ÉTRANGLEMENT DU PÉNIS PAR DES CORPS ÉTRANGERS
Les conséquences d’une semblable affection, qui se présente principalement lorsque la verge est fortement courbée au moment où elle est en érection, sont des plus fâcheuses. Doit-on craindre, avec Chelius (1), que l’inflammation du foyer sanguin ne donne lieu à une ulcération et à des hémorrhagies? Toujours est-il que l’incision d'un pareil foyer peut déterminer les accidens les plus graves. Albinus (2) rapporte qu’une tumeur semblable ayant été ouverte, il y eut une hémorrhagie extrêmement abondante, qui ne put être arrêtée et fit mourir le blessé.
On est,idu reste, fort embarrassé pour faire disparaître une telle tu- Meur. « Si elle est volumineuse et gêne considérablement la fonction du pénis, il n’y a d'autre moyen, dit Chelius, que d’amputer la verge. La maladie S’est très rarement présentée avec assez de gravité pour qu’on soit contraint d'en venir à celle extrémité; mais on peut croire que les tumeurs hématiques produites par la cause que nous indiquons ne sont pas aussi rares qu’il le paraît d’abord, et probablement plusieurs des tumeurs dures appelées nœævus ou ganglions des corps caverneux reconnaissent cette origine. On Îes voit surtout chez les personnes qui ont été affectées de maladies vénériennes; il est possible qu’elles soient survenues après de fortes érections, pendant une blennorrhagie intense ou même après que les malades se sont, comme ils le disent, rompu la corde. On conçoit en effet qu’un petit épanchement de sang ait pu se coaguler, et que la fibrine seule soit restée sous
forme de nodosité ou de noyau (3). »