CHAMBRE NOIRE
55y. Chambre noire. La chambre noire est destinée à produire sur un tableau l’image réelle d’un champ de vision plus ou moins étendu. Dans sa construction la plus simple, elle consiste en un seul verre convergent ll' (Fig. 24 6), placé dans l’ouverture du volet d’une chambre complètement fermée fghv. Si du centre optique c de la lentille on décri t un cône dont l’angle A c t soit égal au champ qu’elle peut embrasser , tous les objets compris dans ce cône viendront former des images nettes à des distances plus ou moins grandes dans l’intérieur de la chambre noire. Il semble par conséquent qu’il soit impossible d’avoir à la fois l’image distincte de tout le paysage at; mais si le tableau est concave, et s’il est une portion de sphère t'a' d’un rayon égal à la distance focale principale de la lentille, il suffira de l’incliner convenablement en t'a", par exemple, pour avoir une représentation fidèle de tout le champ de vision 5 seulement , s’il y avait des objets trèsvoisins, comme un arbre b, il serait impossible d’avoir en même temps son image et celle du sol sur lequel il se projette , en le regardant du point c.
Dans cct appareil, les images sont renversées. Pour les redresser et les amener à la portée de la vue, on placé ordinairement un miroir étamé au dehors et en avant de la lentille 5 on obtient même par là un autre avantage , c’est
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qu’en faisant tourner le miroir ou en l’inclinant de diverses manières, on peut amener sur le tableau successivement tous les points de vue qui sont au-devant du volet.
Pour que les images soient plus vives et plus nettes, il est bon d’intercepter, avec des tubes et des écrans convenablement ajustés , tous les rayons lumineux qui ne partent pas du cliamp de l’instrument.
La figure 2 3q représente une chambre noire portative. Il sera facile, d’après ce que nous venons de dire , d’en saisir la disposition.
MM. Vincent et Charles Chevallier, qui construisent ces divers appareils avec beaucoup de soins, ont imaginé un perfectionnement qui offre plusieurs avantages. Au lieu d’employer un ménisque convergent et un miroir séparé, ils travaillent une pièce de verre, un prisme ménisque , qui remplit à la fois le double objet. Ce prisme ménisque est représenté dans la Fig. 23y, c’est un prisme dont les faces cb et ca sont, l’une concave, et l’autre convexe. La lumière qui entre par celle-ci éprouve une réflexion totale sur la base a b du prisme,' et, en sortant par la face concave cb, elle a le même degré de convergence que si elle avait traversé un ménisque ordinaire.