II. Part. d
^, Trr miere rame ).
C/t. IV.
180. Comme les tierces font majeures ou mineures , & qu'elles peuvent être arrangées différemment, il eft vifible qu'il y a différentes fortes d'accords de feptieme -, il y en a même un , fi ré fa la, qui efl compofé de tierce, famTe quinte & feptieme.
181. Un accord compofé de tierce , quinte & iixte , comme fa la ut ré, ré fa la fi , fe nomme accord de grande fixte.
182. Toute note qui porte l'accord parfait fe nomme tonique , & l'accord parfait fe marque par un 8 ou par un 3 ©u par un 5 , que l'on écrit au-deffus de la note ; mais fouvent on fupprime ces nombres : ainfi dans l'exemple I, les deux ut portent également l'accord parfait.
1 8 3 . Toute note qui porte accord de feptieme fe nomme dominante {Art. zoz.); & cet accord fe marque par un 7 écrit au-def fus de la note -, ainiî dans F exemple II, ré porte l'accord ré fa la ut, Se fol, l'accord/?/ (i ré fa.
Il faut remarquer que parmi les accords da
Te eo riqu e et pratique. 131 feptieme , nous ne comptons point ici l'accord de feptieme diminuée , qui n'elt qu'impro- ÏL Pa^t' prement appelle accord de fepùleme ; nous en parlerons plus bas.
184. Toute note qui porte l'accord de grande fixte , fe nomme fous-dominante (9 y & 41) & fe chiffre d'un 6 ; ainfî dans l'exemple III, fa porte l'accord fa la ut ré. Remarquez que la fixte doit toujours être majeure (97 & 109.).
185. Dans tout accord , foit parfait , foit de feptieme, foit de grande fixte, la note qui porte cet accord, & qui en eil la plus baffe ou la plus grave , s'appelle fondamentale • ainrî ut dans l'exemple I , re & fol dans l'exemple II , & fa dans l'exemple III , font des notes fondamentales.
186. Dans tout accord de feptieme & de grande fixte , la note qui fait la feptieme ou la fixtewu-defTus de la fondamentale , c'eftà-dire la plus haute note de l'accord , s'appelle dijfonance ; ainfi dans les accords de feptieme fol fi ré fa, ré fa la ut , fa & ut font la dhTonance ; favoir , fa par rapport à fol dans le premier accord , & ut par rapport à ri dans
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le fécond ; dans l'accord de grande fixte fa II. Part. /a m d ^ ri eft ja diflbnance (^/-r. z*o.): a* /r' mais ce ré n'eft proprement diflbnance que par rapport à ut , dont il eft la féconde , & non par rapport k fa dont il eft la fixte majeure {Art. ly, & 18).
187. Quand un accord de feptieme eft compofé d'une tierce majeure fuivie de deux tierces mineures , la note fondamentale de cet accord fe nomme dominante tonique. Dans tout autre accord de feptieme , la fondamentale fe nomme/ye dominante {Art. 202)5 ainfidans l'accord fol fi ré fa compofé d'une tierce majeure yà//, fuivie de deux tierces mineures/ ré , réfâ, la fondamentale fol eft dominante tonique : mais dans les autres accords de feptieme , comme ut mi fol fi, ré fa la ut , &c. les fondamentales ut & ré font de fimples dominantes.
188. Dans tout accord, foit parlait, foit de feptieme., foit de fixte , û on veut que la tierce au-defîus de la note fondamentale foit majeure, quoique cette tierce foit mineure naturellement , on met un dieze au-deflus de la note fondamentale. Par exemple, fi je veux
Théorique et pratique. 153
défigner l'accord parfait majeur ré fa ^ la re, comme la tierce fa au-deffus de ré eft natu- ^ ^ rellement mineure , je mets au-deffus du «un dieze , comme on le voit , Exemple IV. De même l'accord de feptieme ré fa % la ut, 8c l'accord de grande fixte ré fa ^ la fi, fe désignent par ^ au-deffus du rê, & au-deffus du ^ un 7 ou un 6. ( Voye\ V. & VL ).
Au contraire , quand la tierce eft naturellement majeure , & qu'on veut la rendre mi. neure , on met au-deffus de la fondamentale un \) ; ainfî les exemples VII , VIII , IX , indiquent les accords fol fi\, ré fol, fol fi ' [7 ri fa , fol fi \j ri mi ( tt ).
( tt ) Au refte , on fe difpenfe de ce dieze ou de ce bémol lorfqu'il eft déjà à la clef. Par exemple, fi le dieze eft à la clef fur le fa ( Voye% l'exemple X), on fe contente d'écrire fimplement ré fans dieze pour défigner l'accord parfait majeur de ré, réfa% la ré. De même dans l'exemple XI , où le bémol eft à la clef fur le fi, on fe contente d'écrire fol fimplement, pour dé' figner l'accord parfait mineur fol fi \, ré fol.
Mais dans le cas où il y a un dieze ou un bémol à H clef, £ on veut rendre mineur l'accord qui feroi* majeur, ou majeur celui qui feroit mineur , on mçt au defî'us de la note fondamentale un H ou bécare ; ainii
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