CLASSIFICATION DES MALADIES
particuliers qui n'existent pas dans les autres
genres. |
La classification de Linnée ressemble ‘beaucoup à celle de Sauvages ; 11 fit de plus une classe de maladies qu'il dusene sous le titre de suppressions, et reporta une partie des fièvres de Sauvages dans la classe des maladies critiques , ou qui se jugent par un dépôt briqueté dans les urines.
Vogel, Sagar et Pitet ont admis à-peu-près les mêmes FREE sous des ‘noms différens.
Cullen réduisit à quatre le nombre des classes ; il fit trois classes d’aflfections générales, savoir : les pyrexies , les névroses et les cachexies , et une classe d’affections locales.
Macbride n’admit également que quatre classes qu'il désigna sous les noms de maladies générales , locales ; sexuelles et puériles.
Toutes ces classifications présentent tant de défectuosités et d’incohérences qu’elles ont été géné-
ralement abandonnées. Celles de Darwin, de Tourdes et de Baumes reposaient sur des théories trop
peu solides pour pouvoir être accueillies.
La classification du professeur Pinel , générale-
ment admise aujourd’ hui, me paraît avoir sur les
précédentes une supériorité incontestable. Ce mé-
decin a divisé les maladies en cinq classes , les.
}. Jfièvres, les phlegmasies , les hémorrhagies, les
névroses et les affections organiques. Cette clas=
sification est beaucoup plus voisine que les autres
du genre de perfection dont ce travail. est sus— ceptible. Si, dans sa distribution des maladies , M. Pinél a quelquefois rapproché des affections
, 4 La de 14 7
CLASSIFICATION DES MALADIES. Go qui semblent devoir être éloignées , s’il en a éloigné d'autres qui seraient plus naturellement réunies, ces imperfections n'empéchent pas que son SYS— tème nosologique ne'tienne à juste titre le premier rang. Du reste, il est fort douteux que l'on parvienne jamais à faire, comme l’espérait Gaubius (1), une classification nosologique aussi régulière que celle des plantes où des animaux, parce que les caractères de ceux-ci sont beaucoup. plus fixes et plus faciles à saisir que ceux des maladies. | |
Les maladies chirurgicales ont généralement été distribuées plutôt d’après les organes ou les appareils qu’elles occupent que d’après l’analogie ou la ressemblance qui existe entr'’elles : aussi wublnes auteurs ont-ils prétendu que les divisions des maladies externes, quelque méthodiques qu’elles pussent être, ne devaient point être considérées comme des classifications. Peu importe, au reste, que les
‘ maladies soient distribuées méthodiquement ou clas-
sées, pourvu qu'elles soient présentées dans un ordre qui en rende l'exposition plus facile.
Les classifications ne sont pas «indispensables dans létude de la pathologie. On s’en est passé pendant fort long-temps, et il n’est pas bien certain
(1) Non est cur disperent medici , fore aliquandè , ut ingens
. Mmorborum humanorum numerus , exemplo ab historiæ natu-
r'alis scriptoribus petito ,; in ordinent systematicum redigatur *
qui ab omni hypothesi, sectarumque commentis liber , solä
nixus fideli observatione , classes , genera, species exhibeat , suis singula characterismis, certis, manifestis, plenis interstincla. (Institut. Pathol. pag. 464.)
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qu’elles aient eu quelque influence sur les progrès de l’art. Toutefois, une bonne classification facilite et abrège l'étude, et dès-lors son utilité ne peut
être contestée. En présentant à l'esprit toutes les
maladies dans un ordre déterminé , elle permet de mieux saisir les rapports qui peuvent exister en- ‘tr’elles, d’ apprécier avec plus de précision la valeur des préceptes généraux, et de faire plus rapidement l'application de tel ou tel point de doctrine aux divers groupes de maladies. M:
À côté de ces avantages , les classifications présentent des inconvéniens graves : la nécessité de partager en un nombre limité de classes toutes les maladies , a conduit les nosologistes à établir
des rapprochemens forcés, à réunir dags une même
série des affections très-différentes les unes des autres, et plus souvent encore à omettre celles qui ne se placent pas assez naturellement dans le cadre adopté.
Ces considérations m'ont conduit, depuis que je me livre à l'enseignement , à n’adopter de classification que pour les maladies qui s’y prètent , telles
que les fièvres , les phlegmasies , les sécrétions mor-! bides, les névroses, les lésions organiques communes à la plupart des organes, età placer à la suite les unes
des autres, sans prétendre les classer , les maladies propres à tel organe ou àtel tissu : les dartres , les
aphthes,, les varices, les anévrysmes des artères , le.
rachitis, Sont des maladies trop différentes de toutes les autres pour pouvoir être classées. 11 en est de
même des affections produites par la présence de : corps. étrangers , Vivans ouinanimés, par certaines
CLASSIFICATION DES MALADIES. | 609 causes spécifiques comme la syphilis , la rage , V'asphyxie. se sea s
En distribuant ainsi les maladies , on retire des classifications tous. les avantages qu'elles peuvent offrir, et l'on évite les inconvéniens qui leur sont attachés. ae
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