l’hydrate précédent. » (Beudant, Traité do Minéralogie, page 5o3.)

Gisement général des minerais de fer.

583. Le fer existe dans tous les terrains, quelle que soit 1 epoque de leur formation, en masses puissantes, en couches, en amas ; quelquefois il remplit complètement des filons ? quelquefois il y existe mêlé à d’autres minerais.

A. Les terrains primitifs et de transition cristallins offrent les minerais de fer en bancs, en lits, en roches et en montagnes. Les especes qui appartiennent à ces terrains sont :

L eferoxidulé, constituant des montagnes à lui seul; chrome, d’une époque un peu plus nouvelle ; oligiste , dans le gneis, etc. ;

pjnteux cubique et magnétique, en nodules ou en masses ;

carbonate spalhique , en filons, en amas; * arsenical ,

pjrileux prismatique, ï Implantés ou dissémioxidé rouge concrétionné , i nés dans des liions, hjdroxidé concrétionné , ? mais n’en formant ja-

arsen^té, \ mais à eux seuls.

phosphaté. )

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B. Les terrains de transition non cristallins offrent peu d’espèces :

Les fers pjrileux, en lits puissans , en couches ;

Le fer oligiste compacte, en lits, en amas puissans, en

nodules rassembles avec régularité ; carburé , en lits interrompus ; il appartient presque exclusivement à ces terrains*

C. Les terrains secondaires présentent des minerais de fer différens dans leurs assises inférieures et supérieures. Ainsi dans les premières , on trouve :

Les fers pjrileux, cubique et prismatique ;

Le fer carbonate lilhoïde , près des houillères ,

sulfaté, en enduits dans les terrains liouillers.

Généralement ces minerais s’offrent dans cette espèce de terrain, en bancs, en amas, plutôt qu’en liions.

Dans les assises supérieures , on trouve :

Les fers pjrileux , surtout le prismatique , dans les dépôts de marne calcaire , avec des débris organiques, et surtout dans la craie ;

Le fer lijdroxidé, surtout les variétés géodique et globuliforme. Elles appartiennent exclusivement à la partie moyenne de ces terrains.

phosphaté , douteux.

D. Les terrains tertiaires n’offrent généralement que des minerais pauvres et en petite quantité, en amas, en petites masses oviformes, disséminés tantôt régulièrement, tantôt avec irrégularité. On trouve dans les parties les plus infé—

rieures (l’argile plastique et le lignite) ,

Le fer pjriteux prismatique , dans les argiles ;

hjrdroxidé limoneux , dans les parties moyennes et les plus supérieures , le grès ou le sable ;

oxalaté (Voyez 907 ) ; phosphaté pulvérulent , en enduits.

E. Les terrains pyrogènes, volcaniques et trappéens offrent :

Le fer tilaniaté;

oligiste spéculaire ; en cristaux sublimés dans les cavités des roches ; phosphaté cristallin et pulvérulent.

Traitement métallurgique des minerais de fer.

584- Les minerais de fer que l’on exploite pour l’extraction du métal sont peu nombreux ; ce sont :

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