CENRF.S, ESPÈCES ET VARIÉTÉS
M. Bajle (i) , ({ue le même auteur ait publié plusieurs éditions de ses ouvrages sans changer quelque chose aux espèces qu'il avait précédemment admises. S'il est impossible, comme on est fondé i\ lecroire d'après les efforts inutiles des nosologistes , d'avoir pour la distinction des espèces une règle uniforme appficable à toutes les 'maladies , il faut au moins avoir partout, dans cette distinction , le but de la plus grande utilité , et déterminer les espèces de chaque maladie d'après les circonstances qui influent le plus sur le traitement. Pour toutes les phlegmasies aiguës, c'est, selon nous, le caractère inllammatoire, bilieux, muqueux , adynamique ou ataxique qui doit déterminer les espèces , parce que le caractère d'une maladie importe autant et quelquefois même plus que le genre a son traitement. Une maladie, quel qu'en soit le genre, présentet-clle les S}^iptomes généraux de la fièvre inllammatoire? c'est la saignée et le régime anti-phlogistique que Ton emploie ; a-t-elle le caractère adynamique? c'est aux excitans et aux toniques qu'il |aut recourir; est-elle légitime ^ c'est-à-dire, n'offre-t-elle que les phénomènes généraux qui lui sont propres, sans aucun des signes qui caractérisent la fièvre inflammatoire , adynamique , etc. ? le repos et unediètelégèresont le pi us souvent les seules conditions nécessaires àlaguérison : encore ne sont-elles pas toujours indispensables, comme on le voit dans quelques cas d'éryslpèle, de catarrhe pulmonaire , etc. On doit en 'outre admettre , pour les in-
■ (i) Ttù'ùL's de la- l'dcuUé y^nr.QÇ iSoi , ii" 71,
flaramalions, des espèces aiguës et chroniques ; cette distinction n'est guère moins utile pour le traitement que la précédente. Quant aux hémorrhagies , leur division en deux espèces, actives et passives, offre le but pratique qu'elle doit avoir ; mais comme il est beaucoup d'hèmorihagics qui n'appartiennent ni aux unes ni aux autres, il nous paraît absolument nécessaire d'en admettre une troisième espèce qui ne peut pas èlre confondue avec les deux autres. Cette division est d'ailleurs applicable aux tlux, aux cpanchemens et en particulier aux hydropiî^ies; elle pouirait enfin être étendue avec avantage aux mahulies nerveuses. Les bons elfets d^ toniques auxquels on a eu généralement recours j)endantlong-tem|)s, semblent démontrer l'existence des névroses passives : les cures j^resque merveilleuses obtenues dans quelques cas par une méthode tout opposée, portent, avec beaucoup d'autres circonstances, à admettre des névros(îs actives. Il est lioi-s de toute es|)ccc de doute (pfil s'en présente aussi qui n'appartiennent ni aux unes ni aux autres. ( hiaut aux maladies organi([ues , chacune d'ellf^'i n offre dans ses symptômes et son traitement que des modilications peu importantes qui forment plutôt des variétés que des espèces , à moins qu'elles ne soient liées à une diathèsc particulière , comme le vice scropliuleux , dartieux , scorbutique, ou à une syphilis constitutionîielle (i).
(i I-n (îisiiiH lion (Irs iiinladies q\\ finisses (niorln spuiii , nn(fti) , ci on vraies [ninrhi rxquisiù , Icgifinii) a eU' a\C( raiion caiiilialiuc j>nt le* matlociiis ik* ce ii«(;l«. C4| j'i <'!cn-
4^5 G£Vî(E5, ESPÈCES ET TiJlIÊTCS D£S MALADIES.
Les rvin'et<:s dépendent d'une multitude de circonstances dont cfuelques-unes ont une certaine importance pour le traitement : telle est d'aboixl Tintensité générale de la maladie , la prédominance de quelque s\Tnpt6me ou l apparition de quelque épiphénomène remarquable ; telles sont certaines particularités relatives au siège , à la cause , au tv pe , etc. Le nombre et la forme des pustules dans la variole, Je siège de l'éruption dans l en sipèle , l'intensité de la douleur dans la pneumonie , ou du délire dans la lièvre ataxique constituent des variétés. U en est de même de la marche continente ou exacerbante des maladies continues , du tvpe quotidien, tierce, quarte, pour celles qui sont périodiques , efc. On admet aussi des, variétés dans les maladies selon qu'elles sont dues à des causes externes ou produites }>ar une disf>osition intérieure, selon quelles sont û\es ou mobiles , qu'elles occupent des parties extérieures ou intérieures , les membres ou le tronc , et des organes plus ou moins essentiels à la vie. Les variétés sont quelquefois relatives à la manière dont la maladie se termine, à ses retours réguliers ou irrëguliers , etc. ; elles dépendent aussi ces complications.
cce- f.'re:^' ce ,e>,-, îeaom ele ealiereir-eût r:.\ecA des iiOiO-i ic^-es rece/iLe».
COiCPUCATlOF5.