VIBRATION DES MASSES FLUIDES. — CIIAP. IV
a nu Conservatoire des arts et métiers une grande salle carrée qui présente ce phénomène à ses angles opposés.
/jp(5. Des surfaces nodales que l'on observe dans les grandes masses d'air qui sont en vibration. Lorsqu’on produit un son très-intense et soutenu dans une galerie ou seulement dans une chambre ordinaire, on observe que le même son n’a pas la même intensité dans toute l’étendue de l’enceinte. Dans certains points il est fort et assourdissant, dans d’autres il esWrès-faible ; ces derniers points sont comme des nœuds de vibration où l’air n’éprouve que de très-petits déplacemens. M. Savart a essayé de suivre la tracede ces lignes ousurfaces nodales, et nous indiquerons seulement le procédé dont il s’est servi , car il n’y a sur ce sujet aucun résultat simple et général.
Le son estproduitavec untimbreetun tuyau renforçant, et on l’écoute aux difl’érens points de l’enceinte avec une espèce d’oreille artificielle, qui se compose d’un cône évasé, d’un tube conique et d’une membrane.
ce1, Fig. 1 1 3, représente le cône, tt'Ic tuyau, et mmf la membrane 5 celle-ci doit être posée sur les bords du tube recourbé et ajustée pour recevoir divers degrés de tension. On place l’axe du cône dans la direction suivant laquelle on veut écouler, et l’on juge de l’intensité du son par les vibrations de la membrane, c’est-à-dire, par les mouvemens du sable dont on la recouvre à l’instant de l’expérience.
La grandeur de l’enceinte, sa forme et tous les aecidens que présentent ses parois sont autant de causes qui font varier les formes et les positions des surfaces nodales , pour une même position du timbre. Quant à la cause elle-même qui détermine la formation des nœuds , c’est sans aucun doute la rencontre des ondes directes et des ondes réfléchies, mais jusqu’à présent il n’y a pas sur ce sujet des observations assez nombreuses et assez exactes, pour que l’on puisse essayer d’en présenter une théorie,