‹ Élémens de physique expérimentale et de météorologie (volume 5)Chapitre 57 sur 79 · DES VAPEURS DE L* ATMOSPHÈRE. — CHAP. III · texte numérisé non relu

DES VAPEURS DE L* ATMOSPHÈRE. — CHAP. III

lumineux, entre Sienne et Rome. Miscell. Acad. nat. curios , ann. g, 1690.

? i665,a3 mars, près Lauclia, non loin de Naumburg , il tomba une substance fibreuse , comme de la soie bleue , en grande quantité. Joh. Prœtorius.

1678, 19 mars. Neige rouge, près de Gènes. Philos. Trans. , 1678.

1686, ii janvier, près de Rauden.en Courlande, et en même temps en Norwége et en Poméranie. Une grande quantité d’une substance membraneuse, friable et noirâtre, semblable à du papier demi-brûlé. Miscell. Ac. nat. cur., ann. 7, pro ann. 1688, in Append. (M. le baron Théodore de Grotthus a analysé une portion de cette substance, qui avait été conservée dans un cabinet d’histoire naturelle, et y a trouvé de la silice, du fer, de la chaux^du carbone, de la magnésie, une trace de chrome et de soufre, mais point de nickel. )

1689. Poussière rouge à Venise, etc. Valisnieri.

17 1 1 , 5 et 6 mai. Pluie à Orsion , en Suède. A cl. Lit. Sueciœ , 1781.

1718, 24 mars. Chute d’un globe de feu dans l’île de Lethy, aux Indes. On a trouvé ensuite une matière gélatineuse. Barchewitz.

17Ï9. Chute de sable dans la mer Atlantique ( lat. sept. 45°, longit. 322° 45'), accompagnée d’un météore lumineux. Mém. de V Acad, des Sciences , 1719, Hist., p. 23. (Il aurait fallu examiner ce sable avec plus d’attention. )

1721 , vers le milieu de mars, Stultgard. Météore et pluie rouge en grande quantité, d’après une notice écrite le 21 mars par un conseiller. Fischer.

1737, 21 mai. Chute de terre attirable à l’aimant, sur la mer Adriatique, entre Monopoli et Lissa. Zanichelli , dans les Opusculi di Calogera , T. XVI.

1744* Pluie rouge à Saint-Pierre-d’Arena, près de Gênes. Richard.

1755, 20 octobre, sur l'ile de Getland, l’une des Orcades. Poussière noire qui n était pas venue de l’flécla. Philosoph. Transact. , vol. L.

1755, i3 novembre. Rougeur du ciel et pluie rouge • dans différons pays. Nov. act. nat. cur., T. II.

1763 , 9 octobre. Pluie rouge à Clèves , à Ulreclit, etc. Mercurio historico y politico de Madrid , octobre

1765, 14 novembre. Pluie rouge en Picardie. PàcJiard.

1781, en Sicile. Poûssière blanclie qui n’était pas volcanique. Gioeni , Phil. trans., T. LXXII.

1792 , 27 , 28 et 29 août sans interruption. Pluie d’une substance semblable à de la cendre dans la ville de la Paz , au Pérou. Ce phénomène ne pouvait pas être attribué à un volcan. On avait entendu des explosion®, et vu le ciel tout éclairé. La poussière occasiona de grands maux de tête, et donna la fièvre à plusieurs personnes. Mercurio P eruano , T. VI, 1792.

1796, 8 mars. On a trouvé en Lusace, après la chute d’un globe de feu, une matière visqueuse. Ann. de Gilbert, T. LV.

1 8o3 , 5 et 6 mars , en Italie. Chute de poussière rouge , sèche dans quelques lieux et humide dans d’autres. Opus coli scelti , T. XXII.

1811, en juillet , près de Heidelberg. Chute d’une substance gélatineuse à la suite de l’explosion d’un météore lumineux. Ann. de Gilbert , T. LXVI.

i8i3 , i3 et 14 mars, en Calabre, Toscane et Frioul. Grande chute de poussière rouge et de neige rouge , avec beaucoup de bruit. Il tomba en même temps des pierres à Cutro , en Calabre. Bibl. Prit., octobre 18 13 et avril

( Sementini a trouvé dans la poussière : silice , 33 : alumine, i5 1/25 chaux, 11 1/4 ; fer, i4 1/2 5 chrome, 1;

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carbone, 9. La perle était i5. Il paraît que Semenlini n’a pas cherché la magnésie et le nic kel. )

i8i4> 3 et 4 juillet. Grande chute de poussière noire au Canada, avec apparition de feu. L’événement était semblable à celui de 472> Philos. Mag., vol. XLIV.

