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CHAPITRE IV

MALADIES VER MINEUSES.

1387. Bibliographie. — Pallas. Diss. De infestis vioentibus intrà viientia. Th. inaug. Leyde , 1 700. — Réimprimé dans le Thevouant* de Sandifort (Leyde, 1778, 3 vol. in-4°). — T. I", p. 247-96.

Goeze. Versuche einer Naturgeschiehte der Eingeioeidewùnner i h m rucher Kcwper. Leipzig, 1732, in-4, avec lig. — Erster Nacktrag zur Naturgeschichte der Eingeweidcwùrmer. — • Ouvrage posthume, avec additions et notes de Zader. — Leipzig , 1800 , in-4.

ClIABERT. Traité des maladies vermineuses dans les animaux Paris, 1782, in-8.

Rudolphi. Entozoorum sive vermium intestinalium historia naturalis. Amsterdam, 1808-10, 3 vol. in-8.

— Entozoorum synopsis, cui accedunt mantissa duplex et indices locupletissimi. Berlin , 1819 , in-8. — Ce sont là deux ouvrages unanimement reconnus pour classiques.

Cuvilr. — ( Le Règne animal. — T. III, p. 2!i5-lk). IIe classe dos Zoophytes : Les Intestinaux. — lin deux ordres. I. Les intestinaux cavilaires (Néniatoïdcs de Rqdolpèi) , lesquels ont un canal digestif très distinct , avec bouche et anus. II. Les intestinaux parenchymaleux, chez lesquels il n'y a réellement pas de canal digestif, leur corps consistent tout entier en un parenchyme celluleux et homogène, ou, tout au plus, présentant quelques canalicules qui , nés on non de suçoirs extérieurs , se ramifient en manière de système vasculaire.

Bremser. Ueber lebende Wùrmerim lebenden Menschen. Vienne, 1819 , in-4. — Traduction française, par Grundler, sous ce titre : Traité zoologique et physiologique sur les vers intestinaux de l'homme. Avec no.les de M, de Blainville , in-8, et avec atlas. Paris, iiU,

Achille Richard. — (Elém. d'hist. nat. méd. Zoologie). — Voyez Vers intestinaux de l'homme, ou Helmintkologie.

Cruveilhier. — (Dans le Dict. de méd. et de chir. prat. , t. VII, p. 320-69). — Art. Entozoaircs.

1388. Aperçu sommaire du chapitre.— h. Les maladies vermineuses sont celles qui reconnaissent pour cause déterminante la présence de ces animaux parasites propres aux parties intérieures de l'économie animale, et désignés ordinairement , vulgairement , couramment , aujourd'hui encore comme autrefois, sons le nom de vers , mais plus précisément et plus savamment sous celui d'Entozoaires (Entozoaria Modem. — Èvtcî , au dedans , et Zw-iptov , petit animal ) , ou sous celui d'Helminthes ( tfXfUvc , gén. EAptvGo? , Hipp. — Nom générique des vers du canal intestinal ).

B. Au point de vue de la pathologie , rien de plus naturel , assurément, que le rapprochement de tous les helminthes en une seule et même classe. Mais, remarquons-le bien, il n'en est pas de même au point de vue zoologique, tant s'en faut. Cette seconde classe du quatrième et dernier embranchement du Règne animal de Cuvier est une réunion d'animaux fort disparates, un groupe excessivement et j'allais due insolcmment polymorphe. Les helminthes, en effet, n'ayant pour rapport commun que leur existence dans l'intérieur d'un autre animal , et ne constituant ainsi une classe à part que d'après la superficielle considé-

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ration de l'habitat, présentent entre eux les degrés les plus divers d'organisation,— depuis l'acéphalocyste, cette hydatide, de toutes la plus simple , qui n'est qu'une vésicule remplie d'un fluide aqueux , jusqu'au ténia, dont le corps a une tête armée de suçoirs et puis une longue série d'anneaux ou pièces distinctes attachées les unes au bout des autres, — et depuis le taenia jusqu'au strongle géant et à l'ascaride lombricoïde, qui ont extérieurement tant de similitude avec les annélides et ne leur sont même pas, tout bien considéré, fort inférieurs dans l'échelle animale. L'histoire naturelle attend donc une main habile qui parvienne à distribuer méthodiquement les helminthes dans les divers cadres du système général des êtres organisés. De Blainville est le seul zoologiste , que je sache , qui se soit occupé d'une œuvre semblable : encore ne l'a-t-il qu'ébauchée en partie , et s'est-il borné à quelques aperçus, à quelques vues d'ensemble, sans descendre dans le détail. Après tout, encore un coup , c'est là une question qui n'a que fort peu d'intérêt pour notre art, à nous autres médecins. Au contraire, il importe, et il importera toujours , en nosographie , de conserver le groupe éminemment classique des maladies vermineuses , et , partant , d'embrasser toutes les espèces d'helminthes dans une étude à part, — déposer, en un mot, l'helminthologie comme une des branches spéciales les mieux fondées de l'encyclopédie médicale.

C. Au lieu de maladie vermineuse , terme complexe, et qui, par conséquent, rendra bien des fois notre langage lourd et embarrassé, surtout pour la nomenclature des genres nosographiques que nous avons à reconnaître et à dénommer dans le présent chapiire , pourquoi n'adopterions-nous pas un terme unique, celui d'Helminthiase (Helminthiasis Modem. — De ÉXfitvGtdîw Aristot. , — J'ai des vers) ?

D. ÏSous n'insisterons pas sur la question de savoir comment les helminthes se produisent. Est-ce par voie de génération spontanée? Ou bien, proviennent-ils constamment et nécessairement de germes dus à la préexistence d'autres individus de la même espèce ? Et ces germes, les reçoit-on , les introduit-on journellement dans l'intérieur de l'économie, et jusque dans ses profondeurs les plus intimes , avec l'eau qu'on boit, avec les alimens qu'on mange et qu'on digère , avec l'air qu'on respire? Ou bien les a-t-on dès la naissance, et par transmission héréditaire, et sommeillent-ils longtemps, indéfiniment même, inertes, inapercevables et comme non avenus, jusqu'à ce que des circonstances particulières les fassent éclore ? Quel grand , quel intéressant problème de philosophie zoologique! Mais aussi, quelle immense controverse ne serait-ce pas, s'il nous fallait discuter et approfondir le pour et le contre à l'égard de chacune des solutions ! Je ne dissimulerai pas que , pour mon compte, je suis, avec Rudolphi, Bremser, M. Ach. Richard, etc. , un partisan déterminé de l'hypothèse d'une génération spontanée des helminthes, même de ceux qui, une fois créés de la sorte, peuvent , comme

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