‹ Élémens de pathologie généraleChapitre 55 sur 62 · CLASSIFICATION DES MALADIES. G · texte numérisé non relu

CLASSIFICATION DES MALADIES. G

connues , elle conduit à reconnaître avec plus de précision les analogies et les dissemblances qui existent entre elles, et à mieux apprécier la valeur des assertions générales et des points de doctrine, en permettant d’en faire rapidement l’application à tous les groupes de maladies, rangés suivant un ordre que le médecin doit avoir toujours présent è l’esprit.

A côté de ces avantages , les classifications présentent des inconvéniens graves : la nécessité de partager en un nombre limité de classes tonies les maladies a conduit les nosologistes à établir des rapprochemens forcés, à réunir dans une môme série des affections très-différentes les unes des autres, et plus souvent encore

à omettre celles qui ne se placent pas assez naturellement dans le cadre adopté.

Les différentes parties dont l’ensemble constitue le corps humain sont sujettes à des maladies fort nombreuses, dont les unes sont communes à toutes ces parties, comme l’inflammation, les affections dites organiques, l’atrophie et l’hypertrophie, les altérations

de sécrétion et d innervation, ainsi que les lésions produites par des agens physiques et chimiques ; les autres sont propres à chacun de nos organes ; elles tiennent à leur structure môme ; elles n’ont aucune analogie ou n’en ont qu’une fort éloignée avec les maladies des autres parties. Parmi ces dernières affections, nous citerons les divers exanthèmes cutanés, les aphthes et les affections dinhténtiques, les rhumatismes, l’emphysème, le rachitisme, J’invagi nation , les varices , les anévrismes , les affections câbleuses et quelques altérations primitives des humeurs , comme l’anémie le diabètes, toutes affections aussi différentes des autres que l’est elle-même la structure ou la composition des parties solides ou liquides qui en sont le siège. Ces affections ne sauraient se prêter convenablement à nos classifications qui s’appliquent, au contraire

avec avantage aux maladies qui peuvent se montrer dans toutes les parties du corps.

Ces considérations m’avaient conduit , lorsque je me livrais al enseignement particulier de la pathologie, à n’adopter ,1e clas silication qne pour les maladies qui s’y prtton, ; lcs phlegmasies >

les sécrétions morbides, les névroses, les lésions organiques communes , et à placer à la suite les unes des autres , sans prétendre les classer, les maladies propres à chacune des parties dont l’ensemblc constitue le corps humain. On retire ainsi des classifications tous les avantages qu’elles peuvent offrir, et l’on évite les inconvéniens qui leur sont attachés.

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