‹ Élémens de pathologie chirurgicaleChapitre 43 sur 101 · CHAPITRE XHL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XHL

Les bourses séreuses, muqueuses, mucilagineuses, synoviales, unguineuses, sont des sacs sans ouverture qui, par leur structure, leurs fonctions, leurs maladies, appartiennent essentiellement à la classe des membranes séreuses. Fourcroy, qui le premier en donna une bonne description dans six mémoires consécutifs lus à l’Académie des sciences s leur avait imposé le nom de bourses muqueuses ou mucilagineuses, sous lequel elles sont aujourd’hui généralement connues ; la mollesse que cet auteur crut observer dans les parois de ces petits sacs membraneux, dont il comparait la résistance à celle du système muqueux, lui avait fait accepter cette dénomination, qui consacre à la fois une erreur, car cette résistance est égale à celle de toutes les séreuses, et une analogie complétement fausse. Béclard, en les décrivant dans son Anatomie générale sous le nom de bourses synoviales, eut le mérite de les restituer à leur famille naturelle : mais en les liant aux séreuses articulaires, ïl confondit deux ordres dont les fonctions et les maladies diffèrent sous plusieurs rapports importans. Ces bourses, ainsi que l'avait très heureusement démontré Bichat en exposant le mode de développement des loupes et des kystes séreux, ne sont qu’une simple modification des aréoles du tissu cellulaire, qui toutes représentent des séreuses à l’état rudimentaire.

Les bourses séreuses sont situées : 4° au-dessous de la peau ; 2° audessous des muscles ; 3° autour des tendons. Partout elles ont pour fonction de favoriser le frottement mutuel des surfaces. Mais tandis que les bourses séreuses sous-cutanées ct sous-musculaires, en général peu étendues, sont soumises à un frottement simple, à la manière des deux parois d’une vessie qui glissent l’une sur l'autre, nous voyons les séreuses

AFFECTIONS DES BOURSES SÉREUSES,. h05

des tendons se déployer autour de ces organes, les envelopper, comme le péricarde et la plèvre enveloppent le cœur et les poumons, et affecter ainsi la disposition des séreuses les plus compliquées. Les premières nous représentent des séreuses élémentaires, les secondes des séreuses complètes: les affections dont elles peuvent devenir le siége se ressentent de cette différence; de là l’utilité de les étudier séparément.

ARTICLE I

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