1 8 1 4- La nuit du 27 au 28 octobre, dans la vallée d’Onéglia, près de Gênes, pluie rouge. Giornale di Fisica , T. I , p. 32.

1814, 5 novembre. On a trouvé dans le Doab, aux Indes , que chaque pierre tombée était dans un petit amas de poussière. Phil. Mag.

i8i5 , vers la fin de septembre. La mer, au sud des Indes , était couverte de poussière sur une très-grande étendue , probablement à la suite d’une pareille chute. Phil. Mag., juillet 1816.

1816, i5 avril. Neige rouge dans différens endroits de la partie septentrionale de l’Italie. Giornale di Fisica, etc., T. 1 , 1818, p. 473.

1819, i3 août, àAmlierst, en Massachusets. A la suite d’un météore lumineux, il tomba une masse gélatineuse et puante. Silliman Journal, II, 335.

1819, 5 septembre, à Sludein, en Moravie, dans la juridiction de Tellsch , entre onze heures et midi, le ciel étant serein et tranquille, pluie de petits morceaux de terre provenant d’un petit nuage isolé et très-clair. Hesperus , novembre 1819; et Ann. de Gilb., T. LXVIII.

1819, 5 novembre. Pluie rouge en Flandre et en Hollande. Ann. générales des sciences physiques. ( On a trouvé dans cette pluie du cobalt et de l’acide muriatique.)

1819, en novembre, à Montréal et dans la partie septentrionale des Etats-Unis. Pluie et neige noires, accompagnées d’un obscurcissement du ciel extraordinaire, de secousses comme durant un tremblement de terre, de détonations semblables à des explosions d’artillerie, et

d'apparitions ignées , cju’on a prises pour des éclairs trèsforts. Ann . de chimie , T. XV. Quelques personnes ont attribué le phénomène à l’incendie d’une forêt; mais le bruit, les secousses, etc., montrent que c’était un véritable météore, comme ceux de 47 îj de 1637 , de 1762 et de 1 8 1 4 (au Canada). Il parait que les pierres noires et friables tombées à Alais, en 1806, étaient à peu près la même substance dans un état de coagulation plus avancé.

1821 , 5 mai , à neuf heures du malin. Pluie rouge dans les environs de Giessen. M. le professeur Zimmermann ayant analysé le sédiment brun rougeâtre que cette pluie laissait, y a trouvé du chrome, de l’oxide de fer, de la silice, de la chaux, du carbone, une trace de magnésie et des parties volatiles, mais point de nickel.

1824, i3 août. Ville de Mendoza, dans la république de Buenos-Ayres. Poussière qui tombait d’un nuage noir. A une distance de \o lieues, le même nuage se déchargea encore une fois. Gazette de Buenos-Ayres , du iur novembre 1824.»

M. Chladni paraît supposer que la plupart des météores contenus dans le tableau précédent ont la même origine que les aérolithes; mais d'autres physiciens présument que la puissance du vent est bien suffisante pour balayer à la surface de la terre de grands amas de substances diverses, et pour les emporter à de grandes hauteurs dans l’atmosphère. Nous citerons encore im fait assez récent qui vient à l’appui de celte dernière opinion.

En Perse, dans la province de Romoé, non loin du mont Ararath, il est tombé, au mois d’avril 1827 , une pluie de graines qui a, dans quelques endroits, couvert la terre d’une couche de six pouces d’épaisseur. Les moutons en ont mangé, et ensuite les hommes en ont pris et en ont fait un pain très-passable. M. le comte de Soklen ayant reçu des échantillons do cette graine, et M. do La F errounaya, notre ambassadeur en Russie, en ayant

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envoyé à Paris, MM. Desfontaines et Thénard ont pu l’observer et la soumettre à diverses expériences. M. Desfontaines l’a immédiatement reconnue pour un lichen appartenant probablement au genre lecidea , et l’analyse chimique a aussi constaté son identité avec les lichens.

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