‹ Élémens de pathologie chirurgicale (volume 2)Chapitre 92 sur 205 · I. — Élévation de l'utérus · texte numérisé non relu

I. — Élévation de l'utérus

Ce déplacement est fort rare ; dans l'immense majorité des cas il est la conséquence d’une affection organique de l’utérus ou de ses annexes, Tantôt ce sont des tumeurs qui ont contracté des adhérences avec l'utérus, et qui par le fait de leur développement ont entrainé cet organe vers la cavité abdominale : nous avons déjà appelé l'attention sur ce point, lorsque nous avons décrit les kystes de l’ovaire. Tantôt le déplacement est consécutif à des adhérences que la matrice contracte, lorsqu'elle est dans l'état de grossesse , ou qu’elle est développée anormalement sous une influence pathologique.

L’élévation de l'utérus passe généralement inaperçue. Vidal (1) a observé une malade dont l'utérus était élevé à un degré assez prononcé, qui ne pouvait pas se redresser sans éprouver des tiraillemens extrêmement douloureux, souvent des nausées, et même des votnissemens, Ces accidens durèrent pendant six mois environ, puis, après avoir diminué graduellement, finirent par disparaître.

Nous n'insisterons pas davantage sur cefte affection, qu'il est facile de reconnaître par le toucher, et qui ne nécessite aucun traitement spécial. S'agit-il, en effet, d’une affection organique, c’est contre la maladie elle-même qu'il faut diriger les ressources que peut présenter la thérapeutique ; s'agit-il d’une élévation déterminée par des adhérences, il suffit d'attendre ; souvent les brides s’allongent, et l’on voit disparaître avec le temps les troubles que détermine ie déplacement de l'utérus.

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