‹ Élémens de pathologie générale (volume 2)Chapitre 43 sur 94 · FRE · texte numérisé non relu

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, DES SYMPTÔMES. 207 jambes , où la circulation ne se fait qu'avec difficulté pendant la station.

Le sang veineux peut avoir un cours rétrograde, mais seulement dans quelques vaisseaux. Ce phénomène n'est point rare dans les veines jugulaires externes, chez les individus atteints d’un anévrysme des cavités droites du cœur. L'œil distingue, à chaque con traction dece viscère , Le reflux dl sang dont les ondulations Rule remontent sou- | vent jusqu’à la partie supérieure du cou. IL est en- ‘core une autre affection dans laquelle le sang PEU offrir dans les veines une marche Fr 27e : c'est l’anévrysme variqueux. Au moyen de la communication accidentelle établie entre deux vaisseaux contigus , le sang artériel passe en partie dans la veine, y produit des pulsations isochrones à celles des artères , et transmet au sang une impulsion opposée à son cours naturel.

La manière dont s'échappe le sang n’est pas la même dans les plaies des artères, des Vaisseaux capillaires et des veines. Dans le premier cas, il sort avec force et par jets interrompus ; dans le second, il coule en nappe; dans le troisième, il forme une arcade continue, dont la force et le volume varient suivant plusieurs circonstances.

Un phénomène très-remarquable , est l'absence de tout écoulement sanguin dans certaines plaies des vaisseaux, et même dans celles des grosses branches artérielles et veineuses ; c’est ce qu’on observe dans les plaies par arrachement ou par armes à feu , et plus particulièrement après l’abla- . \tion d’un membre par un projectile.

E. Aprèsavoir énuméré les principaux symptômes. fournis par les organes de la circulation sanguine ; il nous reste à dire quelque chose sur ceux que fournit le sang lui-même. Cet objet, si intéressant pour l’art, a été presque entièrement abandonné depuis la fin du dernier siècle, époque à laquelle les professeurs Parmentier et Deyeux publièrent le résultat de leurs expériences sur ce liquide, et où le célèbre auteur de la Vosographie philosophique sapa dans ses fondemens la doctrine surannée de l’humorisme. Depuis ce temps, la plupart des médecins , persuadés que le sang n'est susceptible d'aucune altération dans le corps vivant, ont négligé toute espèce de recherches propres à éclairer cette importante question. |

Toutefois le Mémoire des deux célèbres chimistes, par cela même qu'il était en opposition avec l’ancienne doctrine, semblait plus propre à appeler l'attention des hommes"sages sur l’objet de la discussion qu’à l'en éloigner ; et s’il a produit un effet contraire, le tort en est, non pas à l’ouvrage, mais à la disposition des esprits à l'époque où il a paru. Ce n’est qu'en se reportant à cette époque qu'on peut concevoir liniluence qu'il a exercée sur l’opinion.

Son objet était de « déterminer , d’après des dé-

» couvertes modernes chimiques et par des expé- "

» riences exactes , la nature des aliérations que le

» sangéprouvedans les maladiesinflammatoires, dans

» les maladies fébriles putrides et dans le scorbut. », |

Les expériences furent faites, 1°. sur le sang d'un

jeune homme affecté de pneumonie ; 2°. sur celui dé

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