‹ Élémens de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 91 sur 205 · II. — Corps étrangers de l'utérus · texte numérisé non relu

II. — Corps étrangers de l'utérus

On comprend difficilement qu’un corps étranger venu du dehors puisse venir se loger dans la cavité utérine; peut-être pourrait-il rester dans ses paroiïs, mais alors l'affection utérine se montre avec des désordres tels du côté des organes contenus dans la cavité du petit bassin, que la lésion extérieure elle-même passe inaperçue.

Dans l’état de gestation, les corps étrangers introduits déterminent l’avortement, par conséquent sortent avec Île fœtus et les membranes. Vouloir décrire ces accidens serait empiéter sur le domaine des accouchemens; il en sérait de même si nous voulions nous occuper de la rétention des débris de fœtus, du placenta, des môles, etc. Il resterait à parler des concrétions qu’on trouve quelquefois dans la cavité utérine, et que l’on décrit sous le nom de calculs utérins. Ges produits seront étudiés avec les corps fibreux de l'utérus. |

$ III. — Déplacemens de l’utérus.

Les déplacemens de l’utérus sont nombreux : dans les uns, l’organe est élevé ou abaissé, ce sont les déplacemens proprement dits; dans d’autres, l’organe est dévié à droite, à gauche, en avant ou en arrière, ce sont les déviations utérines ; dans d’autres, enfin, le col et le corps utérins ne conservent plus leurs rapports suivant leur axe, tels sont les flexions et les renversemens. Chacune de ces affections constitue des espèces distinctes que nous étudierons successivement.

(1) Taurin, Des ruptures de l'utérus pendant la grossesse et pendant le travail de l'accouchement, Thèse, Paris, 1853, 26 décembre,

7h0 AFFECTIONS DES ORGANES GÉNITAUX DE LA FEMME.

À. — Déplacemens proprement dits.

L'utérus, avons-nous dit, peut être élevé ou abaissé : la première espèce de déplacement est de beaucoup la plus rare; la seconde, au contraire, est infiniment plus fréquente, et mérite d’être étudiée avec soin.

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