TU.
e cp . 1 (1) Aya, sang ; fi, je coule.
DES SYMPTÔMES: | Un ‘ à quelqués gouttes ou peut aller jusqu’à une ou plusieurs livres, des substances qui y sont mélées. Les hémorrhagiés diffèrent encore relativément à l'époque de la maladie où elles ont lieu et à lin fluence qu'elles exercent sur sa marche et sa terminaison : sous ce dernier rapport, on a distingué des hémorrhagies favorables, nuisibles ou indif= férentes.
B, Exhalations morbides,
En tête des exhalations morbides » Se place na turellement celle du pus , ou puogénie (1),
Les opinions des médecins sur la formation du pus ont été très-divisées : les uns, avec Dehaen à ont prétendu que le pus était formé dans tout le système artériel, pour être. exhalé ‘exclusivement dans une partie; les autres, dont l'opinion est la seule admise aujourd’hui; pensent quece liquide est formé dans le lieu même où ilest versé. Parmi ces derniers, les uns ont regardé, le pus comme provenant des débris dela partie où la suppura< tion a lieu : d’autres y ontvu le résultat d’une combinaison chimiqué entre les divers liquides de la partie affectée et particulièrement entre la lymphe et la graisse: Ces deux opinions , dont la: première a long-temps été en faveur dans les Écoles ,
et dont la seconde n’a compté qu'un petit nombre de partisans ; sont aujourd’hui généralement abändonnées , et l’on s'accorde à regarder le pus comme le résultat. d’une exhalation morbide qui. parait
- (1) Hov, pus ; Jivouxt, je naiss
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avoir les mêmes organes que l’exhalation natu= relle. |
Un phénomène très-remarquable dans l'exhala tion du pus, c’est qu’il n'offre l'aspect ét la consistance qui lui sont propres qu’après avoir séjourné pendant un certain temps sur l'organe qui Le fournit. V'an-Swiéten a remarqué que, quand on enlève, toutes les heures, avec une éponge, le liquide fourni par une blessure, ce n’est pas de véritable pus que lon recueille, mais seulement une séro— sité ténue et trouble.
Tous les tissus ne sont. pas également propres à la formation du pus; mais il n’en est aucun, à l'exception peut-être des tendons et des aponévroses ; où la suppuration ne puisse avoir lieu à la suite de l'inflammation. Celle-ci ne produit pas toujours du , pus; mais on pense généralement :que le pus n'est jamais formé sans inflammation préalable.
Toutefois le ramollissement des tubercules est un phénomène qui paraît en opposition avec cette théorie. Un corps, en apparence privé de toute. organisation, se forme dans le tissu du poumon ou de quelque autre: organe ; il acquiert un certain volume, et présente alors, si on l’examine, une couleur mate , une dureté médiocre jointe à une grande friabilité. Au bout d’un temps plus ou moins longil seramollit, quelquefois dans toutes ses parties, quelquefois à ‘son centre, et:se convertit en: une matière semblable au pus exhalé par un organe enflammé:: souvent, à la vérité, il survient, en même. temps que-ce.changement s'opère, de la rougeur, du gonflement, de la. chaleur dans les
DES SYMPTÔMES. 52% parties environnantes, comme on le voit dans les tubercules sous-cutanés ; mais ces phénomènes inflammatoires ne sont pas constans, et. dans quelques cas la matière tuberculeuse se convertit en pus sans le secours de l’inflammation. Toutefois il convient de faire remarquer que ce liquide est grumeleux , inégal , et qu'il n'offre presque jamais l’'homogénéité du pus ordinaire.
