Lrythème de la vulve
Cette affection est assez fréquente, ct présente, dans cette région, des caractères que lon ne retrouve pas dans les autres Parties du Corps.
Symptomatologie. — Les malades accusent dans la région vulvaire une chaleur assez vive, avec douleur âcre superficielle ; la partie affectée est légèrement gonflée; clle cfre, surtout en dedans, une rougeur
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assez vive; la face interne des grandes lèvres sécrète un liquide blanchâtre, ichoreux ; elle se couvre quelquefois d’excoriations extrêmement douloureuses.
Étiologie. — L’érythème de la vulve se développe souvent sous l’influence de la malpropreté, d’un écoulement vaginal; on lobserve encore chez les femmes grasses, dont les grandes lèvres sont pressées l’une contre l'autre; le frottement des poils, le contact de linges rudes, de vêtemens malpropres sont fréquemment causes de l’érythème.
Pronostic. — Cette affection n’est pas grave; cependant elle ne doit pas être négligée, non-seulement à cause des douleurs qu’elle détermine, mais encore des excoriations qui peuvent en être la suite, et de linflammation et des abcès qu’elle provoque.
Traitement. — Il est des plus simples; la vulve sera tenue dans l’état de propreté la plus grande; on fera donc des lotions fréquentes non-seulement en dehors, mais encore en dedans et entre les différens replis qui constituent cet organe. Si les surfaces enflammées sont en contact immédiat, on doit les isoler en les saupoudrant de poudre de lycopode; s’il existe des excoriations, on en triomphe, en général, en faisant des onctions avec de la pomwade au calomel, ou en faisant des * lotions avec de l’eau contenant de la même substance en suspension.
Il. — Érysipèle de la vulve.
L'érysipèle de la vulve se développe sous l'influence des mêmes causes que l’érythème ; il se présente avec des symptômes à peu près semblables. Seulement le gonflement est beaucoup plus considérable, la rougeur est plus vive et limitée par un bord festonné qui manque dans l’érythème ; ia beaucoup plus de tendance à se terminer par suppuration ou par gangrène. Aussi cette affection est-elle assez sérieuse et doit-elle être attaquée énergiquement par une médication générale appropriée, tels que purgatifs, vomitifs, etc., etc.; par des applications locales, solutions de perchlorure de fer, collodium, glycérine, etc. Si l’érysipèle de la vulve était suivi d’abcès, on se comporterait ainsi qu’il sera dit dans le paragraphe suivant.