PART RER CONVALESCENCE
certain nombre le pouls devient, par l'effet sans, doute du repos et de la diète prolongée auxquels la maladie les a condamnés, plus lent qu'il ne l’est dans l’état sain : il n'offre qu'environ cinquante.
pulsations. La plupart des convalescens éprouvent, par les causes les plus légères, par la marche, ou par l'effet d’une sensation ou d’une émotion vive, des palpitations qui n’ont rien de grave; chez presque tous aussi, les veines des membres inférieurs se gonflent facilement par la
station, et l'on arf le soir un peu d’oœdème
autour des malléoles. Leur chaleur est communé-
ment diminuée; ils sont sensibles au froid exté-
rieur ét se tiennent volontiers auprès du feu, même dans les saisons chaudes ; beaucoup d’entre eux éprouvent, pendant la nuit , une légère moi— teur ; chez d’autres, l'urine pe en tr ès-grande abondance ; la constipation pourrait faire présu-
mer que , chez le plus grand nombre, la sécréuon
de la bile est peu abondante.
Un des phénomènes les plus remarquables de la convalescence est l'excitation des organes générateurs, les désirs ardens, les songes lascifs ; les pollutions nocturnes. Plusieurs auteurs rapportent que des vieillards qui n'avaient pas eu d’éjaculation
depuis plusieurs années, en ont eu dans la conva- à
lescence. Le rétablissement des menstrues, chez les femmes, n’a souvent lieu que plusieurs mois après la cessation de la maladie.
Nous joindrons à ces phénomènes la desquamation de l’épiderme et la chute des cheveux qui ont lieu, chez beaucoup de malades , à une époque
l'espace de temps qui s'écoule entre la fin de la
ue CONVALESCENCE.. AE AE très-avancée de la convalescence. Les cheveux qui repoussent n’ont pas ordinairement la même nuance ni la même forme que les autres, et cette Circon-
Stance donne à la chevelure de ceux qui ont éprouvé
une maladie grave un aspect particulier.
La durée de la convalescence est souvent INCEr— taine, parce que l’époque où elle commence et celle où elle finit ne sont pas bien marquées. On ne peut
presque jamais la déterminer d’une manière rEOU-
reuse ; on ne connaît alors que sa durée approxi-
mative. | : | | | Beaucoup de circonstances peuvent rendre la
convalescence plus longue ou plus courte. L'âge. ct
: Ja constitution de l'individu , le enre et la durée : , S
de l'affection, l'habitation , là saison et le régime , sont celles qui influent le plus puissamment sur maladie et le rétablissément parfait de la santé. Plus on approche de l'enfance, plus la convalescence est courte; eïle devient progressivement plus longue dans l’âge mûr et chez les vieillards ; elle l’est moins chez les individus forts et bien constitués que chez les personnes faibles et habituellement souffrantes : elle est communément courte à la suite des affections nerveuses, de la fièvre inflammatoire et des phlegmasies dont la terminaison a été franche ; elle
. est longue à la suite des maladies qui ont été ac-
compagnées d'une grande prostration , ou qui ont leur siége dans le conduit alimentaire, comme la gastrite et l’entérite. La durée de la maladie influe nécessairement aussi sur celle de la convalescence : il est évident qu’à la suite d’une maladie de quel-