CHAPITRE XXL
De la Classification des Maladies.
JuA classification des maladies ou nosologie (i) est cette branche de la médecine qui a pour objet la distribution méthodique des maladies en un certain nombre de groupes auxquels on donne le nom de classes y et qu'on subdivise communément en ordres ou en familles, auxquels on rapporte tous les î^enres et toutes les espèces connues.
Félix P/rtfer paraît être le premier qui ait conçu et mis à exécution l'idée d'une distribution méthodique des maladies.
La division proposée par Plater était peu connue lorsque Sauvages publia, dans le dix-huitième siècle , sa Nosologie méthodique, qui fut alors accueillie avec une grande faveur , et considérée comme le premier ouvrage de ce genre. Les maladies y sont distribuées en dix classes , sous les noms de vices , fièvres , phlegmasies ^ spasmes, anhélations y cléhilités , douleurs ^ vésanies ^ jliix , cachexies ; chacune de ces classes est divisée en plusieurs ordres , à chacun desquels se rapportent un certain nombre de genres qui présentent tous les caractères de la classe et de l'ordre auxquels ils appartiennent, et offrent en outre des caractères
(i) NÔ7o;; maladie ; )>£7o) ; je rassemble.
6o6 CLASSIFICATION DES MALADIES.
particuliers qui n'existent j3as dans les autres
genres.
La classification de Linnée ressemble beaucoup à celle de Saui^ages; il lit de plus une classe de maladies c[u'il désigna sous le titre de suppressions j et reporta une partie des fièvres de Sam^ages dans la classe des maladies critiques ^ ou qui se jugent par un dépôt briqueté dans les urines.
Vogely Scigar et J^itet ont admis à-peu-près les mêmes classes sous des noms diffërens.
Ciillen réduisit à cpaatre le nombre des classes ; il fit trois classes d'affections générales, savoir: les pjrexies y les nés>roses et les cachexies ^ et une classe d'affections locales,
Macbride n'admjt également que quatre classes qu'il désigna sous les noms de maladies générales , locales , sexuelles et puériles.
Toutes ces classifications présentent tant de défectuosités et d'incohérences cju'elles ont été généralement abandonnées. Celles de Darwin y de Tourdes et de Baumes reposaient sur des théories trop peu solides pour pouvoir être accueillies.
La classification du professeur Pinel , généralement admise aujourd'hui, me paraît avoir sur les précédentes une supériorité incontestable. Ce médecin a divisé les maladies en cinq classes ^ les fièvres ^ les phlegmasies , les hémorrhagies , les névroses et les affections organiques . Cette classification est beaucoup plus voisine que les autres du genre de perfection dont ce travail est susceptible. Si , dans sa distribution des maladies, M. Pinel a quelquefois rapproché 'des affections