GENRES, ESPÈCES ET VARIETES DE MALADIES
1res circonstances, à admettre des névroses actives ; il est hors de toute espèce de doute enfin qu’il ne s’en présente aussi qui n’appartiennent ni à l’une ni a l’autre de ces deux séries.
Quant aux maladies dites organiques , chacune d’elles n offre dans ses symptômes et son traitement que des modifications peu importantes qui forment plutôt des variétés que des espèces , à moins qu’elles ne soient liées à une diathèse particulière, comme le vice scrofuleux, scorbutique, ou à une syphilis constitutionnelle (1).
Les variétés dépendent d’une multitude de circonstances dont quelques-unes ont une certaine importance pour le traitement : telle est d’abord l’intensité générale de la maladie, la prédominance de quelque symptôme ou l’apparition de quelque épi-phénomène remarquable, telles sont encore certaines particularités relatives au siège , à l’étendue, à la cause , au type, etc. Le nombre et la forme des pustules dans la variole, le siège de l’exanthème dans l’érysipèle, l’intensité de la douleur dans la pleuro-pneumonic, ou du délire dans la fièvre typhoïde, constituent des variétés. lien est de même de la marche continente ou exacerbante des maladies continues, du type quotidien, tierce, quarte, pour celles qui sont périodiques, etc. On admet aussi des variétés dans les maladies selon qu’elles sont dues à des causes externes ou produites par une disposition intérieure, selon quelles sont fixes ou mobiles, qu’elles occupent des parties extérieures ou intérieures , les membres et le tronc , ou des organes plus ou moins essentiels à la vie. Les variétés sont quelquefois relatives à la manière dont la maladie se termine , à ses retours réguliers ou irréguliers , etc. ; elles dépendent aussi des complications.
(1) La distinction des maladies en fausses (morbi spurii , nothi) et en vraies ( morbi exqiùsiti , legilimi ) a été avec raison rejetée par les médecins de ce siècle. Ces prétendues espèces de maladies ont été entièrement rayées des nosologies récentes.