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monte diatoniquement fur une autre , ou fur
Ch XVI une tonicîue Par licence. Voye^ dans l'exem- " pie LXXIV , fol la ( i3z & lJ4. ). '
fol mi; les deux mi doivent porter dans cette baffe l'accord 6, & le fol l'accord J : mais comme ces accords font renfermés dans l'accord parfait ut mi fol ut , qui eft le premier de la baffe continue, on ne met rien fur ut , ck on met une barre fur ut mi fol mi.
De même dans la féconde mefure du même exemple, les notes fa & ré de la baffe continue, venant de la feule note fol de la baffe fondamentale qui porte l'accord fol fi ri fa ; on fe contente de chiffrer fa de l'accord de triton 4 x , & on met une barre fur fa & ré.
Remarquez que ce fa devroit naturellement defcendre au mi : mais ce fa eft cenfé fubfifler tandis que l'accord fubfifte ; & quand l'accord change , on doit néceffairement trouver le mi , comme on le voit dans cet exemple.
En général quand un accord fubfifte en paffant par différentes notes , l'accord eft cenfé le même que fi la première note de l'accord fubfiftoit : de manière que fi la première note de l'accord eft, par exemple, la note fenfible , on doit rencontrer la tonique quand l'accord change. Voye^ exemple LXIX, où cette baffe continue ut fi fol Jz ré ut, eft cenfée la même que celle-ci, ut fut ( Exemple LXX. ).
Si une même note de la baffe continue répond à pîufieurs notes de la baffe fondamentale , elle fe chiffre des différens accords qui lui conviennent, Par exemple y
Théorique et pratique. 157
2 1 4. La cadence interrompue fe forme par " S
une dominante qui defcend de tierce fur une II# ,^J* autre ( zjtf). Voye^ dans l'exemple LXXV , fol mi (///).
la note fol , dans une baffe continue, peut répondre à cette baffe fondamentale ut fol ut. [ Voye?^ t exemple LXXI ] ; en ce cas , on peut regarder la note fol comme divifée en trois parties , dont la première porte l'accord J , la féconde l'accord 7 , & la troifieme l'accord ;.
Nous répéterons ici par rapport aux règles de la baffe continue , ce que nous avons dit au fujet des règles de la baffe fondamentale , dans la note fur la troifieme règle de l'art. 195. Les règles de la baffe continue ont des exceptions que l'ufage & la lefture des bons ouvrages apprendront- Il y a encore plufieurs autres règles qui demandent un affez grand détail , ck qu'on trouvera dans le Traité de l'harmonie de M. Rameau & ailleurs ; ces règles qui font propres à un traité cornplet, ne m'ont point paru néceffaires dans un Rudiment de Muflque tel que ce livre. Les ouvrages qu'on a cités à la fin du D if cours préliminaire inltruiront plus particulièrement le Lecteur de ces détails de pratique.
( ///) On peut quelquefois , mais très-rarement , faire fuccéder diatoniquement en montant, ou en dépendant, plufieurs toniques de fuite , comme ut mi fol ut, ré fa la ré, ou ut mi fol ut9fi\, ré fa Ji^ ; mais outre que cette fucceflion eft dure , il faut pour qu'on la
IL Part.
158 Elemens de Musique On ne doit fe permettre ces fortes de Ch IX ' cadences (ïue rarement , & avec précaution. Article IL De la fuppofition,
215. Quand une dominante eu précédée dune tonique dans la baffe fondamentale, on ajoute quelquefois dans la baffe continue à l'accord de cette dominante , une nouvelle note qui eff la tierce ou la quinte au-deffous 5 & l'accord qui en réfuîte dans cette baffe continue s'appelle accord par fuppofition.
Par exemple, fuppofons que dans la baffe fondamentale on ait la dominante fol portant accord de feptieme fol fi ré fa : ajoutons à cet accord la note ut, qui eff la quinte audeffous de cette dominante ; & nous aurons l'accord total ut fol fi ré fa, ou ut ré fa fol fi, qu'on appelle accord par fuppofition fmmm).
puifTe pratiquer, que la quinte au-deiîbus de la première tonique fe trouve dans l'accord de la tonique fuivante , comme ici fa , quinte au-deffous de la première tonique ut, fe trouve dans l'accord rè fa lare, & dans l'accord Jî\, rêfafi^ (37 & Note g.),
fmmm) Quoique la mppolition, Toit une forte de licence , cependant elle eft en quelque manière fondée
Théorique et pratique. î^ Des différentes fortes d'accords par fuppofition. ™^
Al. "ART»
2 1 6. Il efî aifé de voir que l'accord par /,-Kb fuppofition eiî de différentes fortes : par exera-
fur l'expérience rapportée dans la Note /, où l'on voit que tout fon principal ou fondamental , fait frémir fa douzième & fa dix-feptieme majeure en defcendant , pendant que la douzième & la dix-feptieme majeure en montant réfonnent. Ce qui femble nous autorifer à joindre en certains cas à l'harmonie fondamentale cette douzième & cette dix-feptieme en defcendant, ou ce qui revient au même, la quinte ou la tierce au-defTous du fon fondamental.
