DÉVIATIONS
des différentes raies pour le premier spectre.
Déviation pour la raie
Déviation pour la raie
Dévia tion pour la raie
Dc'via- (ion pour la raie
Déviatio n pour 1 j raie
Déviation pour la raie
Cr.
Dévia tion pour ] raie H.
f =o,cm 7000 7=0,o36l l 1 i==o,o53i 1 1
/=0,o3oi02 7=0,0^9186 S~0. 079288
l—o, io455o 7—0,05471-8 .1—0,169258
y — 0. l65l 10 s—o 3t86ou
t =0,077907 7rz:0,6()870U
Jfr
Dans la deuxième colonne t , représen te la largeur de l’espace transparent en millimètres, <7 la largeur de l’espace opaque, et s la somme d’un espace opaque et transparent. Les déviations rapportées dans les sept colonnes, b, c,
DIFFRACTION ET INTERFERENCES. • — CHAP. VI. l\5 1
d, e, f, g, h, sont les moyennes des déviations observées sur des spectres de différens ordres, par exemple dans le réseau n° 6.
On avait pour la raie e les déviations suivantes :
premier spectre. . .
deuxième .....
troisième .
quatrième. ....
cinquième. ....
sixième .
neuvième .....
dixième. .....
onzième. . . , , .
douzième. ....
treizième .
Ces déviations observées ont été divisées par 2 pour le deuxième spectre, par 3 pour le troisième, etc., et on a pris la moyenne de toutes les valeurs résultantes ; c’est cette moyenne qui est inscrite au tableau.
Nous ajouterons encore, d’après Frauenhojfpr, quelques remarques sur les apparences des divers réseaux.
Pour le n° 4 ? les sixième, septième et huitième spectres, sont très-peu visibles ; t est en effet la septième partie de s à très-peu près.
Pour le n° 5 , le troisième spectre est presque inyisible ; t est les 2/3 de s.
Pour le n° 6 le septième spectre est à peine visible; t est presque le septième de s.
Pour le n° 7, le deuxième spectre est presque nul ; t est moitié des.
C’est le résultat que nous indiquions précédemment.
Pour le n° 8 le cinquième spectre et le sixième sont presque invisibles; t est les 5/6 de s.
Pour le n° 9, le troisième spectre est presque nul ; t est les 2/3 de s.
Pour le 11“ 10, le neuvième spectre est presque nul ; t est 1/9 de s.
Ainsi dans un réseau fait au diamant sur le verre , si l’on avait, par exemple, 4°° divisions dans 1 millimètre, et que l’on vît toute la série des spectres hormis le dixième, on pourrait conclure que l’épaisseur du sillon tracé par le diamant serait 1 dixième de la grandeur d’un intervalle ou i/4ooo° de millimètre ; épaisseur qui ne pourrait certainement être mesurée avec autant d’exactitude par aucun moyen jusqu’à présent connu.
Tout ce que nous venons de dire sur les réseaux qui agissent par transmission s’applique sans difficulté aux réseaux qui agiraient par réflexion; de là l’explication des brillantes couleurs que l’on observe sur toutes les surfaces polies qui ont été régulièrement striées.
Nous avons remarqué ( 546) que les raies du spectre sont en général diversement espacées , quand le spectre est produit par des substances ayant des pouvoirs dispersifs différens ; dans les phénomènes que nous venons d'étudier, au contraire, les intervalles des raies sont toujours proportionnels. Ainsi le spectre diffracté est comme un type constant, ou si l’on veut, comme un spectre normal auquel on peut rapporter les dimensions variables des spectres des différentes substances.
Après avoir analysé les phénomènes des réseaux parallèles, il serait superflu d’exposer en détail les apparences que peuvent produire les réseaux croisés de diverses manières. Nous nous contenterons de citer deux exemples qui serviront en même temps à donner une idée des couleurs brillantes que l’on peut obtenir avec les appareils de cette espèce, et à faire voir que les jeux de lumière les plus compliqués et les plus bizarres dépendent toujours des interférences suivant des principes très-simples
diffraction ET INTERFÉRENCES. — CIJA1». VI. 453
Réseaux à mailles carrées. Un réseau à mailles carrées peut s’obtenir très-simplement en croisant à angle droit deux réseaux parallèles et égaux. Un tel système disposé verticalement devant l'objectif de la lunette, et recevant la lumière solaire par une petite ouverture ronde, présente le brillant phénomène qui est représenté dans la figure 288. Tous les petits rectangles symétriquement distribués autour de l’image m de l'ouverture sont autant de spectres plus ou moins allongés et plus ou moins détachés les uns les autres. Leur éclat est assez remarquable , et leur nombre si grand que nous n’essaierons pas de les compter. Avec un peu de patience et de soin on parviendra facilement à se rendre compte de toutesles particularités de cette expérience, qui est l’une des plus brillantes de l’optique.
Réseaux à mailles rondes. Nous indiquerons seulement l’image que l’on obtient en plaçant devant l’objectif de la lunette un écran percé de deux trous ronds , de omm,6o28 de diamètre et dont la distance du centre est immo37 1 . Cette image est représentée dans la figure 289.
Chacun des petits compartimens indiqués sur la figure indique le lieu d’un spectre, dont les couleurs sont en général vives et très-étalées.
Quand les ti'ous sont plus multipliés le nombre des spectres devient plus grand , mais leur distribution et l’ordre toujours symétrique suivans lequel ils se groupent dépend de la grandeur des trous de leur intervalle et de leur arrangement.