‹ Élémens de pathologie générale (volume 2)Chapitre 45 sur 94 · RS · texte numérisé non relu

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cas même où la maladie a son siége loin de ces deux

cavités; et dans les phlegmasies du poumon, les

tégumens du ventre ne sont pas moins chauds que ceux du thorax.

La chaleur offre, relativement à son type, des variétés analogues : tantôt elle persiste sans interruption pendant tout le cours de la maladie, tantôt elle reparait DHMO UC RIQNE, comme dans les fièvres intermittentes, ou à des intervalles irréguliers et d’une manière passagère , comme on l’observe chez les femmes mal réglées et chez les personnes nerveuses; elle revient alors par bouffées , suivant l’expression commune : c’est le plus souvent à la As que ces bouffées de chaleur ont lieu : elles sont accompagnées de rougeur de cette partie , et fréquemment. suivies d’une sueur légère. RARIquES auteurs ont appele

nerveuse ou erratique la chaleur pai “uelle et pas-

sagère qui se fait sentir tantôt dans un point, tantôt dans un autre.

La chaleur offre encore , chez l’homme malade,

d’autres différences relatives au caractère particulier ,

qu’elle présente; quelquefois elle est semblable à celle d’un individu bien portant qui a chaud : c'est la chaleur franche; lorsqu'elle est accompagnée de moiteur, et semblable à celle d’une personne qui sort d’un bain tiède, on la nomme halitueuse ; si la peau a perdu sa souplesse et Pespèce d'humidité qu’elle offre AL la chaleur est sécle ;

* elle est dcre ou mordicante, lorsqu elle cause aux

doigts une sensation incommode, que cette épithète

exprime assez bien, sensation qui ne diminue pas,

qui augmente même, par un contact prolongé, et qui persiste pendant quelque temps après que. le contact a cessé. Quelques auteurs ont encore décrit d’autres variétés de la chaleur qu’ils ont appelées hectique, ardente, septique ; maisil faudrait en admettre beaucoup d’autres qui trouvent mieux leur place dans l’histoire particulière de chaque maladie.

B. La diminution de la chaleur, ou le froid, offre les mêmes variétés sous le rapport de l'intensité, du siége, du type et du caractère particulier qu'elle présente.

Le froid peut être appréciable pour le médecin, ou n'être sensible que pour le malade : dans l'un et l’autre cas il peut offrir une intensité variée. On momme refroidissement une simple. sensation de froid ; horripilation , celle qui est accompagnée de lusaillie des bulbes des poils (chair de poule, chair d'oie); lorsqu'il sy joint un tremblement mvolontaire, c’est le frisson. Le froid peut être général ou partiel , extérieur ou n:térieur , se faire sentir dans une seule parlie ou en parcourir plusieurs , être passager ou continuel, avec ou sans exacerbation. Relativement à son caractère particulier, il peut être piquant, glacial , ou semblable à celui qu’on éprouve en santé lorsqu'on s'expose à Fair froid.

Le froid partiel occupe presque toujours les extrémités des membres , le bout du nez, lé dos et les lombes. Il peut aussi, mais très-rarement, avoir son siége dans l'organe affecté, comme on l’'observe dans quelques rhumatismes chroniques ;

DES SYMPTÔMES. IAE mais dans l’immense majorité des cas il se fait sentir loin de là. La chaleur locale, au contraire, existe souvent dans l'endroit malade (+).

Dans un grand nombre de circonstances , le froid et la chaleur se montrent successivement chez le même individu; communément le froid a lieu le premier , et la chaleur vient ensuite ; quelquefois on observe le contraire. Souvent la diminution et

l'augmentation de lachaleur se succèdent un gran

nombre de fois dans un espace de temps fort court.

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