‹ Élémens de pathologie générale (volume 2)Chapitre 64 sur 94 · CONSÉCUTIFS. | L · texte numérisé non relu

CONSÉCUTIFS. | L

4 lite , et une constipation tellement opiniâtre qu'elle résiste à des moyens très-énergiques. La toux, le hoquet, la fréquence du pouls persistent quelquefois après que les autres fonctions ont repris leur exercice régulier. Les sueurs excessives ét le flux abondant de l'urine sont deux phénomènes qui se montrent souvent à la suite des maladies aiguës ; quelquefois on Les voit alterner jusqu'à l'entier rétablissement des forces : s'ils viennent à être supprimés, presque toujours l’exhalation augmente dans le tissu cellulaire , ‘et il se forme une anasarque. | Fe |

On a joint aux phénomènes consécutifs que nous venons d’énumérer les abcès, les gangrènes, la fièvre hectique simulant la phthisie pulmonaire ; s mais ce sont là plutôt des maladies consécutives que de simples phénomènes.

Les phénomènes consécutifs peuvent augmenter ou diminuer d'intensité, ou demeurer stationnaires ; persister sans interruption, ou se montrer seulement par intervalles. Les douleurs qui succèdent au zona, la dyspnée qui suit la péripneumonie, ont une marche continue comme ces affections. Les phénomènes qui persistent ouse montrent à la suite des maladies périodiques : reparaissent souvent sous le même type. C'est ainsi qu'après les fièvres intermittentes, on voit se reproduire, aux jours qui correspondent aux accès, des phénomènes variables pour la forme comme pour la durée, tels que le refroidissement momentané de tout le corps ou de quelque partie, une chaleur fugace, une douleur , un spasme, le sédiment briqueté de

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l'urine. Mais on observe aussi à la suite des maladies |

périodiques des phénomènes qui n'ont pas le même type : tels sont en particulier le gonflement de la rate et l’œdème des membres inférieurs, à h suite. des fièvres intermittentes.

La durée des phénomènes consécutifs n’a rien

de constant : communément elle ne s'étend pas

au-delà de deux à trois septénaires , quelquefois elle se prolonge beaucoup plus; la faiblesse ou la roideur d’un membre qui persiste après une af-

fection rhumatismale , a quelquefois duré pendant

la vie toute entière.

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