ÉLÉVATION
DE TEMPÉRATURE que I gr. d’oxigène en brûlant chaque substance , communiquerait à I gr. d’eau.
Fer .
Hydrogène .
Idem .
Huile d’olive .
Idem .
Cire blanche .
ioôoo LL.
Idem .
Huile de colza épurée .
Suif .
j Idem . .' .
Éther sulfurique .
Phosphore .
7Ôoo LL.
Charbon .
Idem .
Naphte .
Alcool à 4a0 Beaumé .
3oI9
Idem , plus aqueux .
Idem , à 33°. • .
Bois très-sec .
270. De la chaleur animale. — Les corps organisés semblent se soustraire aux lois générales delà chaleur, car ils ne sont presque jamais à la température des milieux dans lesquels ils vivent. Le corps humain n’est point à la température de l’air qui l’environne : les animaux des régions polaires sont plus chauds que la glace sur laquelle ils reposent; ceux des régions équatoriales plus froids que l’air brûlant qu’ils respirent; les oiseaux ne sont point h la température de l’atmosphère , ni les poissons à la température de l’eau où ils sont plongés. Il y a donc dans les corps organisés quelque chaleur propre , ou plutôt quelque moyen
de produire , suivant le besoin , de la chaleur ou du froid; car la matière pondérable qui les compose doit nécessairement, comme matière pondérable, être soumise aux lois générales de l’équilibre de température. Cette question fondamentale de la chaleur des corps vivans se réduit à trois points essentiels que nous allons successivement examiner : i°. quelle est leur température ? 2°. quelles sont les quantités de chaleur qu’ils peuvent produire dans un temps donné? 5°. par quels moyens ces quantités de chaleur peuvent-elles être produites ?
2y4* De la température du corps humain . - — La température intérieure paraît être la même dans les différens organes , et elle paraît être la même aussi que celle qu’on obtient en plaçant un petit thermomètre sous la langue , et en tenant la bouche exactement fermée pendant tout le temps que le thermomètre éprouve des variations. Cette température est de 37°; l’état de santé et de maladie, l’âge et le climat n’y peuvent produire que de légères différences. M. John Davy a fait sur ce point des observations curieuses dans le cours de ses voyages , et surtout dans une traversée des ports de l’Angleterre à l’île de Ceylan. En prenant à diverses latitudes la température de plusieurs hommes de l’équipage , il a reconnu qu’elle s’accroît en arrivant dans les pays chauds; cet accroissement toutefois est assez faible; car il ne s’élève qu’à i° environ. En même temps M. John Davy a pris des températures sur des naturels de Ceylan, sur des Hottentots, sur des nègres de Madagascar et de Mozambique , sur des Albinos , sur des Malais , sur des Cipayes , sur des prêtres de Boudha , qui ne mangent que des légumes , et sur des Vaida , qui ne mangent que de la viande. ïouteS ces températures sont trèspeu différentes; la plus basse de toutes est de 55,8; elle appartient à deux Hottentots du cap de Bonne-Espérance: la plus élevée se trouve de 08,9; elle appartient à deux enfans d’Européens, nés h Colombo, l’un de huit ans et l’autre de douze.
IV* PART., CHAP. IJ. P— CALORIQUE. 4l 5
755. Température des animaux. — M. John Pavy a fait encore sur ce point la série cT observations la plus complète qui nous soit connue, et sans doute aussi la plus exacte. Voici le tableau de ses résultats,
Tableau des températures de divers animaux , observées par M. John Davy.