On remarque cette première différence
entre l'échelle
fol%,la, fi, ut, ré, mi , fa , & l'échelle qui lui répond dans le mode majeur,
Jî9 ut , ré, mi, fa , fol, la ,
que du mi au fa , qui font les deux derniers fons de la première échelle, il n'y a qu'un demi-ton ; au lieu que du fol au la , qui font les deux derniers fons de la féconde, il y a un ton entier: mais ce n'eft pas la feule différence qui fe trouve entre les échelles des deux
modes.
85. Pour développer ces différences, & en faire fentir la raifon , nous commencerons par former une nouvelle échelle diatonique du mode mineur , femblable à la féconde échelle du mode majeur, royci E. ut , ré} mi , fa , fol, fol, la , fij ut.
Théorique et pratique. 69 Cette dernière échelle , comme nous l'a- ■■ ' '"■ vons vu , a été formée par le moyen de la L Part* baffe fondamentale fi ut fol ré, difpofée en ChmI** cette forte ,
ut, fol, ut , fa, ut , fol, ré, fol, ut.
Prenons de même la baffe fondamentale ré la mi fi, & difpofons-la de la manière fuivante ,
la, mi, la, ré, la, mi, fi, mi, la, Foy^H;
elle nous donnera l'échelle que voici:
la, fi, ut, ré, mi, mi, fa^,fol^,la,
dans laquelle ut fait une tierce mineure avec la, qui lui répond dans la baffe fondamentale $ ce qui défïgne le mode mineur : & au contraire fol% fait une tierce majeure avec mi de la baffe fondamentale , parce que fol ^ monte au la {An. Sx & 83).
86. On voit de plus dans cette échelle un fa ^ , qui ne fe trouve point dans la première ,
foi Ki la •> A> ut •> réi m*, fi y
où le fa eff naturel, C'efl que dans la pre-
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