‹ Élémens de pathologie générale (volume 3)Chapitre 58 sur 62 · CLASSIFICATION DES MALADIES · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES MALADIES

.qui semblent devoir être éloignées ^ s'il en a éloigné d'autres qui seraient plus naturellement réunies, ces imperfections n'empêchent pas que son système nosologique ne tienne a juste titre le premier rang. Du reste , il est fort douteux que Ion parvienne jamais à faire, comme l'espérait GauiDius (i) , une classification nosologique aussi régulière que celle des plantes ou des animaux , parce que les caractères de ceux-ci sont beaucoup plus fixes et plus faciles à saisir que ceux des maladies.

Les maladies chirurgicales ont généralement été distribuées plutôt d'après les organes ou les appareils qu'elles occupent que d'après l'analogie ou la ressemblance qui existe entr'elles : aussi quelques auteurs ont-ils prétendu que les divisions des maladies externes, quelque méthodiques qu'elles pussent être, ne devaient point être considérées comme des classifications. Peu importe^ au reste, que les maladies soient dis/ rlbuccs méthodiquement on classées ^ pourvu qu'elles soient présentées dans uu ordre qui en rende l'exposition plus facile.

Les classifications ne sont pas indispensables dans l'étude de la pathologie. On s'en est passé ])endantfort long-temps, et il n'est pas bien certain

( i) JSon est cur disptreni med ici j, fore aliquando , ut in gais morborum hunianorum nii/nerus , exeniplo ah historiée natii'" ralis scriptoribus petito , in ordinem systematicuni redigatur ^ qui ab onmi liypothesi^ seclarunique commentis liber , solâ iiLTiis fldeli obsavatioae y classa , gênera, species exhibeat , MHS singnla characte,rismis ^ certis ^ manifestis ^ plenis intcrilincta. (In^liiul. Palhol. pog. 4(^4-)

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qu'elles aient eu quelque inlïuence sur les pro^^rèâ de l'art. Toutefois, une bonne classification facilite et abrège fëtucle, et dès-lors son utilité ne peut être contestée. En présentant à l'esprit toutes les maladies dans un ordre déterminé^ elle permet de mieux saisir les rapports qui peuvent exister entr' elles, d'apprécier avec plus de précision la valeur des préceptes généraux , et de faire plus rapidement l'application de tel ou tel point de doctrine aux divers groiq^es de maladies.

A côté de ces avantages , les classifications présentent des inconvéniens graves : la nécessité de partager en un nombre limité de classes toutes les m.aladies , a conduit les nosologistes à établir des rapprocliemens forcés, a réunir dans une même série des affections très-différentes les unes des autres , et plus souvent encore à omettre celles qui ne se placent pas assez naturellement dans le cadre adopté.

Ces considérations m'ont conduit, depuis cjue je me livre à l'enseignement , à n'adopter de classification que pour les maladies qui s'y prêtent , telles que les fièvres , les phlegmasies , les sécrétions morbides, les névroses, les lésions organiques communes à la plupart des organes, et à placera la suite les unes des autres, sans prétendre les classer, les maladies propres à tel organe ou à tel tissu : !es dartres , les aphthes, les varices, les anéyrysmes des artères , le rachitis, sont des maladies trop différentes de toutes les autres pour pouvoir être classées. Il en est de même des affections produites par la présence de corps étrangers, vivans ou inanimés, par certaines

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causes spëcificjues comme la syphilis , la 'rage ^ l'asphyxie.

En distribuant ainsi les ra.aladies, on retire des classifications tous les avantages qu'elles peuvent offrir, et Ton évite les inconvëniens qui leur sont attachés .

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