Le pus exhalé à la surface de la peau où dans les plaies extérieures, s'écoule librement au dehors. Celui qui est formé à l’intérieur est tantôt disséminé dans le tissu des organes, comme on le voit dans le poumon, et tantôt réuni en un seul ou en plusieurs foyers qu’on nomme abcés. Le pus, réuni en abcés, se fraie ordinairement un passage vers les tégumens , ou vers les conduits qui peuvent le transmettre au dehors, par lamincissement graduel des parties qui l’en séparent. — Tant qu'il reste disséminé dans le réseau d’un organe, le pus ne peut pas être évacué de cette manière ; ainsi dans la pneumonie , où il ne forme peut-être jamais de foyer , il ne peut pas se faire jour dans les bronches, et la résorption est le seul moyen par lequel il puisse être enlevé. Cette résorption est manifeste dans quelques abcès sous-cutanés et en particulier dans les bubons : telle tumeur inflammatoire qui était tendue et fluctuante, s’est affaissée et n’a plus offert de fluctuation dans l’espace de quelques jours , et quelquefois même du matin au soir.
Le pus, considéré en lni-même, présente des variétés relatives à ses propriétés physiques et chimiques , et à son action sur l’économie animale.
Sa quantité est relative à l'étendue de la surface qui suppure , à l’époque de la maladie et à plusieurs autres circonstances. Des erreurs dans le régime , des émotions morales vives , quelqu'autre évacuation qui survient , diminuent la quantité du pus : Haller a observé que l’exhalation de ce liquide était. généralement plus abondante la nuit que le jour. — La couleur du pus est ordinairement d'un blanc jaune ou verdâtre, quelquefois il est rougeûtre, livide; il est d’un jaune clair chez les indite affectés d’ictère. Tantôt il offre la même couleur dans toutes ses parties ; tantôt il est diversement nuancé ; dans quelques cas , lil est épais et homogène, c'est ce qu'on à nommé pus louable ; dans d’autres, il est clair et mêlé de flocons opaques. — Son odeur est ordinairement fade , quelquefois d’une fétidité piquante , nauséetse ou insupportable. — La saveur du pus, au rapport de Schwilgué, est fade et quelquefois âcre ; sa pesanteur est supérieure À celle de l’eau distillée. Les mêmes causes qui influent sur sa quantité modifient ordinairement ses autres qualités physiques y et particulièrement sa consistance et sa couleur. Quant aux propriétés chimiques du pus, nous n’en parlerons point ici, comme n'étant d'aucune utilité au médecin.
L'action du pus sur l’économie mérite une attention particulière : elle varie selon les tissus. Sur la peau, le pus détermine seulement de la rougeur et des excoriations ; dans le tissu cellulaire, où il fuse, al provoque la formation d’un nouveau pus. Sail est dans un foyer , et s’il s'ytrouve en
DES SYMPTÔMES: 325 contact avec l'air , il ne tarde pas à acquérir une odeur très-forte, à perdre son homogénéité , et dès-lors il produit le trouble général des fonctions et le dépérissement. Le même phénomène a lieu toutes les fois que le pus, même sans être altéré, est accumulé dans une des cavités splanchniques ou dans un des viscères importans à la vie. Enfin ce liquide devient, dans quelques maladies, le véhicule de la contagion , comme on le voit dans la variole et dans la syphilis.
La distinction du mucus et du pus est un des points qui ont le plus occupé l’attention des médecins du dernier siècle, [ls croyaient que le pus était constamment le résultat d’une solution de continuité, et que jamais il n’était dû à une simple exhelation : aussi, pour conserver le nom de pus à certains liquides qui leur en offraient tous les caractères, étaient-iis obligés de supposer des ulcérations là où 1l n'y en avait pas ; ils en voyaient dans l’urètre, dans l’utérus affectés de catarrhe. Les expériences s chimiques qu'on a tentées dans le but de déterminer les véritables caractères du pus n’ont -eu aucun résultat satisfaisant. Les réactifs de la chimue sont inutiles quand le mucus et le pus n'offrent pas le même aspect ; ils sont insuflisans lorsqu'ils se ressemblent.
Il est encore quelques autres exhalations essentiellement morbides : telles sont celles qui ont lieu entre le tissu réticulaire de la péau et l’épiderme dans le pemphygus, dans l’éruption miliaire, etc. ; telle est encore celle qui forme chez les enfans les feux volages de la face, les croûtes laiteuses du
cuir chevelu. Dans la teigne il y a aussi, outrè J’altération de la peau , une’exhalation d’une matière *jaunâtre qui se dessèche par le contact de l'air et agglutine ensemble les cheveux des malades , etc.