Sans avoir même recours à cette expérience , on peut remarquer que le fon ajouté au-defTous du fon fondamental , fait réfonner ce fon fondamental. Par exemple, ut ajouté au-defTous de fol , fait réfonner/b/,ainfi fol fe retrouve en quelque manière dans ut.
Si la tierce ajoutée au-defTous du fon fondamental eft mineure, par exemple, fi à l'accord fol fi ré fa. on ajoute la tierce mi , alors la fuppofition n'eft plus fondée fur l'expérience, qui ne donne que la dix-feptieme majeure , ou ce qui eft la même chofe, la tierce majeure au-deiTous du fon fondamental. En ce cas il faut regarder l'addition de la tierce mineure comme une extenfion de la règle , qui à la vérité n'a point de fondement dans la réfonnance du corps fonore , mais que l'expérience ôc l'oreille autorifent.
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pie , l'accord de dominante tonique fol fi refit.
i°. En ajoutant la quinte ut, l'accord ut fol fi ré fa , appelle accord de feptieme fupeh flue , 8c compofé de quinte , feptieme , neuvième & onzième ; il fe chiffre d'un ^§7, Voye^ LXXVI (nnn); cet accord ne fé
{nnn) Plufïeurs Muficiens chiffrent cet accord d*uh %l ; M. Rameau fupprime ce z , & met fîmplement y % ou % 7 pour l'accord de feptieme fuperflue. Mais , dira-t-on , ne confondra-t-on pas alors cet accord avec Celui de feptieme majeure , qui femble devoir être défigné par 7 ^ ? M. Rameau répond que non , parce1 que dans l'accord de feptieme majeure , la feptieme devant être préparée , fe trouve dans l'accord précédent , 6c qu'ainfî le dieze étant déjà dans cet accord
précédent, il eft inutile de le répéter; amfi ré fol > chez M. Rameau, indiqueroient ré fa% la ut , fol fi ré fa "%.. Si on vouloit changer le fa ^ du fécond ac-
cord en fa, alors il faudroit écrire ré fol. Dans les notes comme ut, dont la feptieme naturelle eft majeure , le chiffre 7 précédé ou fuivi d'un dieze fervira à diftinguer l'accord de feptieme fuperflue ut fol fi ré fa > de l'accord fimple de feptieme ut mi fol fi qui fe marquera d'un 7 feulement. Tout cela paroît jufte &
bien fondé.
pratique
Théorique et pratique. i£i
pratique que fur la tonique ; on en retranche "i
quelquefois la note fenfible pour les raifonsIL Part* que nous dirons dans la Note (m) fur Fart. CÏULp%lX% 219 ; alors il fe réduit k ut fa fol ré, & fe chiffre I ou K
2°. En ajoutant la tierce mi, on a l'accord mifolfi ré fa , appelle accord de neuvième, & compofé de tierce, quinte , feptieme & neuvième : il fe chiffre d'un 9 ; cette tierce peut s'ajouter à tout accord de dominante. Foyer LXXVIL (000)
{000) La fuppofition introduit dans un accord des diflbnances qui n'y étoient pas auparavant. Par exemple, fi à l'accord mi fol fi ré, on ajoute la note de fuppofition ut en defcendant de tierce, il eft vifible qu'outre la diflbnance entre mi & ré, qu'on avoit dans l'accord primitif, on a deux nouvelles diflbnances ut fi, & ut ré, c'eft-à-dire la feptieme & la neuvième; ces diflbnances doivent être, comme les autres, préparées ck fauvées. On les prépare en les faifant fyncoper, & on les fauve en les faifant defcendre diatoniquement fur une des confonances de l'accord fuivant. La feule note fenfible fe fauve en montant , encore faut-il que cette note fenfible foit dans l'accord de dominante tonique. A l'égard des diflbnances qui fe trouvent dans l'accord primitif, elles doivent toujours fuivre les règles ordinaires. ( Voyc^ Part. 202). ■
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