‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 5)Chapitre 49 sur 79 · OBSERVATIONS BAROMÉTRIQUES. — CIIAP. II · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS BAROMÉTRIQUES. — CIIAP. II

qu’affirment la plupart des spectateurs. Il n’y avait aucun souffle de vent.

» Le météore supérieur fut aperçu de Gutweiler , Cossel , et autre endroits , comme aussi de Trêves ; il paraît être descendu des hauteurs de Hochwald. »

iNous pourrions citer un assez grand nombre d’observations analogues faites sur divers points du globe. On appelle quelquefois trombes marines ceWcs qui paraissent soit en pleine mer, soit près des côtes: trombes (Veau, celles qui se montrent au dessus des lacs et des rivières; puis trombes d'air, celles qui parcourent la terre avec plus ou moins de rapidité. Mais tout ce que l'on a pu recueillir sur ces différentes trombes, montre avec évidence qu’elles tiennent aux mômes causes et qu’elles produisentles mômes effets; c’est une seule et môme puissance, qui tantôt s’exerce sur les eaux , pour en soulever des colonnes qui ont quelquefois jusqu’à 1000 ou 2000 pieds de hauteur , tantôt sur le sol, pour fouiller la terre , briser les arbres et enlever tous ces débris jusqu’aux nuages.

Comment cette puissance, quelquefois si prodigieuse, peut-elle prendre naissance au milieu des airs? C’est une question, il faut le dire, à laquelle la science ne peut faire aucune réponse précise. De toutes les conjectures vagues et hasardées, que l’on peut faire sur l’origine de ce météore, la moins invraisemblable est peut-être celle qui le regarde comme un tourbillon d’une excessive intensité. Mais une discussion sur ce point nous semblerait plrématurée ; il faut multiplier les observations, et constater avec plus de précision toutes les circonstances de ces phénomènes.

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