CHAPITRE XV
Des Complications.
Ljt. mot complication , dans son acception la plus étendue , eipriine la réunion de plusieurs choses dilFéreutes, dont il importe de déterminer la nature. En patholoi^ie, on entend par complication le concours ou l'existence simultanée de plusieurs maladies qui exercent réciproquement quelque influence Tune sur Tantre. La coexistence de plusieurs affections complètement iudépendauîes , telles que seraient la cataracte, un calcul dans la vessie, une plaie, ne s«'iurait constituer une complication. Quelques médecins •'!) oni proposé de restreindre davanta«;e encore le sens de ce mot, et de
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Femei el Plcm^ius , avaient di%iv? le-i maljJies m r^.^,, titres t\ multiples ^morbi $oliùiru el miUtipliccs). \U di»lir^a&jent les malaiii^^ solitaires en simples et en composées ; ils ^pp^* Uient simple la maladie qui a^cte une ou plusieurs parues de la nièuie roaoière : ielle est la pneumonie horrée à on seul \i>cère; telle es l ia f^outie q»ri attaque à b fois plusieurs arli« culaUuujk . tnau <|ui ôépené d'une seule cause et détermine les tnêioes etirl>. Ifs »on>n»aienl composée U maladie qui est une , l»irn qu'elle dépende du concoure de plusieurs cauve» : lelIe t%t la fièvre înflantmaloire bilieuse^ leiles aoiH les phleguMsie» •dynamiques.
Quant aut aiTeclions multiplet , ils en ^oiettaient de \xo'\% espèces : y. Us oonuBaieot mêahdie$ camspUqméa {morèi
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ne l'appliquer qu'aux maladies qui existent simultanément dans un mêtue organe , et qui produisent concurremment le trouble de la ixiême fonction ; mais leur opinion n'a point fait autorité.
Parmi les auteurs , les uns ont \u partout des complications , et jusque dans les alTectlons les plus légères ; les autres ont refusé presque entièrement d'en admettre. 11 importe d'établir quelques principes auxquels on puisse se rattacher dans une matière qui , sans être d'une trèsgrande importance ; n'est pas non plus sans intérêt.
i^. Le de\>eloppeme7it simultané ou \exte?ision consécutive d'une même maladie ^ d'une phlegmasie, par exemple , ou d'une lésion organique dans des parties continues ou contigues y ne peut jamais être considérée couime établissant des complications. L'inflammation simultanée de la plèvre, du parenchyme des poumons et de la membrane bronchique , ne saurait être regardée comme consti-
pliciti j complicati) celles qui existaient à la fois dans le même organe, et produisaient concurremment le trouble delà même fonclion, comme la pneumonie et la phthiiiej 2°. maladies liées ensemble {morbi connexe vel conséquentes) celles qui ont enlrelles de tels rapports que l'une concourt à la production de l'autre : telle est la péritonite qui survient dans l'ascile^ telle est la gangrène qui se forme aux tégumens dans la fièvre «dynamique ; 3®. maladies distinctes ou séparées [morbi disfuncti vel separati) celles qui ne troublent pas la même fonction, et ne sonl pas produises Tune par Taulre : telles sont , par exemple, deux plaies^ Tune à la cuisse, l'autre à la tête ^ la coexistence de la oroutte et d'une dartre, d'un ulcère à la jambe et d'une pe'ripneumonie.
COMPLICATIONS. ZJ^ I
tuant trois maladies : c'est manifestemciît une seule affection s'etendaut à des tissus diffërens. De même, en chirurgie, ne doit-on pas considérer comme complication la plaie des tëgumens qui recouvrent un os fracture. L'affection cancéreuse de l'extrémitë pyloriquede l'estomac est encore une maladie simple lorsque la dëgënërescence s'est étendue aux glandes lymphatiques de Tëpiploon , à cette membrane elie-mèiue , au pancréas ou au foie.
2". h'exîstcjice simultanée de Icsions semblables dans des orgaiies plus ou moins éloignés ne constitue pas une comj)lication quand une même cause lésa produites toutes. La dégénérescence tuberculeuse ou cancéreuse de plusieurs organes tout-àfait indépcndans est une maladie simple , parce qu'une même cause, tout inconnue qu'elle est , qu'on wommo prédisposition on cliathèse ^ a donné lieu à toutes tes lésions.
5^ Lorsque, sous \ influence bien certaine d'une cause unique, il survient dans des parties diverses des lésions différentes les unes des autres , leur existence simultanée ne constitue pas des complications. Je citerai comme exemj>les l'angine qui accompagne quelques varioles, le gonflement des glandes lymphatiques du cou dans la teigne , la ])résence d'ulccns , d'excroissances, d'exostoscs, de bubons chez les individus infectés de syphilis.
4°. Lorsque, dans \^ cours d une maladie , il en survient wwo. autre qui en est la conséquence nécessaire, cette dernière ne doit pas être considérée comme complication : celle est la péritonite qui lésultc de la perforation des intestins ou de Teslo-