CHAPITRE XIL Des Phénomènes consécutifs
Où: désigne sous le nom de phénomènes consécutifs divers dérangemens des fonctions qui persistent ou qui surviennent après la terminaison de quelques maladies. Ils se confondent quelquefois avec les phénomènes d’une convalescence longue; mais en général ils en diffèrent sensiblement , soit à raison de leur intensité, soit parce qu'ils portent le plus souvent sur une seule fonction, tandis que la convalescence est marquée par la langueur de tous les organes de l’économie.
Parmi ces phénomènes consécutifs , les uns ont commencé avec la maladie : telle est la douleur de côté qui persiste après la péripneumonie; les autres sont survenus un certain nombre de Jours après le début, mais long-temps avant la termimaison : telle est la couleur jaune de la peau qui se manifeste après sept à huit accès de fièvre mtermittente, et qui reste plus ou moins long-temps après. que cette maladie est terminée. [l en est d’autres qui paraissent seulement au déclin, et qui, par ce motif, ont été considérés par quelques médecins comme des phénomènes critiques ; d'autres enfin ne se montrent qu'après la cessation complète de la maladie : telle est l’anasarque qui survient à
224 deb PHÉNOMÈNES © ‘+ la suite des fièvres éruptives, de la scarlatine en particulier.
On voit d’après cela que les phénomènes consécutifs des maladies doivent être très-variés et trèsnombreux. Nous n’entrerons pas dans l’énumération de tous ceux qui peuvent se présenter : nous indiquerons seulement les principaux. |
Quelques personnes éprouvent , après avoir été malades, une augméntation ou une diminution remarquable dans le volume du corps : les unes , au lieu de reprendre de l'embonpoint, continuent de maigrir comme pendant le cours de la maladie ; les autres, et 7#ssot en a vu quelques exemples; ac— quiérent rapidement une obésité qui lés effraïé éux- * mêmes. Chez quelques-uns il reste de là faiblesse dans les mouvemens de tout le corps ou d’un membre ; chéz d’autres un trémblement général ou par- tiel. La raucité de la voix persiste à la suite de quelques angines et de certaines affeclions nerveuses. Les douleurs sont des phénomènes consécutifs très: fréquens après le zona et plusieurs autrés phlegmasies. Lies organes des sens, ceux de la vue et de l'ouie en particulier, restent souvent faibles lorsque les autres fonctions sont rétablies. Le ‘délire consécutif a été observé par ippotrate chez Méthon , et Piquèr en a vu deux exemples. L'insomnie éntet est un phénomène consécutif ‘assez fré-
quent ; Tissot’ pensait qu’elle pouvait! dépendre
dans quelques cas de ce que la maladie ‘avait fait perdre l'habitude de dormir. On observé aussi di= verses lésions des fonctions digestives, telles'que Vinappétence, la langueur dans la digestion sto-