POUR CETTE SECONDE ÉDITION
Ceux qui voient dans la Médecine une science spéculative , et dans les systèmes qui se succèdent autant de révolutions qui en renversent complètement les bases et les préceptes ^ seront surpris de trouver aussi peu de cliangemens dans un ouvrage dont la première édition est antérieure à la théorie de l'irritation. Mais ceux qui restent encore convaincus que la Médecine est une science de faits , et qu'elle ne reconnaît d'autres fondemens que l'observation , Tcxpérience et le raisonnement simple et naturel ; que les systèmes lui sont étrangers ; ceux-là seront peu. étonnés de retrouver àpeu-près, dans cette seconde édition , tout ce qu'ils ont trouvé dans la première.
Toutefois, les faits nombreux qui , dans ce laps de temps, se sont offerts à mon observation, soit à l'hôpital de la Charité, soit dans ma pratique ])articulière, m'ont conduit \\ modifier quelques parties de cet ouvrage, et à faire dans beaucoup d'autres des additions de quelque importance. Les principales sont relatives à la compression considérée comme cause primitive ou secondaire de maladie, aux symptômes fournis par l'absorption et la nutrition, aux complications ^ l\ la
Vilj AVEÎlTISSEMENTi
ilistinctiou des genres en pathologie. J'ai dû indiquer aussi le résultat des observations de M. Jadelot sur Faltëration des traits dans les maladies de la tête , du cou , de la poitrine et du ventre ; mais de toutes les additions qui m'ont paru nécessaires, les plus importantes , sans comparaison , sont celles qui' se rattachent à la découverte de Tauscultation , qui , comme celle de la percussion , me semble devoir ftiire époque dans l'histoire de la médecine.
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ÉLÉMEN
DE
PATHOLOGIE GÉNÉRA